03 août 2008

Evangile au Quotidien

dimanche 03 août 2008
Dix-huitième dimanche du temps ordinaire

Ste Lydie de la Pourpre (1er s.)



Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : « Donnez-leur vous-mêmes à manger »

Les lectures du jour

Is 55,1-3.
Vous tous qui avez soif, venez, voici de l'eau ! Même si vous n'avez pas
d'argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans
argent et sans rien payer.
Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer
pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc : mangez de bonnes choses,
régalez-vous de viandes savoureuses !
Prêtez l'oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je ferai avec
vous une Alliance éternelle, qui confirmera ma bienveillance envers David.



Ps 145(144),8-9.15-16.17-18.
Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses oeuvres.

Les yeux sur toi, tous, ils espèrent : tu leur donnes la nourriture au
temps voulu ;
tu ouvres ta main : tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.
Le Seigneur est juste en toutes ses voies, fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent en
vérité.


Rm 8,35.37-39.
Qui pourra nous séparer de l'amour du Christ ? la détresse ? l'angoisse ?
la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le supplice ?
Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous
a aimés.
J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les
puissances, ni le présent ni l'avenir,
ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien
ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre
Seigneur.


Mt 14,13-21.
Quand Jésus apprit cela, il partit en barque pour un endroit désert, à
l'écart. Les foules l'apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent
à pied.
En débarquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de pitié
envers eux et guérit les infirmes.
Le soir venu, les disciples s'approchèrent et lui dirent : « L'endroit est
désert et il se fait tard. Renvoie donc la foule : qu'ils aillent dans les
villages s'acheter à manger ! »
Mais Jésus leur dit : « Ils n'ont pas besoin de s'en aller. Donnez-leur
vous-mêmes à manger. »
Alors ils lui disent : « Nous n'avons là que cinq pains et deux poissons. »
Jésus dit : « Apportez-les moi ici. »
Puis, ordonnant à la foule de s'asseoir sur l'herbe, il prit les cinq pains
et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la
bénédiction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les
disciples les donnèrent à la foule.
Tous mangèrent à leur faim et, des morceaux qui restaient, on ramassa douze
paniers pleins.
Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes
et les enfants.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Pape Benoît XVI
Sacramentum caritatis, 88 (trad. DC n° 2377, p. 339 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Donnez-leur vous-mêmes à manger »

« Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde
ait la vie » (Jn 6,51). Par ces paroles, le Seigneur révèle la véritable
signification du don de sa propre vie pour tous les hommes, nous montrant
aussi la profonde compassion qu'il a pour toute personne. En effet, à de
nombreuses reprises, les évangiles nous rapportent les sentiments de Jésus
à l'égard des hommes, tout particulièrement des personnes qui souffrent et
des pécheurs. À travers un sentiment profondément humain, il exprime
l'intention salvifique de Dieu pour tout homme, afin qu'il atteigne la
vraie vie. Toute célébration eucharistique actualise
sacramentellement le don que Jésus a fait de sa vie sur la croix pour nous
et pour le monde entier. En même temps, dans l'eucharistie, Jésus fait de
nous des témoins de la compassion de Dieu pour chacun de nos frères et
soeurs. Autour du mystère eucharistique naît ainsi le service de la charité
vis-à-vis du prochain, qui « consiste précisément dans le fait que j'aime
aussi, en Dieu et avec Dieu, la personne que je n'apprécie pas ou que je ne
connais même pas. Cela ne peut se réaliser qu'à partir de la rencontre
intime avec Dieu, une rencontre qui est devenue communion de volonté pour
aller jusqu'à toucher le sentiment. J'apprends alors à regarder cette autre
personne non plus seulement avec mes yeux et mes sentiments, mais selon la
perspective de Jésus Christ ». De cette façon, dans les personnes que
j'approche, je reconnais des frères et des soeurs pour lesquels le Seigneur
a donné sa vie en les aimant « jusqu'au bout » (Jn 13,1). Par
conséquent, nos communautés, quand elles célèbrent l'eucharistie, doivent
prendre toujours plus conscience que le sacrifice du Christ est pour tous,
et que l'eucharistie presse alors toute personne qui croit en lui à se
faire « pain rompu » pour les autres et donc à s'engager pour un monde plus
juste et plus fraternel. En pensant à la multiplication des pains et des
poissons, nous devons reconnaître que le Christ, encore aujourd'hui,
continue à exhorter ses disciples à s'engager personnellement : «
Donnez-leur vous-mêmes à manger ». La vocation de chacun de nous consiste
véritablement à être, avec Jésus, pain rompu pour la vie du monde.




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