27 juillet 2008

Evangile au Quotidien

dimanche 27 juillet 2008
Dix-septième dimanche du temps ordinaire

St Célestin Ier, pape (+ 432), Sts George, Aurèle et Nathalie, Félix et Liliose, martyrs (+ 852)



Commentaire du jour
Origène : La perle de grande valeur

Les lectures du jour

1 Rois 3,5.7-12.
En ce lieu, pendant la nuit, le Seigneur lui apparut en songe. Il lui dit :
« Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »
Ainsi donc, Seigneur mon Dieu, c'est toi qui m'as fait roi à la place de
David mon père ; or, je suis un tout jeune homme, incapable de se diriger,
et me voilà au centre du peuple que tu as élu ; c'est un peuple nombreux,
si nombreux qu'on ne peut ni l'évaluer ni le compter.
Donne à ton serviteur un coeur attentif pour qu'il sache gouverner ton
peuple et discerner le bien et le mal ; comment sans cela gouverner ton
peuple, qui est si important ? »
Cette demande de Salomon plut au Seigneur, qui lui dit :
« Puisque c'est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la
richesse, ni la mort de tes ennemis ; mais puisque tu as demandé le
discernement, l'art d'être attentif et de gouverner,
je fais ce que tu as demandé : je te donne un coeur intelligent et sage,
tel que personne n'en a eu avant toi et que personne n'en aura après toi.


Ps 119,57.72.76-77.127-128.129-130.
Mon partage, Seigneur, je l'ai dit, c'est d'observer tes paroles.
Mon bonheur, c'est la loi de ta bouche, plus qu'un monceau d'or ou
d'argent.
Que j'aie pour consolation ton amour selon tes promesses à ton serviteur !
Que vienne à moi ta tendresse, et je vivrai : ta loi fait mon plaisir.
Aussi j'aime tes volontés, plus que l'or le plus précieux.
Je me règle sur chacun de tes préceptes, je hais tout chemin de mensonge.
Quelle merveille, tes exigences, aussi mon âme les garde !
Déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent.


Rm 8,28-30.
Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer
à leur bien, puisqu'ils sont appelés selon le dessein de son amour.
Ceux qu'il connaissait par avance, il les a aussi destinés à être l'image
de son Fils, pour faire de ce Fils l'aîné d'une multitude de frères.
Ceux qu'il destinait à cette ressemblance, il les a aussi appelés ; ceux
qu'il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu'il a justifiés, il
leur a donné sa gloire.


Mt 13,44-52.
Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ;
l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre
tout ce qu'il possède, et il achète ce champ.
Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui
recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu'il
possède, et il achète la perle.
Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la
mer, et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans
des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les
méchants des justes
et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des
grincements de dents.
Avez-vous compris tout cela ? — Oui », lui répondent-ils.
Jésus ajouta : « C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des
cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf
et de l'ancien. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Origène (vers 185-253), prêtre et théologien
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 10, 9-10 ; GCS 10, 10-11 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p.120 rev. ; cf SC 162, p. 173)

La perle de grande valeur

      A l'homme « qui recherche de belles perles », il faut appliquer les
paroles suivantes : « Cherchez et vous trouverez » et « Celui qui cherche,
trouve » (Mt 7,7-8). En effet, à quoi peuvent bien se rapporter « cherchez
» et « celui qui cherche, trouve » ? Disons-le sans hésiter : aux perles,
et particulièrement à la perle acquise par l'homme qui a tout donné et tout
perdu. A cause de cette perle, Paul dit : « J'ai accepté de tout perdre
afin de gagner le Christ » (Ph 3,8). Par le mot « tout » il entend les
belles perles, et par « gagner le Christ » l'unique perle de grand prix.

      Précieuse, assurément, est la lampe pour ceux qui sont dans les
ténèbres et qui en ont besoin jusqu'au lever du soleil. Précieuse aussi la
gloire resplendissante sur le visage de Moïse (2Co 3,7) et aussi, je crois,
sur celui des autres prophètes. Elle est belle à voir car elle nous aide à
progresser jusqu'à ce que nous puissions contempler la gloire du Christ, à
laquelle le Père rend témoignage en disant : « Celui-ci est mon Fils
bien-aimé en qui j'ai mis tout mon amour » (Mt 3,17). « Ce qui a été
glorieux de manière partielle ne l'est plus, parce qu'il y a maintenant une
gloire qui dépasse tout » (2Co 3,10). Nous avons besoin en un premier temps
d'une gloire susceptible de disparaître devant « la gloire qui dépasse tout
», comme nous avons besoin « d'une connaissance partielle » qui «
disparaîtra quand viendra ce qui est parfait » (1Co 13,9s).

      Ainsi toute âme qui est encore dans l'enfance et chemine « vers la
perfection d'adultes » (He 6,1) a besoin d'être enseignée, entourée,
accompagnée jusqu'à ce que s'instaure en elle la « plénitude du temps » (Ga
4,4)... A la fin elle atteindra sa majorité et recevra son patrimoine : la
perle de grand prix, « ce qui est parfait et qui fait disparaître ce qui
est partiel » (1Co 13,10). Elle parviendra à ce bien qui dépasse tout : la
connaissance du Christ (Ph 3,8). Mais beaucoup ne comprennent pas la beauté
des nombreuses perles de la Loi et de la « connaissance partielle »
répandue chez tous les prophètes ; ils s'imaginent à tort que sans la Loi
et les prophètes parfaitement compris ils pourront trouver l'unique perle
de grand prix...: la compréhension plénière de l'Evangile et tout le sens
des actes et des paroles du Christ Jésus.




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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842

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