19 juillet 2008

Evangile au Quotidien

samedi 19 juillet 2008
Le samedi de la 15e semaine du temps ordinaire

St Arsène le Grand, ermite (v. 450)



Commentaire du jour
Saint Isaac le Syrien : « Mon serviteur n'écrasera pas le roseau froissé, n'éteindra pas la mèche qui faiblit... Les nations mettent leur espoir en son nom »

Les lectures du jour

Michée 2,1-5.
Malheureux ceux qui, du fond de leur lit, méditent le crime, élaborent le
mal !Au point du jour, dès qu'ils en ont les moyens, ils l'exécutent.
S'ils convoitent des champs, ils s'en emparent ;des maisons, ils les
prennent ;ils saisissent le maître avec sa maison, l'homme avec son
héritage.
C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur :Moi, je médite contre cette
engeance un malheur où ils enfonceront jusqu'au cou ;vous ne marcherez plus
la tête haute, car ce sera un temps de malheur.
Ce jour-là, on composera sur vous une fable, on chantera une lamentation
dans laquelle vous direz :« Nous sommes entièrement dépouillés !Notre part
nous est enlevée !Hélas ! Elle nous échappe !Nos champs sont partagés entre
des infidèles ! »
Non, vous n'aurez plus personne qui assure, dans l'assemblée du Seigneur,
la distribution des parts.


Ps 9(9B),1-2.3-4.7-8.14.
Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ? Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse
?
L'impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux : ils se font prendre
aux ruses qu'il invente.
L'impie se glorifie du désir de son âme, l'arrogant blasphème, il brave le
Seigneur ;
plein de suffisance, l'impie ne cherche plus : « Dieu n'est rien », voilà
toute sa ruse.
Sa bouche qui maudit n'est que fraude et violence, sa langue, mensonge et
blessure.
Il se tient à l'affût près des villages, il se cache pour tuer l'innocent.
Des yeux, il épie le faible,
Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance, tu les prends dans ta
main ; sur toi repose le faible, c'est toi qui viens en aide à l'orphelin.



Mt 12,14-21.
Les pharisiens se réunirent contre Jésus pour voir comment le faire périr.
Jésus, l'ayant appris, quitta cet endroit ; beaucoup de gens le suivirent,
et il les guérit tous.
Mais Jésus leur défendit vivement de le faire connaître.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé en qui j'ai mis toute ma
joie. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le
jugement.
Il ne protestera pas, il ne criera pas,on n'entendra pas sa voix sur les
places publiques.
Il n'écrasera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui
faiblit, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher le jugement.
Les nations païennes mettent leur espoir en son nom.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Isaac le Syrien (7ème siècle), moine à Ninive, près de Mossoul dans l'actuel Irak
Discours ascétiques, 1ère série n° 20 (trad. DDB 1981, p. 137)

« Mon serviteur n'écrasera pas le roseau froissé, n'éteindra pas la mèche qui faiblit... Les nations mettent leur espoir en son nom »

      Je veux ouvrir la bouche, frères, pour vous parler du très haut sujet
de l'humilité. Et je suis rempli de crainte, comme quelqu'un qui sait qu'il
doit parler de Dieu dans le langage de ses propres pensées. Car l'humilité
est la parure de la Divinité. En se faisant homme, le Verbe l'a revêtue.
Par elle, il a vécu avec nous dans un corps. Et quiconque s'en est entouré,
s'est rendu pareil en vérité à Celui qui est descendu de sa hauteur et qui
a recouvert sa grandeur et sa gloire par l'humilité, pour qu'à sa vue la
création ne soit pas consumée. Car la création n'aurait pas pu le
contempler s'il n'avait pas pris sur lui l'humilité et n'avait pas ainsi
vécu avec elle. Il n'y aurait pas eu de face à face avec lui. La création
n'aurait pas entendu les paroles de sa bouche...

      C'est pourquoi lorsque la création voit un homme revêtu de la
ressemblance de son Maître, elle le révère et l'honore comme son Maître
qu'elle a vu vivre en elle, revêtu d'humilité. Quelle créature, en effet,
ne se laisse pas attendrir à la vue de l'humble ? Cependant, tant que la
gloire de l'humilité ne s'était pas révélée à tous dans le Christ, on
dédaignait cette vision si pleine de sainteté. Mais maintenant, sa grandeur
s'est levée aux yeux du monde. Il a été donné à la création de recevoir
dans la médiation d'un homme humble la vision de son Créateur. C'est
pourquoi l'humble n'est méprisé par personne, pas même par les ennemis de
la vérité. Celui qui a appris l'humilité est vénéré, grâce à elle, comme
s'il portait la couronne et la pourpre.




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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842

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