20 juillet 2008

Evangile au Quotidien

dimanche 20 juillet 2008
Seizième dimanche du temps ordinaire

Ste Marguerite (ou Marine) d'Antioche, vierge et martyre (4 ème s.), St Elie, prophète (9ème s. av JC)



Commentaire du jour
Saint Macaire : « C'est un ennemi qui a fait cela »

Les lectures du jour

Sg 12,13.16-19.
Il n'y a pas de Dieu en dehors de toi, Seigneur, toi qui prends soin de
toute chose, et montres ainsi que tes jugements ne sont pas injustes.
Ta force est à l'origine de ta justice, et ta domination sur toute chose te
rend patient envers toute chose.
Il montre sa force, l'homme dont la puissance est discutée, et ceux qui la
bravent sciemment, il les réprime.
Tandis que toi, Seigneur, qui disposes de la force, tu juges avec
indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n'as qu'à
vouloir pour exercer ta puissance.
Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain,
et tu as pénétré tes fils d'une belle espérance : à ceux qui ont péché tu
accordes la conversion.


Ps 86(85),5-6.9-10.15-16.
Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d'amour pour tous ceux qui
t'appellent,
écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie.
Toutes les nations, que tu as faites, viendront se prosterner devant toi
et rendre gloire à ton nom, Seigneur,
car tu es grand et tu fais des merveilles, toi, Dieu, le seul.
Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, plein
d'amour et de vérité !
Regarde vers moi, prends pitié de moi. Donne à ton serviteur ta force, et
sauve le fils de ta servante.


Rm 8,26-27.
Bien plus, l'Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne
savons pas prier comme il faut. L'Esprit lui-même intervient pour nous par
des cris inexprimables.
Et Dieu, qui voit le fond des coeurs, connaît les intentions de l'Esprit :
il sait qu'en intervenant pour les fidèles, l'Esprit veut ce que Dieu veut.



Mt 13,24-43.
Il leur proposa une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable
à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de
l'ivraie au milieu du blé et s'en alla.
Quand la tige poussa et produisit l'épi, alors l'ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : 'Seigneur, n'est-ce pas du bon
grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie
?'
Il leur dit : 'C'est un ennemi qui a fait cela.' Les serviteurs lui disent
:'Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ?'
Il répond : 'Non, de peur qu'en enlevant l'ivraie, vous n'arrachiez le blé
en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la
moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en
bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier.' »
Il leur proposa une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable
à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ.
C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé,
elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que
les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du
levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à
ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien
sans employer de paraboles,
accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je
parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.
Alors, laissant la foule, il vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent
et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le
champ. »
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme
;
le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ;
l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde
; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à
la fin du monde.
Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume tous
ceux qui font tomber les autres et ceux qui commettent le mal,
et ils les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des
grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur
Père. Celui qui a des oreilles, qu'il entende !


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Macaire (? - 405), moine en Égypte
Homélies spirituelles, n° 51 (trad. Bellefontaine 1984, coll. Spi. Or. 40, p.367 rev.)

« C'est un ennemi qui a fait cela »

Je vous écris, frères bien-aimés, pour que vous sachiez que depuis le
jour où Adam a été créé jusqu'à la fin du monde, le Malin fera la guerre
aux saints sans se donner de repos (Ap 13,7)... Ils sont cependant peu
nombreux, ceux qui se rendent comptent que le ravageur des âmes cohabite
avec eux dans leur corps, tout près de l'âme. Ils sont dans la tribulation,
et il n'y a personne sur terre pour les réconforter. C'est pourquoi, ils
regardent vers le ciel et y placent leur attente, afin d'en recevoir
quelque chose au-dedans d'eux-mêmes. Et par cette force, et grâce à cette
armure de l'Esprit (Ep 6,13), ils vaincront. C'est du ciel, en effet,
qu'ils reçoivent une force, qui demeure cachée aux yeux de la chair. Tant
qu'ils chercheront Dieu de tout leur coeur, la force de Dieu vient
secrètement à leur aide à tout moment... C'est précisément parce qu'ils
touchent du doigt leur faiblesse, parce qu'ils sont incapables de vaincre,
qu'ils sollicitent ardemment l'armure de Dieu, et ainsi revêtus de
l'équipement de l'Esprit pour le combat (Ep 6,13), ils deviennent
victorieux... Sachez donc, frères bien-aimés, qu'en tous ceux qui ont
préparé leur âme à devenir une bonne terre pour la semence céleste,
l'ennemi se hâte de semer son ivraie... Sachez aussi que ceux qui ne
cherchent pas le Seigneur de tout leur coeur ne sont pas tentés par Satan
de façon aussi évidente ; c'est plutôt en cachette plus par des ruses qu'il
essaie...de les écarter loin de Dieu. Mais maintenant, frères, prenez
courage et ne craignez rien. Ne vous laissez pas effrayer par des
imaginations suscitées par l'ennemi. Dans la prière, ne vous livrez pas à
une agitation confuse, en multipliant des cris déplacés, mais accueillez la
grâce du Seigneur dans la contrition et le repentir... Prenez courage,
réconfortez-vous, tenez bon, souciez-vous de vos âmes, persévérez avec zèle
dans la prière... Car tous ceux qui cherchent Dieu en vérité recevront une
force divine en leur âme, et en recevant cette onction céleste, tous
ceux-là sentiront en eux-mêmes le goût et la douceur du monde à venir. Que
la paix du Seigneur, celle qui a été avec tous les saints pères et les a
gardés de toute tentation, demeure aussi avec vous.




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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842

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