01 août 2008

Evangile au Quotidien

vendredi 01 août 2008
Le vendredi de la 17e semaine du temps ordinaire

St Alphonse-Marie de Liguori, évêque, fondateur et docteur de l'Eglise (+ 1787)



Commentaire du jour
Saint Hilaire : « ' N'est-il pas le fils du charpentier ? '... Il ne fit pas beaucoup de miracles en cet endroit, à cause de leur manque de foi »

Les lectures du jour

Jér. 26,1-9.
Au début du règne de Joakim, fils de Josias, roi de Juda, cette parole fut
adressée à Jérémie de la part du Seigneur :
« Ainsi parle le Seigneur : Tiens-toi dans la cour du Temple. Aux gens de
toutes les villes de Juda qui viennent se prosterner dans le Temple, tu
diras toutes les paroles que je t'ai ordonné de leur dire ; n'en retranche
pas un mot.
Peut-être écouteront-ils, et se détourneront-ils chacun de sa route
mauvaise ? Alors je renoncerai au malheur que je prépare contre eux pour
châtier le mal qu'ils font.
Tu leur diras donc : Ainsi parle le Seigneur : Si vous ne m'écoutez pas, si
vous ne suivez pas la Loi que je vous ai donnée,
si vous n'écoutez pas les paroles de mes serviteurs les prophètes, que je
vous envoie inlassablement, et que vous n'avez pas écoutés,
je traiterai ce Temple comme celui de Silo, et ferai de cette ville un
exemple de malédiction pour toutes les nations de la terre. »
Les prêtres, les prophètes et tout le peuple entendirent Jérémie prononcer
ces paroles dans le temple du Seigneur.
Et quand Jérémie eut fini de dire à tout le peuple tout ce que le Seigneur
lui avait ordonné de dire, les prêtres, les prophètes et tout le peuple se
saisirent de lui en disant : « Tu vas mourir !
Pourquoi prophétises-tu, au nom du Seigneur, que ce Temple deviendra comme
celui de Silo, que cette ville sera dévastée et vidée de ses habitants ? »


Ps 69,2.5.8-10.14.
Sauve-moi, mon Dieu : les eaux montent jusqu'à ma gorge !
Plus abondants que les cheveux de ma tête, ceux qui m'en veulent sans
raison ; ils sont nombreux, mes détracteurs, à me haïr injustement. Moi qui
n'ai rien volé, que devrai-je rendre ?
C'est pour toi que j'endure l'insulte, que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère.
L'amour de ta maison m'a perdu ; on t'insulte, et l'insulte retombe sur
moi.
Et moi, je te prie, Seigneur : c'est l'heure de ta grâce ; dans ton grand
amour, Dieu, réponds-moi, par ta vérité sauve-moi.


Mt 13,54-58.
Il alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de
telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient : « D'où lui
viennent cette sagesse et ces miracles ?
N'est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas
Marie, et ses frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude ?
Et ses soeurs ne sont-elles pas toutes chez nous ? Alors, d'où lui vient
tout cela ? »
Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit : « Un
prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison. »
Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur
manque de foi.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Hilaire (vers 315-367), évêque de Poitiers, docteur de l'Église
La Trinité, 12, 52-53 (trad. DDB 1981, p.150)

« ' N'est-il pas le fils du charpentier ? '... Il ne fit pas beaucoup de miracles en cet endroit, à cause de leur manque de foi »

Aussi longtemps que je jouirai du souffle de vie que tu m'as accordé,
Père saint, Dieu tout-puissant, je te proclamerai Dieu éternel, mais aussi
Père éternel. Jamais je ne m'établirai juge de ta toute-puissance et de tes
mystères ; jamais je ne ferai passer ma connaissance limitée avant la
notion vraie de ton infini ; jamais je n'affirmerai que tu as existé
autrefois sans ta Sagesse, ta Puissance et ton Verbe, Dieu, l'Unique
Engendré, mon Seigneur Jésus Christ. Car même si le langage humain est
faible et imparfait lorsqu'il parle de toi, il ne rétrécira pas mon esprit
au point de réduire ma foi au silence, faute de mots capables d'exprimer le
mystère de ton être... Déjà dans les réalités de la nature, il y a
bien des choses dont nous ne connaissons pas la cause, sans pourtant en
ignorer les effets. Et, lorsque de par notre nature, nous ne savons que
dire de ces choses, notre foi se teinte d'adoration. Si je contemple le
mouvement des étoiles..., le flux et le reflux de la mer..., la puissance
cachée dans la plus petite semence..., mon ignorance m'aide à te
contempler, car si je ne comprends pas cette nature qui est à mon service,
je discerne ta bonté, du fait même qu'elle est là pour me servir. Moi-même,
je perçois que je ne me connais pas, mais je t'admire d'autant plus... Tu
m'as donné la raison et la vie et mes sens d'homme qui me causent tant de
joies, mais je n'arrive pas à comprendre quel a été mon commencement
d'homme. C'est donc en ne connaissant pas ce qui m'entoure, que je
saisis ce que tu es ; et en percevant ce que tu es, je t'adore. C'est
pourquoi, lorsqu'il s'agit de tes mystères, ne pas les comprendre
n'amoindrit pas ma foi en ta toute-puissance... La naissance de ton Fils
éternel dépasse la notion même d'éternité, elle est antérieure aux temps
éternels. Avant tout ce qui existe, il est le Fils sorti de toi, Dieu Père
; il est vrai Dieu... Jamais tu n'as existé sans lui... Tu es le Père
éternel de ton Unique Engendré, avant les temps éternels.




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