31 août 2008

Evangile au Quotidien

dimanche 31 août 2008
Vingt-deuxième dimanche du temps ordinaire

St Raymond Nonnat, cardinal (+ 1240)



Commentaire du jour
Saint Augustin : Renoncer à soi-même, prendre sa croix et suivre le Christ

Les lectures du jour

Jér. 20,7-9.
Seigneur, tu as voulu me séduire, et je me suis laissé séduire ;tu m'as
fait subir ta puissance, et tu l'as emporté. A longueur de journée je suis
en butte à la raillerie, tout le monde se moque de moi.
Chaque fois que j'ai à dire la parole, je dois crier, je dois proclamer :«
Violence et pillage ! »A longueur de journée, la parole du Seigneur attire
sur moi l'injure et la moquerie.
Je me disais : « Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom.
»Mais il y avait en moi comme un feu dévorant, au plus profond de mon être.
Je m'épuisais à le maîtriser, sans y réussir.


Ps 63,2.3-4.5-6.8-9.
Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube : mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau.
Je t'ai contemplé au sanctuaire, j'ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres !
Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta
louange.
Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l'ombre de tes ailes.
Mon âme s'attache à toi, ta main droite me soutient.


Rm 12,1-2.
Je vous exhorte, mes frères, par la tendresse de Dieu, à lui offrir votre
personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c'est
là pour vous l'adoration véritable.
Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en
renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la
volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui
est parfait.


Mt 16,21-27.
A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples
qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des
anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième
jour ressusciter.
Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu
t'en garde, Seigneur ! cela ne t'arrivera pas. »
Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan, tu es
un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais
celles des hommes. »
Alors Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi,
qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de
moi la gardera.
Quel avantage en effet un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s'il le
paye de sa vie ? Et quelle somme pourra-t-il verser en échange de sa vie ?
Car le Fils de l'homme va venir avec ses anges dans la gloire de son Père ;
alors il rendra à chacun selon sa conduite.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 96 (§1-4.9, trad. Brésard, 2000 ans B, p.248 rev)

Renoncer à soi-même, prendre sa croix et suivre le Christ

Ce que le Seigneur a commandé : « Si quelqu'un veut marcher à ma
suite, qu'il renonce à lui-même » semble dur et pénible. Mais ce n'est ni
dur ni pénible, parce que celui qui commande est celui qui aide à réaliser
ce qu'il commande. Car si la parole du psaume « à cause des paroles de tes
lèvres, j'ai suivi des chemins difficiles » (Ps 16,4) est vraie, elle est
vraie aussi, la parole que Jésus a dite : « Mon joug est facile à porter,
et mon fardeau léger » (Mt 11,30). Car tout ce qui est dur dans le
commandement, l'amour fait en sorte qu'il soit doux. Nous savons de quels
prodiges l'amour est capable. Parfois l'amour est de mauvais aloi et
dissolu ; mais que de difficultés endurent les hommes, que de traitements
indignes et insupportables souffrent-ils pour parvenir à ce qu'ils aiment
!... Comme la grande affaire de la vie doit être de bien choisir ce que
l'on doit aimer, est-il surprenant que celui qui aime Jésus Christ et qui
veut le suivre se renonce à lui-même pour l'aimer ?... Que signifie ce
qui suit : « Qu'il prenne sa croix » ? Qu'il supporte ce qui est pénible et
qu'ainsi il me suive. Car lorsqu'un homme commencera à me suivre en se
conduisant selon mes préceptes, il aura beaucoup de gens pour le
contredire, beaucoup pour s'opposer à lui, beaucoup pour le décourager. Et
cela de la part de ceux qui se prétendent compagnons du Christ. Ils
marchaient avec le Christ, ceux qui empêchaient les aveugles de crier (Mt
20,31). Qu'il s'agisse de menaces, de flatteries ou d'interdictions, si tu
veux suivre le Christ, change tout cela en croix ; endure, supporte, ne te
laisse pas accabler... Vous aimez le monde ; mais il faut lui préférer
celui qui a fait le monde... Nous sommes dans un monde qui est saint, qui
est bon, réconcilié, sauvé, ou plutôt qui doit être sauvé, mais qui est
sauvé dès maintenant en espérance. « Car nous sommes sauvés, mais c'est en
espérance » (Rm 8,24). Dans ce monde donc, c'est-à-dire dans l'Église, qui
tout entière suit le Christ, celui-ci dit à tous : « Celui qui veut marcher
à ma suite, qu'il renonce à lui-même ».




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