Evangile au Quotidien
jeudi 11 septembre 2008
Le jeudi de la 23e semaine du temps ordinaire
St Adelphe, abbé (v. 670)
Commentaire du jour
Saint Maxime le Confesseur : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »
Les lectures du jour
1 Co 8,1-7.11-13.
Au sujet de la nourriture qui a été offerte aux idoles, je sais bien que
nous avons tous la connaissance nécessaire ; mais cette connaissance nous
gonfle d'orgueil, tandis que l'amour fait oeuvre constructive.
Celui qui croit connaître quelque chose ne connaît pas encore comme il
faudrait ;
mais celui qui aime Dieu, celui-là est vraiment connu de Dieu.
Allons-nous donc manger de cette viande offerte aux idoles ? Nous savons
que les idoles ne sont rien du tout ; il n'y a pas de dieu sauf le Dieu
unique.
Bien qu'il y ait en effet, au ciel et sur la terre, des êtres qu'on appelle
des dieux - et il y a une quantité de « dieux » et de « seigneurs » -
pour nous, en tout cas, il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, de qui tout
vient et vers qui nous allons ; et il n'y a qu'un seul Seigneur, Jésus
Christ, par qui tout existe et par qui nous existons.
Mais tout le monde n'a pas cette connaissance de Dieu : certains ont été
jusqu'ici habitués aux idoles, et ils croient faire un geste d'idolâtrie en
mangeant de cette viande ; comme leur conscience est faible, ils se sentent
coupables.
Et la connaissance que tu as va faire périr le faible, ce frère pour qui le
Christ est mort.
Ainsi, en péchant contre vos frères, et en blessant leur conscience qui est
faible, vous péchez contre le Christ lui-même.
C'est pourquoi, si une question d'aliments doit faire tomber mon frère, je
ne mangerai plus jamais de viande, pour ne pas faire tomber mon frère.
Ps 139(138),1-3.13-14.23-24.
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes
pensées.
Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers.
C'est toi qui as créé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige, l'être étonnant que je suis :
étonnantes sont tes oeuvres toute mon âme le sait.
Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée éprouve-moi, tu connaîtras mon
coeur.
Vois si je prends le chemin des idoles, et conduis-moi sur le chemin
d'éternité
Lc 6,27-38.
Je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à
ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous
calomnient.
A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend
ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour
eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous
attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance
pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle
reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux
pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer
en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du
Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.
Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne
serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée,
débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous
vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Maxime le Confesseur (vers 580-662), moine et théologien
Centurie 1 sur l'amour, dans La Philocalie (trad. Bellefontaine 1985, t. 6, p. 27)
« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »
Ne t'attache pas aux soupçons ou aux hommes qui te portent à te
scandaliser de certaines choses. Car ceux qui, d'une manière ou d'une
autre, se scandalisent des choses qui leur arrivent, qu'ils les aient
voulues ou non, ignorent le chemin de la paix qui, par l'amour, mène à la
connaissance de Dieu ceux qui en sont épris.
Il n'a pas encore l'amour parfait, celui qui est encore affecté par
les caractères des hommes, qui, par exemple, aime l'un et déteste l'autre,
ou qui tantôt aime tantôt déteste le même homme pour les mêmes raisons.
L'amour parfait ne déchire pas l'unique et même nature des hommes parce que
ceux-ci ont des caractères différents, mais, visant toujours cette nature,
il aime tous les hommes également. Il aime les vertueux comme des amis, et
les méchants comme des ennemis, leur faisant du bien, les supportant avec
patience, endurant ce qui vient d'eux, ne considérant pas du tout la
malice, allant même jusqu'à souffrir pour eux si l'occasion lui en est
donnée. Ainsi fera-t-il d'eux des amis, si c'est possible. Au moins il sera
fidèle à lui-même ; il montre toujours ses fruits à tous les hommes
également. Notre Seigneur et Dieu Jésus Christ, montrant l'amour qu'il nous
porte, a souffert pour l'humanité tout entière et a donné l'espérance de la
résurrection à tous également, même si chacun, par ses oeuvres, appelle sur
lui la gloire ou le châtiment.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

<< Home