07 février 2009

Evangile au Quotidien

samedi 07 février 2009
Le samedi de la 4e semaine du temps ordinaire

Bse Rosalie Rendu (+ 1856), St Égide Marie de Saint Joseph, o.f.m. (+ 1812)



Commentaire du jour
Saint Zénon de Vérone : « Il fut saisi de pitié envers eux »

Les lectures du jour

Heb. 13,15-17.20-21.
En toute circonstance, offrons à Dieu, par Jésus, un sacrifice de louange,
c'est-à-dire l'acte de foi qui sort de nos lèvres en l'honneur de son nom.
Ne manquez pas d'être généreux et de partager. C'est cela qu'il faut offrir
à Dieu pour lui plaire.
Faites confiance à ceux qui vous dirigent et soyez-leur soumis ; en effet,
ils sont là pour veiller sur vos âmes, et ils auront à rendre des comptes.
Ainsi, ils accompliront leur tâche avec joie, sans avoir à se plaindre, ce
qui ne vous serait d'aucun profit.
Que le Dieu de la paix, lui qui a fait remonter d'entre les morts le berger
des brebis, Pasteur par excellence, grâce au sang de l'Alliance éternelle,
notre Seigneur Jésus,
que ce Dieu vous munisse de tout ce qui est bon pour accomplir sa volonté,
qu'il réalise en nous ce qui plaît à ses yeux, par Jésus Christ, à qui
appartient la gloire pour les siècles des siècles. Amen.


Ps 23(22),1-6.
Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux
tranquilles
et me fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de
son nom.
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es
avec moi : ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis ; tu répands le parfum sur
ma tête, ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; j'habiterai la
maison du Seigneur pour la durée de mes jours.


Mc 6,30-34.
Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils
ont fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un
peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on
n'avait même pas le temps de manger.
Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart.
Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied,
de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de
pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors,
il se mit à les instruire longuement.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Zénon de Vérone (?-vers 380), évêque
Sermon De spe, fide et caritate, 9 ; PL 11, 278 (trad. Orval rev.)

« Il fut saisi de pitié envers eux »

      Ô charité, que tu es bonne et riche ! que tu es puissante ! Il ne
possède rien, celui qui ne te possède pas. C'est toi qui as pu faire de
Dieu un homme. Tu l'as fait s'abaisser et s'éloigner pour un temps de son
immense majesté. Tu l'as retenu prisonnier neuf mois dans le sein de la
Vierge. Tu as guéri Ève en Marie. Tu as renouvelé Adam dans le Christ. Tu
as préparé la croix pour le salut du monde déjà perdu...       Ô amour,
c'est toi qui, pour vêtir celui qui est nu, te contentes d'être nue. Pour
toi, la faim est un repas abondant, si un pauvre affamé a mangé ton pain.
Ta fortune consiste à destiner tout ce que tu possèdes à la miséricorde.
Toi seule tu ne te fais pas prier. Les opprimés, tu les secours sans
retard, même à tes dépens, quelle que soit la détresse où ils sont plongés.
C'est toi l'oeil des aveugles, le pied des boiteux, le bouclier très fidèle
des veuves et des orphelins... Tu aimes tes ennemis de telle façon que nul
ne discerne quelle différence il y a pour toi entre eux et tes
amis.      C'est toi, ô charité, qui unis les mystères célestes aux choses
humaines, et les mystères humains aux choses célestes. Tu es la gardienne
de ce qui est divin. C'est toi qui, dans le Père, gouvernes et ordonnes
tout ; c'est toi l'obéissance du Fils ; c'est toi qui exultes en l'Esprit
Saint. Parce que tu es une dans les trois personnes, tu ne peux pas être
divisée... Jaillissant de la source qu'est le Père, tu te déverses tout
entière dans le Fils, sans te retirer du Père. C'est à bon droit qu'on dit
que « Dieu est amour » (1Jn 4,16), parce que toi seule tu guides la
puissance de la Trinité.




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