18 février 2009

Evangile au Quotidien

mercredi 18 février 2009
Le mercredi de la 6e semaine du temps ordinaire

Sainte Bernadette (1844-1879)



Commentaire du jour
Homélie attribuée à Saint Fulgence de Ruspe : « Jésus imposa les mains sur les yeux de l'homme aveugle »

Les lectures du jour

Gn 8,6-13.20-22.
Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre de l'arche qu'il avait
construite,
et il lâcha un corbeau ; celui-ci s'envola et revint en attendant que la
terre soit redevenue sèche.
Ensuite, Noé lâcha une colombe pour savoir si les eaux avaient baissé à la
surface du sol.
La colombe ne trouva pas d'endroit où se poser, et elle revint vers l'arche
auprès de lui, parce que les eaux couvraient toute la terre ; Noé tendit la
main, prit la colombe, et la fit rentrer auprès de lui dans l'arche.
Il attendit encore sept jours, et lâcha de nouveau la colombe hors de
l'arche.
Sur le soir, la colombe revint, et dans son bec il y avait un rameau
d'olivier tout frais ! Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé à la
surface de la terre.
Il attendit encore sept autres jours et lâcha la colombe, qui ne revint
plus.
C'est en l'an six cent un de la vie de Noé, au premier mois, le premier du
mois, que la terre redevint sèche. Noé enleva le toit de l'arche, et
regarda : la surface de la terre était sèche.
Noé dressa un autel au Seigneur ; il prit, parmi tous les animaux purs et
tous les oiseaux purs, des victimes qu'il offrit en holocauste sur l'autel.

Le Seigneur respira l'agréable odeur, et il se dit en lui-même : « Je ne
maudirai plus jamais le sol à cause de l'homme. Les pensées de son coeur
sont mauvaises dès sa jeunesse ; mais plus jamais je ne frapperai tous les
vivants comme je l'ai fait.
Tant que la terre durera, semailles et moissons, froidure et chaleur, été
et hiver, jour et nuit ne cesseront jamais. »


Ps 116(115),12-13.15-16.18-19.
Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qu'il m'a fait ?
J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur.
Il en coûte au Seigneur de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur, ton serviteur, le fils de ta
servante, moi, dont tu brisas les chaînes ?
Je tiendrai mes promesses au Seigneur, oui, devant tout son peuple,
à l'entrée de la maison du Seigneur, au milieu de Jérusalem !


Mc 8,22-26.
Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on
le supplie de le toucher.
Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui
mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : «
Est-ce que tu vois quelque chose ? »
Ayant ouvert les yeux, l'homme disait : « Je vois les gens, ils ressemblent
à des arbres, et ils marchent. »
Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme ; celui-ci
se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec
netteté.
Jésus le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre même pas dans le village.
»


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Homélie attribuée à Saint Fulgence de Ruspe (467-532), évêque
(trad. in Kephas, Fayard, t. 2, p. 172 rev.)

« Jésus imposa les mains sur les yeux de l'homme aveugle »

      Le miroir passe ; le miroir efface. En effet, celui qui « éclaire
tout homme en venant en ce monde » (Jn 1,9) est le vrai miroir du Père. Le
Christ passe en tant que miroir du Père (He 1,3) et écarte la cécité des
yeux de ceux qui ne voient pas. Le Christ qui vient du ciel passe, afin que
toute chair le voie, selon la parole prophétique du saint vieillard Syméon,
qui a reçu dans ses bras le Verbe nouveau-né et l'a contemplé avec
allégresse, en disant : « Maintenant, Seigneur, tu peux laisser aller ton
serviteur en paix, puisque mes yeux ont vu ton salut » (Lc
2,29-30).      Seul, l'aveugle ne pouvait pas voir le Christ, miroir du
Père. Quelle était alors la fidélité de ce qu'avaient annoncé les prophètes
: « Les yeux des aveugles s'ouvriront, les oreilles des sourds entendront,
le boiteux bondira comme le cerf et la langue des muets se déliera » ? (Is
35,5-6) Le Christ a dessillé les yeux de l'aveugle, qui a vu dans le Christ
le miroir du Père. Merveilleux remède contre la nature !...      Le premier
homme avait été créé lumineux, il s'est trouvé aveugle quand il a quitté le
serpent : cet aveugle s'est remis à renaître quand il s'est mis à croire.
Car son corps était infirme, mais sa nature aussi était corrompue. Il avait
doublement besoin de lumière... L'artisan, son Créateur, est passé et a
reflété dans le miroir cette image de l'homme déchu, voyant la misère de
l'aveugle. Miracle de la force de Dieu, qui guérit ce qu'elle voit et
illumine ce qu'elle visite.




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