Evangile au Quotidien
mercredi 11 février 2009
Le mercredi de la 5e semaine du temps ordinaire
Notre-Dame de Lourdes (1858), Saint Séverin (+507)
Commentaire du jour
Baudoin de Ford : « Dieu, crée pour moi un coeur pur » (Ps 50,12)
Les lectures du jour
Gn 2,5-9.15-17.
Lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, aucun buisson n'était
encore sur la terre, aucune herbe n'avait poussé, parce que le Seigneur
Dieu n'avait pas encore fait pleuvoir, et il n'y avait pas d'homme pour
travailler le sol.
Mais de l'eau sortait de terre et imbibait tout le sol.
Alors le Seigneur Dieu modela l'homme avec la poussière tirée du sol ; il
insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l'homme devint un être
vivant.
Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l'orient, et y plaça l'homme
qu'il avait modelé.
Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toute sorte d'arbres à l'aspect
attirant et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l'arbre de vie au
milieu du jardin, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
Le Seigneur Dieu prit l'homme et le conduisit dans le jardin de l'Éden pour
qu'il le travaille et le garde.
Le Seigneur Dieu fit à l'homme cette interdiction : « Tu peux manger les
fruits de tous les arbres du jardin ;
mais quant à l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras
pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu seras condamné à mourir. »
Ps 104(103),1-2.27-28.29-30.
Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu
de magnificence,
tu as pour manteau la lumière ! Comme une tenture, tu déploies les cieux,
Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés.
Tu caches ton visage : ils s'épouvantent ; tu reprends leur souffle, ils
expirent et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la
terre.
Mc 7,14-23.
Il appela de nouveau la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez
bien.
Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le
rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur.
»
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples
l'interrogeaient sur cette parole énigmatique.
Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre
? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du
dehors, ne peut pas le rendre impur,
parce que cela n'entre pas dans son coeur, mais dans son ventre, pour être
éliminé ? » C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend
impur.
Car c'est du dedans, du coeur de l'homme, que sortent les pensées perverses
: inconduite, vols, meurtres,
adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation,
orgueil et démesure.
Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Baudoin de Ford (?-v.1190), abbé cistercien
Homélie 10, sur Ct 8, 6 ; PL 204, 513s (trad. bréviaire)
« Dieu, crée pour moi un coeur pur » (Ps 50,12)
« Pose-moi comme un sceau sur ton coeur..., car l'amour est fort
comme la mort » (Ct 8,6). « L'amour est fort comme la mort » car l'amour du
Christ est la mort de la mort... De même, l'amour dont nous aimons le
Christ est fort comme la mort lui aussi puisqu'il constitue à sa manière
une mort : une mort où prend fin la vie ancienne, où les vices sont abolis
et les oeuvres mortes abandonnées. De fait, l'amour que nous avons pour le
Christ...-- même s'il est loin d'égaler celui du Christ pour nous -- est à
l'image et à la ressemblance du sien. Le Christ en effet « nous a aimés le
premier » (1Jn 4,19), et par l'exemple d'amour qu'il nous a proposé, il
s'est fait pour nous un sceau afin que nous devenions conformes à son
image...
C'est pourquoi il nous dit : « Pose-moi comme un sceau sur ton coeur
», comme s'il disait : « Aime-moi à la manière dont je t'aime. Garde-moi
dans ton esprit, dans ta mémoire, dans ton désir, ton soupir, ton
gémissement, tes sanglots. Souviens-toi, homme, avec quelle qualité je t'ai
créé : de combien je t'ai préféré aux autres créatures, de quelle dignité
je t'ai ennobli, de quelle gloire et de quel honneur je t'ai couronné et
comment je t'ai fait de peu inférieur aux anges, comment j'ai tout placé
sous tes pieds (Ps 8,6-7). Souviens-toi non seulement de tout ce que j'ai
fait pour toi, mais encore de ce que j'ai supporté de ta part, en fait de
peine et de mépris. Et vois si tu n'es pas injuste à mon égard en ne
m'aimant pas. Qui en effet t'a aimé comme moi ? Qui t'a créé, sinon moi ?
Qui t'a racheté, sinon moi ? »...
Seigneur, enlève de moi ce coeur de pierre, ce coeur figé, ce coeur
incirconcis. Et donne-moi un coeur nouveau, un coeur de chair, un coeur pur
(Ez 36,26). Toi qui purifies le coeur et qui aimes le coeur pur, possède
mon coeur et habite en lui ; contiens-le et remplis-le, toi qui dépasses
tout ce que je suis et qui m'es plus intérieur et intime que moi-même. Toi,
le modèle de la beauté et le sceau de la sainteté, scelle mon coeur dans
ton image, scelle mon coeur sous ta miséricorde, « Dieu de mon coeur, Dieu,
ma part à jamais » (Ps 72,26).
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