20 mars 2009

Evangile au Quotidien

vendredi 20 mars 2009
Le vendredi de la 3e semaine de Carême

St Herbert, ermite (+ 687)



Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Il n'y a pas de commandement plus grand »

Les lectures du jour

Osée 14,2-10.
Reviens, Israël, au Seigneur ton Dieu ; car tu t'es effondré par suite de
tes fautes.
Revenez au Seigneur en lui présentant ces paroles : « Enlève toutes les
fautes, et accepte une belle offrande : au lieu de taureaux, nous t'offrons
en sacrifice les paroles de nos lèvres.
Puisque les Assyriens ne peuvent pas nous sauver, nous ne monterons plus
sur des chevaux, et nous ne dirons plus à l'ouvrage de nos mains : 'Tu es
notre Dieu', car toi seul as compassion de l'orphelin. »
Voici la réponse du Seigneur : Je les guérirai de leur infidélité, je leur
prodiguerai mon amour, car je suis revenu de ma colère.
Je serai pour Israël comme la rosée, il fleurira comme le lis, il étendra
ses racines comme les arbres du Liban.
Ses jeunes pousses vont grandir, sa parure sera comme celle de l'olivier,
son parfum comme celui de la forêt du Liban.
Ils reviendront s'asseoir à son ombre, ils feront revivre le blé, ils
fleuriront comme la vigne, ils seront renommés comme le vin du Liban.
Éphraïm ! peux-tu me confondre avec les idoles ? C'est moi qui te réponds
et qui te regarde. Je suis comme le cyprès toujours vert, c'est moi qui te
donne ton fruit.
Qui donc est assez sage pour comprendre ces choses, assez pénétrant pour
les saisir ? Oui, les chemins du Seigneur sont droits : les justes y
avancent, les pécheurs y tombent.


Ps 81,12.7-11.14.17.
« Mais mon peuple n'a pas écouté ma voix, Israël n'a pas voulu de moi.
« J'ai ôté le poids qui chargeait ses épaules ; ses mains ont déposé le
fardeau.
« Quand tu criais sous l'oppression, je t'ai sauvé ; je répondais, caché
dans l'orage, je t'éprouvais près des eaux de Mériba.
« Écoute, je t'adjure, ô mon peuple ; vas-tu m'écouter, Israël ?
Tu n'auras pas chez toi d'autres dieux, tu ne serviras aucun dieu étranger.

« C'est moi, le Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait monter de la terre
d'Égypte ! Ouvre ta bouche, moi, je l'emplirai.
« Ah ! Si mon peuple m'écoutait, Israël, s'il allait sur mes chemins !
Je le nourrirais de la fleur du froment, je te rassasierais avec le miel du
rocher ! »


Mc 12,28-34.
Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien
répondu, s'avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les
commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le
Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de
tout ton esprit et de toute ta force.
Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de
commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est
l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui.
L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et
aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et
tous les sacrifices. »
Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n'es
pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 23-24

« Il n'y a pas de commandement plus grand »

      Parmi les principaux aspects du monde d'aujourd'hui, il faut compter
la multiplication des relations entre les hommes que les progrès techniques
actuels contribuent largement à développer. Toutefois le dialogue fraternel
des hommes ne trouve pas son achèvement à ce niveau, mais plus profondément
dans la communauté des personnes et celle-ci exige le respect réciproque de
leur pleine dignité spirituelle. La révélation chrétienne favorise
puissamment l'essor de cette communion des personnes entre elles ; en même
temps elle nous conduit à une intelligence plus pénétrante des lois de la
vie sociale, que le Créateur a inscrites dans la nature spirituelle et
morale de l'homme...

      Dieu, qui veille paternellement sur tous, a voulu que tous les hommes
constituent une seule famille et se traitent mutuellement comme des frères.
Tous, en effet, ont été créés à l'image de Dieu, « qui a fait habiter sur
toute la face de la terre tout le genre humain issu d'un principe unique »
(Ac 17,26), et tous sont appelés à une seule et même fin, qui est Dieu
lui-même. À cause de cela, l'amour de Dieu et du prochain est le premier et
le plus grand commandement. L'Écriture, pour sa part, enseigne que l'amour
de Dieu est inséparable de l'amour du prochain : « Tout autre commandement
se résume en cette parole : tu aimeras ton prochain comme toi-même... La
charité est donc la Loi dans sa plénitude » (Rm 13,9-10; cf 1Jn 4,20). Il
est bien évident que cela est d'une extrême importance pour des hommes de
plus en plus dépendants les uns des autres et dans un monde sans cesse plus
unifié.

      Allons plus loin : quand le Seigneur Jésus prie le Père pour que «
tous soient un..., comme nous nous sommes un » (Jn 17,21s), il ouvre des
perspectives inaccessibles à la raison et il nous suggère qu'il y a une
certaine ressemblance entre l'union des Personnes divines et celle des fils
de Dieu dans la vérité et dans l'amour. Cette ressemblance montre bien que
l'homme, seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même, ne peut
pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même.




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