28 mai 2009

Evangile au Quotidien

jeudi 28 mai 2009
Le jeudi de la 7e semaine de Pâques

Saint Germain de Paris (+576)



Commentaire du jour
Guigues le Chartreux : « Je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi »

Les lectures du jour

Act. 22,30.23,6-11.
Le lendemain, le commandant romain voulut savoir à quoi s'en tenir sur les
accusations des Juifs contre lui. Il lui fit donc enlever ses chaînes, puis
il convoqua les chefs des prêtres et tout le grand conseil, et fit
descendre Paul pour l'amener devant eux.
Paul se rendit compte qu'il y avait là le parti des sadducéens et celui des
pharisiens. Alors, devant le conseil, il déclara d'une voix forte : « Moi,
frères, je suis un pharisien, fils de pharisiens. C'est à cause de notre
espérance en la résurrection des morts que je passe en jugement. »
A peine eut-il dit cela qu'une dispute éclata entre pharisiens et
sadducéens, et l'assemblée se divisa.
En effet, les sadducéens prétendent qu'il n'y a ni résurrection, ni ange,
ni esprit, tandis que les pharisiens y croient.
Cela fit un grand vacarme. Quelques scribes du parti pharisien intervinrent
pour protester vigoureusement : « Nous ne trouvons rien de mal chez cet
homme. Un esprit ou un ange lui a peut-être parlé. »
La dispute devint très violente, et le commandant craignit que Paul ne se
fasse écharper. Il ordonna à la troupe de descendre pour l'arracher à la
mêlée et le ramener dans la forteresse.
La nuit suivante, le Seigneur vint auprès de Paul et lui dit : « Courage !
Le témoignage que tu m'as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi
à Rome. »


Ps 16(15),1-2.5.7-8.9-10.11.
Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que
toi. »
Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort.
Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon coeur m'avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis
inébranlable.
Mon coeur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en
confiance :
tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m'apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! A
ta droite, éternité de délices !


Jn 17,20-26.
Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui
accueilleront leur parole et croiront en moi.
Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.
Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as
envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient
un comme nous sommes un :
moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde
saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient
avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce
que tu m'as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont
reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour
qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en
eux. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Guigues le Chartreux (?-1188), prieur de la Grande Chartreuse
Méditation 10 (trad. SC 163, p. 187)

« Je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi »

Il faut suivre le Christ, il faut adhérer à lui, on ne doit pas
l'abandonner jusqu'à la mort. Comme Elisée disait à son maître : « Aussi
vrai que le Seigneur est vivant et que tu vis toi-même, je ne te quitterai
pas » (2R 2,2)... Suivons donc le Christ et attachons-nous à lui ! « Il
m'est bon d'adhérer à Dieu » dit le psalmiste (72,28). « Mon âme s'attache
à toi, Seigneur ; ta droite me soutient » (Ps 62,9). Et saint Paul ajoute :
« Celui qui s'unit au Seigneur est un seul esprit avec lui » (1Co 6,17).
Non seulement un seul corps, mais un seul esprit. De l'esprit du Christ,
tout son corps vit ; par le corps du Christ, on parvient à l'esprit du
Christ. Demeure donc par la foi dans le corps du Christ et tu seras un jour
un seul esprit avec lui. Déjà par la foi tu es uni à son corps ; par la
vision, tu seras aussi uni à son esprit. Non que là-haut nous verrons sans
corps, mais nos corps seront spirituels (1Co 15,44). «
Père, dit le Christ, je veux que ceux-ci soient un en nous, comme toi,
Père, et moi, nous sommes un, afin que le monde croie » : voici l'union par
la foi. Et plus loin il demande : « Que leur unité soit parfaite, pour que
le monde sache » : voici l'union par la vision. Telle est
la manière de se nourrir spirituellement du corps du Christ : avoir en lui
une foi pure, chercher toujours par la méditation assidue le contenu de
cette foi, trouver ce que nous cherchons ainsi par l'intelligence, aimer
ardemment l'objet de notre découverte, imiter dans la mesure du possible
celui que nous aimons ; et en l'imitant, adhérer à lui constamment pour
parvenir à l'union éternelle.




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