Evangile au Quotidien
lundi 16 novembre 2009
Le lundi de la 33e semaine du temps ordinaire (de la férie)
Ste Marguerite (+ 1093), Ste Gertrude de Helfta (+ 1302)
Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi »
Les lectures du jour
1 Mac. 1,10-15.41-43.54-57.62-64.
Dans la descendance des successeurs d'Alexandre le Grand, surgit un homme
de péché, Antiochus Épiphane, fils du roi Antiochus le Grand. Il avait
séjourné à Rome comme otage, et il devint roi en l'année 137 de l'empire
grec.
A cette époque, surgirent en Israël des hommes infidèles à la Loi, et ils
séduisirent beaucoup de gens, car ils disaient : « Allons, faisons alliance
avec les nations qui nous entourent. En effet, depuis que nous avons rompu
avec elles, il nous est arrivé beaucoup de malheurs. »
Ce langage parut judicieux,
et quelques-uns, dans le peuple, s'empressèrent d'aller trouver le roi.
Celui-ci leur permit d'adopter les usages des païens.
Ils construisirent un gymnase à Jérusalem, selon la coutume païenne ;
ils effacèrent les traces de leur circoncision, renièrent l'Alliance
sainte, s'associèrent aux païens, et se vendirent pour faire le mal.
Quelques années après, le roi Antiochus prescrivit à tous les habitants de
son royaume de ne faire désormais qu'un seul peuple,
et d'abandonner leurs coutumes particulières. Toutes les nations païennes
se conformèrent à cet ordre.
Parmi les Israélites, beaucoup suivirent volontiers la religion du roi,
offrirent des sacrifices aux idoles, et profanèrent le sabbat.
Le 15 du neuvième mois de l'année 145, Antiochus éleva sur l'autel des
sacrifices le Sacrilège Dévastateur, et, dans les villes de Juda autour de
Jérusalem, ses partisans élevèrent des autels païens.
Ils brûlèrent de l'encens aux portes des maisons et sur les places.
Tous les livres de la Loi qu'ils découvraient, ils les jetaient au feu
après les avoir lacérés.
Si l'on découvrait chez quelqu'un un livre de l'Alliance, si quelqu'un
continuait à suivre la Loi, le décret du roi le faisait mettre à mort.
Cependant, beaucoup en Israël résistèrent et eurent le courage de ne manger
aucun aliment impur.
Ils acceptèrent de mourir pour ne pas être souillés par ce qu'ils
mangeaient, et ne pas profaner l'Alliance sainte ; et de fait, ils
moururent.
C'est ainsi qu'une terrible colère s'abattit sur Israël.
Ps 119,53.61.134.150.155.158.
Face aux impies, la fureur me prend, car ils abandonnent ta loi.
Les pièges de l'impie m'environnent, je n'oublie pas ta loi.
Rachète-moi de l'oppression des hommes, que j'observe tes préceptes.
Ceux qui poursuivent le mal s'approchent, ils s'éloignent de ta loi.
Le salut s'éloigne des impies qui ne cherchent pas tes commandements.
J'ai vu les renégats : ils me répugnent, car ils ignorent ta promesse.
Lc 18,35-43.
Comme Jésus approchait de Jéricho, un aveugle qui mendiait était assis au
bord de la route.
Entendant une foule arriver, il demanda ce qu'il y avait.
On lui apprit que c'était Jésus le Nazaréen qui passait.
Il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
Ceux qui marchaient en tête l'interpellaient pour le faire taire. Mais lui
criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! »
Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène. Quand il se fut approché,
Jésus lui demanda :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? - Seigneur, que je voie ! »
Et Jésus lui dit : « Vois. Ta foi t'a sauvé. »
A l'instant même, l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus en rendant
gloire à Dieu. Et tout le peuple, voyant cela, adressa ses louanges à Dieu.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélie 2 sur l'Evangile (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 140 rev.)
« Jésus, fils de David, aie pitié de moi »
Remarquons-le, c'est quand Jésus approche de Jéricho que l'aveugle
recouvre la vue. Jéricho signifie « lune », et dans l'Ecriture Sainte la
lune est le symbole de la chair vouée à disparaître ; à tel moment du mois
elle décroît, symbolisant le déclin de notre condition humaine vouée à la
mort. C'est donc en approchant de Jéricho que notre Créateur rend la vue à
l'aveugle. C'est en se faisant notre proche par la chair, qu'il a revêtue
avec sa mortalité, qu'il rend au genre humain la lumière que nous avions
perdue. C'est bien parce que Dieu endosse notre nature que l'homme accède à
la condition divine.
Et c'est très justement l'humanité qui est représentée par cet
aveugle, assis au bord du chemin et mendiant, car la Vérité dit d'elle-même
: « Je suis le chemin » (Jn 14,6). Celui qui ne connait pas l'éclat de la
lumière éternelle est bien un aveugle, mais s'il commence à croire au
Rédempteur, alors il est « assis au bord du chemin ». Si, tout en croyant
en lui, il néglige d'implorer le don de la lumière éternelle, s'il refuse
de le prier, il reste un aveugle au bord du chemin ; il ne se fait pas
demandeur... Que tout homme qui reconnaît les ténèbres qui font de lui un
aveugle, que tout homme qui comprend que la lumière éternelle lui fait
défaut, crie du fond de son coeur, qu'il crie de tout son esprit : « Jésus,
fils de David, aie pitié de moi. »
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