Evangile au Quotidien
lundi 07 décembre 2009
Le lundi de la 2e semaine de l'Avent
St Ambroise de Milan, évêque et docteur de l'Eglise (+ 397) - Mémoire
Commentaire du jour
Aelred de Rielvaux : « Qui peut pardonner les péchés sinon Dieu seul ? »
Les lectures du jour
Is 35,1-10.
Le désert et la terre de la soif, qu'ils se réjouissent ! Le pays aride,
qu'il exulte et fleurisse,
qu'il se couvre de fleurs des champs, qu'il exulte et crie de joie ! La
gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et de Sarône. On
verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu.
Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent,
dites aux gens qui s'affolent : « Prenez courage, ne craignez pas. Voici
votre Dieu : c'est la vengeance qui vient, la revanche de Dieu. Il vient
lui-même et va vous sauver. »
Alors s'ouvriront les yeux des aveugles et les oreilles des sourds.
Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la bouche du muet criera de
joie. L'eau jaillira dans le désert, des torrents dans les terres arides.
Le pays torride se changera en lac, la terre de la soif en eaux
jaillissantes. Dans le repaire des chacals, les broussailles deviendront
des roseaux et des joncs.
Il y aura là une chaussée, on l'appellera : Voie sacrée. L'homme impur n'y
passera pas et les insensés ne viendront pas s'y égarer.
On n'y rencontrera pas de lion, aucune bête féroce n'y surgira ; seuls les
rachetés y marcheront.
Ils reviendront, les captifs rachetés par le Seigneur, ils arriveront à
Jérusalem dans une clameur de joie, un bonheur sans fin illuminera leur
visage ; allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte
s'enfuiront.
Ps 85(84),9-10.11-12.13-14.
J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu'il dit, c'est la paix pour son
peuple et ses fidèles ; qu'ils ne reviennent jamais à leur folie !
Son salut est proche de ceux qui le craignent, et la gloire habitera notre
terre.
Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent ;
la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin.
Lc 5,17-26.
Un jour que Jésus enseignait, il y avait dans l'assistance des pharisiens
et des docteurs de la Loi, venus de tous les villages de Galilée et de
Judée, ainsi que de Jérusalem ; et la puissance du Seigneur était à
l'oeuvre pour lui faire opérer des guérisons.
Arrivent des gens, portant sur une civière un homme qui était paralysé ;
ils cherchaient à le faire entrer pour le placer devant Jésus.
Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule, ils montèrent sur le
toit et, en écartant les tuiles, ils le firent descendre avec sa civière en
plein milieu devant Jésus.
Voyant leur foi, il dit : « Tes péchés te sont pardonnés. »
Les scribes et les pharisiens se mirent à penser : « Quel est cet homme qui
dit des blasphèmes ? Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ?
»
Mais Jésus, saisissant leurs raisonnements, leur répondit : « Pourquoi
tenir ces raisonnements ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés te sont
pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur terre le
pouvoir de pardonner les péchés, je te l'ordonne, dit-il au paralysé :
lève-toi, prends ta civière et retourne chez toi. »
A l'instant même, celui-ci se leva devant eux, il prit ce qui lui servait
de lit et s'en alla chez lui en rendant gloire à Dieu.
Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu. Remplis de
crainte, ils disaient : « Aujourd'hui nous avons vu des choses
extraordinaires ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Aelred de Rielvaux (1110-1167), moine cistercien
Sermon pour la Nativité
« Qui peut pardonner les péchés sinon Dieu seul ? »
O malheureux Adam ! Que cherchais-tu de plus que la présence divine ?
Mais, ingrat, te voilà ruminant ton méfait : « Non, je serai comme Dieu ! »
(cf Gn 3,5) Quel orgueil intolérable ! Tu viens d'être fait d'argile et de
boue et, dans ton insolence, tu veux être semblable à Dieu ?... C'est ainsi
que l'orgueil a engendré la désobéissance, cause de notre malheur...
Quelle humilité pourrait compenser un tel orgueil ? Quelle obéissance
d'homme pourrait racheter une telle faute ? Captif, comment l'homme
pourrait-il libérer un captif ; impur, comment pourrait-il libérer un impur
? Ta créature va-t-elle donc périr, mon Dieu ? « Oublierais-tu d'avoir
pitié ? Renfermerais-tu ta bonté dans ta colère ? » (Ps 76,10) Oh, non ! «
--Mes pensées sont des pensées de paix, et non de malheur », dit le
Seigneur (Jr 29,11).
Hâte-toi donc, Seigneur ; viens vite ! Vois les larmes des pauvres ;
vois, « la plainte des captifs monte jusqu'à toi » (Ps 78,11). Quel temps
de bonheur, quel jour aimable et désiré, quand la voix du Père s'écrie : «
A cause de la misère des malheureux et des larmes des pauvres, maintenant
je me lève » (Ps 11,6)... Oui, « Viens nous sauver, Seigneur, viens
toi-même, car il n'y a plus de saints » (Ps 11,2).
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