26 février 2010

Evangile au Quotidien

vendredi 26 février 2010
Le vendredi de la 1re semaine de Carême

Porphyre de Gaza Evêque de Gaza, en Palestine (+ 420)



Commentaire du jour
Saint Augustin : « Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi »

Les lectures du jour

Ezéc. 18,21-28.
Parole du Seigneur. Si le méchant se détourne de tous les péchés qu'il a
commis, s'il observe tous mes commandements, s'il pratique le droit et la
justice, il ne mourra pas, il vivra.
On ne se souviendra pas des péchés qu'il a commis, il vivra à cause de la
justice qu'il a pratiquée.
Est-ce donc la mort du méchant que je désire, déclare le Seigneur, n'est-ce
pas plutôt qu'il se détourne de sa conduite et qu'il vive ?
Mais, si le juste se détourne de sa justice et fait le mal en imitant
toutes les abominations des méchants, est-ce qu'il vivra ? On ne se
souviendra plus de toute la justice qu'il avait pratiquée : à cause de son
infidélité et de son péché, il mourra !
Et pourtant vous dites : 'La conduite du Seigneur est étrange. ' Écoutez
donc, fils d'Israël : est-ce ma conduite qui est étrange ? N'est-ce pas
plutôt la vôtre ?
Si le juste se détourne de sa justice, se pervertit, et meurt dans cet
état, c'est à cause de sa perversité qu'il mourra.
Mais si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et
la justice, il sauvera sa vie.
Parce qu'il a ouvert les yeux, parce qu'il s'est détourné de ses fautes, il
ne mourra pas, il vivra.


Ps 130(129),1-2.3-4.5-6.7-8.
Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel ! Que ton oreille se fasse attentive au cri de
ma prière !
Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne.
J'espère le Seigneur de toute mon âme ; je l'espère, et j'attends sa
parole.
Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore. Plus
qu'un veilleur ne guette l'aurore,
attends le Seigneur, Israël. Oui, près du Seigneur, est l'amour ; près de
lui, abonde le rachat.
C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.


Mt 5,20-26.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne,
il leur disait : « Je vous le déclare : Si votre justice ne surpasse pas
celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume
des cieux.
Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de
meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal.
Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère
en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au
grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la
géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te
souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton
frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et
qu'on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis : tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au
dernier sou.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 357

« Si tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi »

« Dieu fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants, il
fait pleuvoir sur les justes et les injustes » (Mt 5,45). Il montre sa
patience ; il ne déploie pas encore sa toute-puissance. Toi aussi...,
renonce à la provocation, n'augmente pas le malaise de ceux qui sèment le
trouble. Es-tu ami de la paix ? Tiens-toi tranquille au-dedans de
toi-même... Laisse de côté les querelles, et tourne-toi vers la prière. Ne
réponds pas à l'injure par l'injure, mais prie pour cet homme.

Tu voudrais lui parler contre lui-même : parle à Dieu pour lui. Je ne
dis pas de te taire ; choisis l'endroit qui convient, et vois Celui à qui
tu parles, en silence, par un cri du coeur. Là où ton adversaire ne te voit
pas, là même sois bon pour lui. A cet adversaire de la paix, à cet ami de
la dispute, réponds, toi, l'ami de la paix : « Dis tout ce que tu voudras,
quelle que soit ton inimitié, tu es mon frère »...

« Tu as beau me haïr et me repousser : tu es mon frère ! Reconnais en
toi le signe de mon Père. Voici la parole de mon Père : tu es un frère
querelleur, mais tu es mon frère, car toi aussi tu dis comme moi : ' Notre
Père qui es aux cieux. ' Nous invoquons un seul Père, pourquoi ne
sommes-nous pas un ? Je t'en prie, reconnais ce que tu dis avec moi et
désavoue ce que tu fais contre moi... Nous n'avons qu'une voix devant le
Père ; pourquoi n'aurions-nous pas ensemble une seule paix ? »




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