Evangile au Quotidien
mardi 09 mars 2010
Le mardi de la 3e semaine de Carême
Ste Françoise Romaine, veuve (+ 1440), St Dominique Savio (+ 1857)
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome : Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12)
Les lectures du jour
Dn 3,25.34-43.
Azarias, condamné au supplice du feu, priait debout, au milieu de la
fournaise:
« Pour l'amour de ton nom, Seigneur, ne nous abandonne pas à jamais, ne
répudie pas ton Alliance.
Ne nous retire pas ta miséricorde, pour l'amour d'Abraham ton ami, d'Isaac
ton serviteur, d'Israël ton élu.
Tu leur as promis une descendance aussi nombreuse que les étoiles dans le
ciel, et que le sable sur le rivage de la mer.
Seigneur, nous sommes devenus le plus petit de tous les peuples, et
aujourd'hui nous sommes humiliés sur toute la terre à cause de nos péchés.
A présent, nous n'avons plus ni chef, ni prophète, ni prince, plus
d'holocauste, de sacrifice, d'oblation, plus d'offrande de l'encens, nous
n'avons plus de lieu pour t'offrir les prémices et trouver grâce auprès de
toi.
Accueille-nous cependant avec notre âme brisée et notre esprit humilié,
comme si nous présentions un holocauste de béliers et de taureaux, un
sacrifice de milliers d'agneaux gras.
Que notre sacrifice de ce jour soit aujourd'hui devant toi, et qu'il
obtienne ton pardon, car ceux qui espèrent en toi ne seront pas déçus.
Et maintenant, de tout notre coeur nous te suivons, nous te craignons et
nous recherchons ton visage.
Ne nous laisse pas dans le déshonneur, agis envers nous selon ton
indulgence et l'abondance de ta miséricorde.
Délivre-nous en renouvelant tes merveilles, glorifie ton nom, Seigneur. » (
Ps 25(24),4-5.6-7.8-9.
Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve.
C'est toi que j'espère tout le jour en raison de ta bonté, Seigneur.
Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse, ton amour qui est de toujours.
Oublie les révoltes, les péchés de ma jeunesse ; dans ton amour, ne
m'oublie pas.
Il est droit, il est bon, le Seigneur, lui qui montre aux pécheurs le
chemin.
Sa justice dirige les humbles, il enseigne aux humbles son chemin.
Mt 18,21-35.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère
commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ?
Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à
soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler
ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille
talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le
vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de
sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait :
'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. '
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa
dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait
cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant :
'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience
envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait
remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent
tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais
remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même
j'avais eu pitié de toi ? '
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout
remboursé.
C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne
pardonne pas à son frère de tout son coeur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Eglise
Homélies sur saint Matthieu, n° 61 (trad. Véricel, L'Evangile commenté, p.214)
Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12)
Le Christ nous demande donc deux choses : condamner nos péchés,
pardonner ceux des autres, faire la première chose à cause de la seconde,
qui sera alors plus facile, car celui qui pense à ses péchés sera moins
sévère pour son compagnon de misère. Et pardonner non seulement de bouche,
mais « du fond du coeur », pour ne pas tourner contre nous-mêmes le fer
dont nous croyons percer les autres. Quel mal peut te faire ton ennemi, qui
soit comparable à celui que tu te fais toi-même ?... Si tu te laisses aller
à l'indignation et à la colère, tu seras blessé non par l'injure qu'il t'a
faite, mais par le ressentiment que tu en as. Ne dis donc pas : « Il
m'a outragé, il m'a calomnié, il m'a fait quantité de misères. » Plus tu
dis qu'il t'a fait du mal, plus tu montres qu'il t'a fait du bien,
puisqu'il t'a donné occasion de te purifier de tes péchés. Ainsi, plus il
t'offense, plus il te met en état d'obtenir de Dieu le pardon de tes
fautes. Car si nous le voulons, personne ne pourra nous nuire ; même nos
ennemis nous rendent ainsi un grand service... Considère donc combien tu
retires d'avantages d'une injure soufferte humblement et avec douceur.
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