21 avril 2010

Evangile au Quotidien

mercredi 21 avril 2010
Le mercredi de la 3e semaine de Pâques

St Anselme de Cantorbéry (1033-1109)



Commentaire du jour
Baudoin de Ford : « Moi, je suis le pain de vie »

Les lectures du jour

Act. 8,1-8.
Le jour de la mort d'Etienne, éclata une violente persécution contre
l'Eglise de Jérusalem. Tous se dispersèrent dans les campagnes de Judée et
de Samarie, à l'exception des Apôtres.
Des hommes religieux ensevelirent Étienne et firent sur lui une grande
lamentation.
Quant à Saul, il cherchait à détruire l'Église, il pénétrait dans les
maisons, en arrachait hommes et femmes, et les mettait en prison.
Ceux qui s'étaient dispersés allèrent répandre partout la Bonne Nouvelle de
la Parole.
C'est ainsi que Philippe, l'un des Sept, arriva dans une ville de Samarie,
et là il proclamait le Christ.
Les foules, d'un seul coeur, s'attachaient à ce que disait Philippe, car
tous entendaient parler des signes qu'il accomplissait, ou même ils les
voyaient.
Beaucoup de possédés étaient délivrés des esprits mauvais, qui les
quittaient en poussant de grands cris. Beaucoup de paralysés et d'infirmes
furent guéris.
Et il y eut dans cette ville une grande joie.


Ps 66(65),1-3.4-5.6-7.
Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom, glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! En présence de ta
force, tes ennemis s'inclinent.
Toute la terre se prosterne devant toi, elle chante pour toi, elle chante
pour ton nom. »
Venez et voyez les hauts faits de Dieu, ses exploits redoutables pour les
fils des hommes.
Il changea la mer en terre ferme : ils passèrent le fleuve à pied sec. De
là, cette joie qu'il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance. Ses yeux observent les nations : que
les rebelles courbent la tête !


Jn 6,35-40.
Après avoir multiplié les pains, Jésus disait à la foule des Juifs : « Moi,
je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim ;
celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif.
Mais je vous l'ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi,
je ne vais pas le jeter dehors.
Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire
la volonté de celui qui m'a envoyé.
Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux
qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit
en lui obtienne la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier
jour. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Baudoin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien
Le Sacrement de l'autel, II, 3 (trad. SC 93, p.255s.)

« Moi, je suis le pain de vie »

Le Christ dit : « Qui vient à moi n'aura plus faim, qui croit en moi
n'aura plus soif »... Et le psalmiste dit : « Le pain raffermit le coeur de
l'homme » et « le vin réjouit le coeur de l'homme » (103,15). Pour ceux qui
croient en lui, le Christ est nourriture et breuvage, pain et vin. Pain qui
fortifie et raffermit..., breuvage et vin qui réjouit... Tout ce qui en
nous est fort et solide, joyeux et allègre pour accomplir les commandements
de Dieu, supporter la souffrance, exécuter l'obéissance et défendre la
justice, tout cela est force de ce pain et joie de ce vin. Bienheureux ceux
qui agissent fortement et joyeusement ! Et comme personne ne le peut de
lui-même, bienheureux ceux qui désirent avidement pratiquer ce qui est
juste et honnête, et être en toutes choses fortifiés et réjouis par celui
qui a dit : « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice » (Mt
5,6). Si le Christ est le pain et le breuvage qui assurent maintenant la
force et la joie des justes, combien plus le sera-t-il au ciel, quand il se
donnera aux justes sans mesure ?

Remarquons-le, dans les paroles du Christ..., cette nourriture qui
demeure pour la vie éternelle est appelée pain du ciel, vrai pain, pain de
Dieu, pain de vie... Pain de Dieu pour le distinguer du pain qui est fait
et préparé par le boulanger...; pain de vie, pour le distinguer de ce pain
périssable qui n'est pas la vie et ne la donne pas, mais la conserve à
peine, difficilement et pour un temps. Celui-là au contraire est la vie,
donne la vie, conserve une vie qui ne doit rien à la mort.




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