Evangile au Quotidien
samedi 17 juillet 2010
Le samedi de la 15e semaine du temps ordinaire
St Alexis ( 404), Bses Charlotte et ses compagnes, carmélites de Compiègne, martyres ( 1794)
Commentaire du jour
Origène : « Voici mon serviteur »
Les lectures du jour
Michée 2,1-5.
Malheureux ceux qui, du fond de leur lit, méditent le crime, élaborent le
mal ! Au point du jour, dès qu'ils en ont les moyens, ils l'exécutent.
S'ils convoitent des champs, ils s'en emparent ; des maisons, ils les
prennent ; ils saisissent le maître avec sa maison, l'homme avec son
héritage.
C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : Moi, je médite contre cette
engeance un malheur où ils enfonceront jusqu'au cou ; vous ne
marcherez plus la tête haute, car ce sera un temps de malheur.
Ce jour-là, on composera sur vous une fable, on chantera une lamentation
dans laquelle vous direz : « Nous sommes entièrement
dépouillés ! Notre part nous est enlevée ! Hélas ! Elle nous
échappe ! Nos champs sont partagés entre des infidèles ! »
Non, vous n'aurez plus personne qui assure, dans l'assemblée du Seigneur,
la distribution des parts.
Ps 9(9B),1-2.3-4.7-8.14.
Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ? Pourquoi te cacher aux jours
d'angoisse ?
L'impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux : ils se font prendre
aux ruses qu'il invente.
L'impie se glorifie du désir de son âme, l'arrogant blasphème, il brave le
Seigneur ;
plein de suffisance, l'impie ne cherche plus : « Dieu n'est
rien », voilà toute sa ruse.
Sa bouche qui maudit n'est que fraude et violence, sa langue, mensonge et
blessure.
Il se tient à l'affût près des villages, il se cache pour tuer l'innocent.
Des yeux, il épie le faible,
Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance, tu les prends dans ta
main ; sur toi repose le faible, c'est toi qui viens en aide à
l'orphelin.
Mt 12,14-21.
Les pharisiens se réunirent contre Jésus pour voir comment le faire périr.
Jésus, l'ayant appris, quitta cet endroit ; beaucoup de gens le
suivirent, et il les guérit tous.
Mais Jésus leur défendit vivement de le faire connaître.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé en qui j'ai mis toute ma
joie. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le
jugement.
Il ne protestera pas, il ne criera pas, on n'entendra pas sa voix sur les
places publiques.
Il n'écrasera pas le roseau froissé, il n'éteindra pas la mèche qui
faiblit, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher le jugement.
Les nations païennes mettent leur espoir en son nom.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Origène (v. 185-253), prêtre et théologien
Commentaire de l'évangile de Jean 32, 4 ; PG 14, 741-752 (trad. Evangile selon Jean, DDB 1985, p. 116)
« Voici mon serviteur »
Au cour d'un repas, Jésus se lève de table et se dépouille de ses
vêtements en prenant une apparence d'esclave, comme le montrent ces paroles
: « Il prit un linge et s'en ceignit », pour ne pas être complètement nu et
pour essuyer les pieds de ses disciples avec son propre linge (Jn 13,2-5).
Voyez à quel point s'abaisse la grandeur et la gloire du Verbe fait chair ;
pour laver les pieds de ses disciples : « Il verse de l'eau dans un bassin
». « Abraham leva les yeux et vit des hommes debout devant lui. De la
porte de sa tente, il courut à leur rencontre et se prosterna à terre en
disant : ' Seigneur, si j'ai trouvé grâce devant toi, ne passe pas sans
t'arrêter chez ton serviteur ' » (Gn 18,2-3). Mais Abraham ne prend pas
lui-même de l'eau et ne déclare pas qu'il va laver les pieds des étrangers,
parce qu'ils sont venus chez lui, mais il dit : « Qu'on apporte de l'eau et
qu'on vous lave les pieds. » Joseph lui non plus n'a pas apporté d'eau pour
laver les pieds de ses onze frères, mais c'était son intendant qui « leur
apporta de l'eau pour se laver les pieds » (Gn 43,24). Mais celui qui
a déclaré : « Je suis venu non pour être servi mais pour servir » (Mt
20,28) et a dit à juste titre : « Apprenez de moi que je suis doux et
humble de cur » (Mt 11,29), verse lui-même l'eau dans le bassin. Il savait
que personne, sauf lui, ne pouvait laver les pieds des disciples pour que
cette purification leur permette d'avoir part avec lui. L'eau, je pense,
était une parole capable de laver les pieds des disciples, quand ils
s'approchaient du bassin placé là pour eux par Jésus.
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