12 août 2010

Evangile au Quotidien

jeudi 12 août 2010
Le jeudi de la 19e semaine du temps ordinaire

Ste Jeanne de Chantal, fondatrice († 1641), Ste Clarisse, abbesse (VIème s.)



Commentaire du jour
Sainte Faustine Kowalska : « Ne devais-tu pas...avoir pitié de ton compagnon, comme j'avais eu pitié de toi ? »

Les lectures du jour

Ezéc. 12,1-12.
La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d'homme, tu habites au milieu d'une engeance de
rebelles ; ils ont des yeux pour voir, et ils ne voient pas ; des
oreilles pour entendre, et ils n'entendent pas, car c'est une engeance de
rebelles.
Quant à toi, fils d'homme, prépare-toi un sac de déporté ; pars comme
un déporté, en plein jour, devant eux, de ta maison vers un autre
lieu ; peut-être comprendront-ils alors qu'ils sont une engeance de
rebelles.
Tu sortiras ton sac, comme un sac de déporté, en plein jour, devant eux.
Toi-même, tu sortiras le soir, devant eux, comme s'en vont les déportés.
Devant eux, tu feras un trou dans le mur, et tu sortiras par là.
Devant eux, tu chargeras ton sac sur ton épaule, et tu l'emporteras dans
l'obscurité ; tu voileras ton visage si bien que tu ne verras plus le
pays : j'ai fait de toi un présage pour la maison d'Israël. »
Je fis ce qui m'avait été ordonné : en plein jour, je sortis mon sac, comme
un sac de déporté, et le soir, je fis un trou dans le mur, à la main ;
je pris mon sac dans l'obscurité, et je le chargeai sur mon épaule devant
eux.
Le lendemain matin, la parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d'homme, la maison d'Israël, cette engeance de rebelles, t'a
bien demandé : 'Qu'est-ce que tu fais là ? '
Tu leur répondras : 'Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cet oracle concerne
Jérusalem et toute la maison d'Israël qui s'y trouve.
Je suis pour vous un présage. Ce que j'ai fait, c'est cela même qui vous
sera fait : vous partirez en déportation, en captivité ;
et le prince qui est au milieu de vous chargera son sac sur son épaule, et
il sortira dans l'obscurité ; on percera le mur pour le faire
sortir ; il voilera son visage, si bien qu'il ne verra plus le pays.
' »


Ps 78(77),56-57.58-59.61-62.
Mais ils bravaient, ils tentaient le Dieu Très-Haut, ils refusaient
d'observer ses lois ;
ils déviaient comme leurs pères, ils désertaient, trahissaient comme un arc
infidèle.
Leurs hauts lieux le provoquaient, leurs idoles excitaient sa jalousie.
Dieu a entendu, il s'emporte, il écarte tout à fait Israël ;
il laisse capturer sa gloire, et sa puissance par des mains ennemies.
Il livre son peuple à l'épée, contre son héritage, il s'emporte :


Mt 18,21-35.19,1.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand
mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui
pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais
jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler
ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille
talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le
vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de
sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et
disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. '
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa
dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait
cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant :
'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends
patience envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait
remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent
tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais !
je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même
j'avais eu pitié de toi ? '
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout
remboursé.
C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne
pardonne pas à son frère de tout son cœur. »
Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se
rendit en Judée, au-delà du Jourdain.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse
Petit journal, § 163 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 102)

« Ne devais-tu pas...avoir pitié de ton compagnon, comme j'avais eu pitié de toi ? »

      Je désire me transformer tout entière en ta miséricorde et être ainsi
un vivant reflet de toi, ô Seigneur ; que le plus grand des attributs
divins, ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon cœur sur le
prochain.
      Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que
je ne soupçonne jamais ni ne juge d'après les apparences extérieures, mais
que je discerne la beauté dans l'âme de mon prochain et que je lui vienne
en aide.
      Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin
que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas
indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.
      Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que
je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j'aie pour chacun un mot
de consolation et de pardon.
      Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et
remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain
et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
      Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me
hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma
lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.
      Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que
je ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon
cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais,
vont abuser de ma bonté, et moi, je m'enfermerai dans le Cœur très
miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que ta
miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.
      C'est toi qui m'ordonnes de m'exercer aux trois degrés de la
miséricorde ; le premier : l'acte miséricordieux -- quel qu'il soit ; le
second : la parole miséricordieuse -- si je ne peux pas aider par l'action,
j'aiderai par la parole ; le troisième -- c'est la prière. Si je ne peux
pas témoigner la miséricorde ni par l'action, ni par la parole, je le
pourrai toujours par la prière. J'envoie ma prière même là où je ne puis
aller physiquement.
      O mon Jésus, transforme-moi en toi, car tu peux tout.




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