09 juin 2011

Evangile au Quotidien

jeudi 09 juin 2011
Le jeudi de la 7e semaine de Pâques

St Éphrem, diacre et docteur de l'Église (+ 373),  Sts Prime et Félicien, martyrs (+ 286)



Commentaire du jour
Saint Jean Cassien : « Pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé et que moi, aussi, je sois en eux »

Les lectures du jour

Act. 22,30.23,6-11.


Paul avait été arrêté à Jérusalem. Le lendemain, le commandant romain voulut savoir à quoi s'en tenir sur les accusations des Juifs contre lui. Il lui fit donc enlever ses chaînes, puis il convoqua les chefs des prêtres et tout le grand conseil, et fit descendre Paul pour l'amener devant eux.
Paul se rendit compte qu'il y avait là le parti des sadducéens et celui des pharisiens. Alors, devant le conseil, il déclara d'une voix forte : « Moi, frères, je suis un pharisien, fils de pharisiens. C'est à cause de notre espérance en la résurrection des morts que je passe en jugement. »
À peine eut-il dit cela qu'une dispute éclata entre pharisiens et sadducéens, et l'assemblée se divisa.
En effet, les sadducéens prétendent qu'il n'y a ni résurrection, ni ange, ni esprit, tandis que les pharisiens y croient.
Cela fit un grand vacarme. Quelques scribes du parti pharisien intervinrent pour protester vigoureusement : « Nous ne trouvons rien de mal chez cet homme. Un esprit ou un ange lui a peut-être parlé. »
La dispute devint très violente, et le commandant craignit que Paul ne se fasse écharper. Il ordonna à la troupe de descendre pour l'arracher à la mêlée et le ramener dans la forteresse.
La nuit suivante, le Seigneur vint auprès de Paul et lui dit : « Courage ! Le témoignage que tu m'as rendu à Jérusalem, il faut que tu le rendes aussi à Rome. »


Ps 16(15),1-2a.5.7-8.9-10.2b.11.


Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
J'ai dit au Seigneur : Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m'avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m'abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. 
Tu m'apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
A ta droite, éternité de délices !



Jn 17,20-26.


À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi : « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi.
Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, pour qu'ils soient un comme nous sommes un :
moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite ; ainsi, le monde saura que tu m'as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.
Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu'ils contemplent ma gloire, celle que tu m'as donnée parce que tu m'as aimé avant même la création du monde.
Père juste, le monde ne t'a pas connu, mais moi je t'ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m'as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé, et que moi aussi, je sois en eux. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Jean Cassien (v. 360-435), fondateur de monastère à Marseille
Conférences, n° 10, 6-7 ; PL 49, 827 (trad. Orval)

« Pour qu'ils aient en eux l'amour dont tu m'as aimé et que moi, aussi, je sois en eux »

Notre Sauveur a fait à son Père cette prière pour ses disciples : «
Que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et eux en nous » ; et encore : «
Que tous soient un ; comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux
aussi soient un en nous ». Cette prière se réalisera pleinement en nous
lorsque l'amour parfait dont « Dieu nous aima le premier » (1Jn 4,10) sera
passé dans le mouvement même de notre cœur selon l'accomplissement de cette
prière du Seigneur... Cela se fera lorsque tout notre amour, tout
notre désir, tout notre effort, toute notre recherche, toute notre pensée,
tout ce que nous vivons et dont nous parlons, tout ce que nous respirons ne
sera que Dieu ; lorsque l'unité présente du Père avec le Fils et du Fils
avec le Père sera passée dans notre âme et dans notre cœur -– c'est-à-dire
quand, imitant la charité vraie, pure et indestructible dont il nous aime,
nous lui serons unis nous aussi par une charité continuelle et inaltérable,
tellement attachés à lui que toute notre respiration, toute notre pensée,
tout notre langage, ne seront que lui. Ainsi parviendrons-nous, à la
fin...que le Seigneur dans sa prière souhaitait voir s'accomplir en nous :
« Que tous soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi, afin
que leur unité soit parfaite », et « Père, ceux que tu m'as donnés, je veux
que là où je suis, ils soient aussi avec moi ». C'est à cela qu'est
destiné celui qui prie dans la solitude, vers cela qu'il doit porter tout
son effort : avoir la grâce de posséder, dès cette vie, l'image de la
béatitude future et comme un avant-goût, dans son corps mortel, de la vie
et de la gloire du ciel.




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