Evangile au Quotidien
lundi 22 janvier 2007
Le lundi de la 3e semaine du temps ordinaire
St Vincent le Diacre, martyr (+ 304)
Commentaire du jour
Jean Paul II : Le péché contre l'Esprit Saint
Les lectures du jour
Heb. 9,15.24-28.
Voilà pourquoi il est le médiateur d'une Alliance nouvelle, d'un Testament
nouveau : puisqu'il est mort pour le rachat des fautes commises sous le
premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l'héritage
éternel déjà promis.
Car le Christ n'est pas entré dans un sanctuaire construit par les hommes,
qui ne peut être qu'une copie du sanctuaire véritable ; il est entré dans
le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu.
Il n'a pas à recommencer plusieurs fois son sacrifice, comme le grand
prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui
n'était pas le sien ;
car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis le
commencement du monde. Mais c'est une fois pour toutes, au temps de
l'accomplissement, qu'il s'est manifesté pour détruire le péché par son
sacrifice.
Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois, puis de
comparaître pour le jugement,
ainsi le Christ, après s'être offert une seule fois pour enlever les péchés
de la multitude, apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché,
mais pour le salut de ceux qui l'attendent.
Ps 98,1-6.
Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par
son bras très saint, par sa main puissante, il s'est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d'Israël ;
la terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ;
jouez pour le Seigneur sur la cithare, sur la cithare et tous les
instruments ;
au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur !
Mc 3,22-30.
Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est
possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il expulse les
démons. »
Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole : « Comment Satan
peut-il expulser Satan ?
Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir.
Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir.
Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas
tenir ; c'en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses
biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous
les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits.
Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le
pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit
impur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Jean Paul II
Encyclique « Dominum et vivificantem », § 46 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)
Le péché contre l'Esprit Saint
Pourquoi le blasphème contre l'Esprit Saint est-il impardonnable ? En
quel sens entendre ce blasphème ? Saint Thomas d'Aquin répond qu'il s'agit
d'un péché « irrémissible de par sa nature, parce qu'il exclut les éléments
grâce auxquels est accordée la rémission des péchés ». Selon une telle
exégèse, ce blasphème ne consiste pas à proprement parler à offenser en
paroles l'Esprit Saint ; mais il consiste à refuser de recevoir le salut
que Dieu offre à l'homme par l'Esprit Saint agissant en vertu du sacrifice
de la croix. Si l'homme refuse la « manifestation du péché », qui vient de
l'Esprit Saint (Jn 16,8) et qui a un caractère salvifique, il refuse en
même temps la « venue » du Paraclet (Jn 16,7), cette « venue » qui s'est
effectuée dans le mystère de Pâques, en union avec la puissance rédemptrice
du Sang du Christ, le Sang qui « purifie la conscience des oeuvres mortes »
(He 9,14). Nous savons que le fruit d'une telle purification est la
rémission des péchés. En conséquence, celui qui refuse l'Esprit et le Sang
(cf 1Jn 5,8) demeure dans les « oeuvres mortes », dans le péché. Et le
blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical
de cette rémission dont il est le dispensateur intime et qui présuppose la
conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le
péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans
l'autre, c'est parce que cette « non-rémission » est liée, comme à sa
cause, à la « non-pénitence », c'est-à-dire au refus radical de se
convertir... Le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis
par l'homme qui présume et revendique le « droit » de persévérer dans le
mal -- dans le péché quel qu'il soit -- et refuse par là même la
Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible,
pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des
péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là
une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint
ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même
enfermé.
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