28 janvier 2007

Evangile au Quotidien

dimanche 28 janvier 2007
Quatrième dimanche du temps ordinaire


Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)



Commentaire du jour
Saint Cyrille d'Alexandrie : « Mais lui, passant au milieux d'eux, allait son chemin »

Les lectures du jour

Jér. 1,4-5.17-19.
Le Seigneur m'adressa la parole et me dit :
« Avant même de te former dans le sein de ta mère, je te connaissais ;avant
que tu viennes au jour, je t'ai consacré ;je fais de toi un prophète pour
les peuples. »
Lève-toi, tu prononceras contre eux tout ce que je t'ordonnerai. Ne tremble
pas devant eux, sinon, c'est moi qui te ferai trembler devant eux.
Moi, je fais de toi aujourd'hui une ville fortifiée, une colonne de fer, un
rempart de bronze, pour faire face à tout le pays, aux rois de Juda et à
ses chefs, à ses prêtres et à tout le peuple.
Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec
toi pour te délivrer. Parole du Seigneur. »


Ps 71(70),5-8.15.17.19.
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse.
Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m'as choisi dès le ventre de ma
mère ; tu seras ma louange toujours !
Pour beaucoup, je fus comme un prodige ; tu as été mon secours et ma force.
Je n'avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur.
Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut ; (je n'en
connais pas le nombre).
Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse, jusqu'à présent, j'ai proclamé
tes merveilles.
Si haute est ta justice, mon Dieu, toi qui as fait de grandes choses :
Dieu, qui donc est comme toi ?


1 Co 12,31.13,1-13.
Parmi les dons de Dieu,vous cherchez à obtenir ce qu'il y a de meilleur. Eh
bien, je vais vous indiquer une voie supérieure à toutes les autres.
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la
charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit.
Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères
et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à
transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.
Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon
corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien.
La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n'est pas
envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ;
elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite
pas, ne tient pas compte du mal ;
elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la
vérité.
Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout.
La charité ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les
langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra.
Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie.
Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra.
Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je
raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui
était de l'enfant.
Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera
face à face. A présent, je connais d'une manière partielle ; mais alors je
connaîtrai comme je suis connu.
Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais
la plus grande d'entre elles, c'est la charité.


Lc 4,21-30.
Alors il se mit à leur dire : « Cette parole de l'Écriture, que vous venez
d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. »
Tous lui rendaient témoignage ; et ils s'étonnaient du message de grâce qui
sortait de sa bouche. Ils se demandaient : « N'est-ce pas là le fils de
Joseph ? »
Mais il leur dit : « Sûrement vous allez me citer le dicton : 'Médecin,
guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm
: fais donc de même ici dans ton pays !' »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophète n'est bien
accueilli dans son pays.
En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la
sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait
beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une
veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ;
pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »
A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à
un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter
en bas.
Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque, docteur de l'Église
Sur le prophète Isaïe, 5, 5; PG 70, 1352 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 394)

« Mais lui, passant au milieux d'eux, allait son chemin »

Le Christ a voulu amener à lui le monde entier et conduire à Dieu le
Père tous les habitants de la terre... Les gens venus du paganisme,
enrichis de la foi dans le Christ, ont bénéficié du divin trésor de la
proclamation qui apporte le salut. Par elle, ils sont devenus participants
du Royaume des cieux et compagnons des saints, héritiers des réalités
inexprimables (Ep 2,19.3,6)... Le Christ promet la guérison et le pardon
des péchés à ceux qui ont le coeur brisé, et il rend la vue aux aveugles.
Comment ne seraient-ils pas aveugles ceux qui ne reconnaissent pas celui
qui est le Dieu véritable ? Leur coeur n'est-il pas privé de la lumière
divine et spirituelle ? A eux, le Père envoie la lumière de la vraie
connaissance de Dieu. Appelés par la foi, ils l'ont connu ; plus encore,
ils ont été connus par lui. Alors qu'ils étaient fils de la nuit et des
ténèbres, ils sont devenus enfants de la lumière (Ep 5,8), car le jour les
a illuminés, le Soleil de justice s'est levé pour eux (Ml 3,20), et
l'étoile du matin leur est apparue dans tout son éclat (Ap 22,16).
Rien pourtant ne s'oppose à ce que nous appliquions tout ce que nous venons
de dire aux descendants d'Israël. Eux aussi, en effet, avaient le coeur
brisé, ils étaient pauvres et comme prisonniers, et remplis de ténèbres...
Mais le Christ est venu annoncer les bienfaits de son avènement,
précisément aux descendants d'Israël avant les autres, et proclamer en même
temps l'année de grâce du Seigneur (Lc 4,19) et le jour de la récompense.
L'année de grâce, c'est celle où le Christ a été crucifié pour nous. Car
c'est alors que nous sommes devenus agréables à Dieu le Père. Et nous
portons du fruit par le Christ, comme lui-même nous l'a enseigné : « Amen,
amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il
reste seul ; mais s'il meurt, il donne un fruit plus abondant » (Jn 12,24).
Il a dit encore : « Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi
tous les hommes » (Jn 12,32). En vérité, il a repris vie le troisième jour,
après avoir foulé aux pieds la puissance de la mort. Puis il a dit aux
saints disciples: « Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,18-19).




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