Evangile au Quotidien
mardi 20 mars 2007
Le mardi de la 4e semaine de Carême
St Herbert, ermite (+ 687)
Commentaire du jour
Saint Augustin : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
Les lectures du jour
Ezéc. 47,1-9.12.
L'homme qui me guidait me fit revenir à l'entrée du Temple, et voici : sous
le seuil du Temple, de l'eau jaillissait en direction de l'orient, puisque
la façade du Temple était du côté de l'orient. L'eau descendait du côté
droit de la façade du Temple, et passait au sud de l'autel.
L'homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par
l'extérieur, jusqu'à la porte qui regarde vers l'orient, et là encore l'eau
coulait du côté droit.
L'homme s'éloigna vers l'orient, un cordeau à la main, et il mesura une
distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l'eau : j'en avais
jusqu'aux chevilles.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l'eau : j'en avais
jusqu'aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j'en
avais jusqu'aux reins.
Il en mesura encore mille : c'était un torrent que je ne pouvais traverser,
car l'eau avait grossi, il aurait fallu nager : c'était un fleuve
infranchissable.
Alors il me dit : « As-tu vu, fils d'homme ? » Il m'emmena, puis il me
ramena au bord du torrent.
Et, au retour, voici qu'il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des
arbres en grand nombre.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l'orient, elle descend dans
la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit
les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et
foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce
qu'elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d'arbres fruitiers
pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne
manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette
eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles
un remède.
Ps 46(45),2-3.5-6.8-10.
Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours
offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée, si les montagnes
s'effondrent au creux de la mer ;
Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des
demeures du Très-Haut.
Dieu s'y tient : elle est inébranlable ; quand renaît le matin, Dieu la
secourt.
Il est avec nous, le Seigneur de l'univers ; citadelle pour nous, le Dieu
de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur, comme il couvre de ruines la terre.
Il détruit la guerre jusqu'au bout du monde, il casse les arcs, brise les
lances, incendie les chars :
Jn 5,1-16.
Après cela, à l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on
appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades : aveugles, boiteux et
paralysés.
Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis
longtemps, lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans
la piscine au moment où l'eau bouillonne ; et pendant que j'y vais, un
autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait
!Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri : « C'est le sabbat ! Tu
n'as pas le droit de porter ton brancard. »
Il leur répliqua : « Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit :
'Prends ton brancard, et marche !' »
Ils l'interrogèrent : « Quel est l'homme qui t'a dit : 'Prends-le, et
marche' ? »
Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas ; en effet, Jésus s'était
éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en
bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. »
L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la
santé.
Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le
jour du sabbat.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 124
« Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
Les miracles du Christ sont des symboles des différentes
circonstances de notre salut éternel
; cette piscine est le symbole du don
précieux que nous fait le Verbe du Seigneur. En peu de mots, cette eau,
c'est le peuple juif ; les cinq portiques, c'est la Loi écrite par Moïse en
cinq livres. Cette eau était donc entourée par cinq portiques, comme le
peuple par la Loi qui le contenait. L'eau qui s'agitait et se troublait,
c'est la Passion du Sauveur au milieu de ce peuple. Celui qui descendait
dans cette eau était guéri, mais un seul, pour figurer l'unité. Ceux qui ne
peuvent pas supporter qu'on leur parle de la Passion du Christ sont des
orgueilleux ; ils ne veulent pas descendre et ne sont pas guéris. « Quoi,
dit cet homme hautain, croire qu'un Dieu s'est incarné, qu'un Dieu est né
d'une femme, qu'un Dieu a été crucifié, flagellé, qu'il a été couvert de
plaies, qu'il est mort et a été enseveli ? Non, jamais je ne croirais à ces
humiliations d'un Dieu, elles sont indignes de lui ». Laissez parler
ici votre coeur plutôt que votre tête. Les humiliations d'un Dieu
paraissent indignes aux arrogants, c'est pourquoi ils sont bien éloignés de
la guérison. Gardez-vous donc de cet orgueil ; si vous désirez votre
guérison, acceptez de descendre. Il y aurait de quoi s'alarmer, si on vous
disait que le Christ a subi quelque changement en s'incarnant. Mais non
votre Dieu reste ce qu'il était, n'ayez aucune crainte ; il ne périt pas et
il vous empêche vous-même de périr. Oui, il demeure ce qu'il est ; il naît
d'une femme, mais c'est selon la chair
C'est comme homme qu'il a été
saisi, garrotté, flagellé, couvert d'outrages, enfin crucifié et mis à
mort. Pourquoi vous effrayer ? Le Verbe du Seigneur demeure éternellement.
Celui qui repousse ces humiliations d'un Dieu ne veut pas être guéri de
l'enflure mortelle de son orgueil. Par son incarnation, notre Seigneur
Jésus Christ a donc rendu l'espérance à notre chair. Il a pris les fruits
trop connus et si communs de cette terre, la naissance et la mort. La
naissance et la mort, voilà, en effet, des biens que la terre possédait en
abondance ; mais on n'y trouvait ni la résurrection, ni la vie éternelle.
Il a trouvé ici les fruits malheureux de cette terre ingrate, et il nous a
donné en échange les biens de son royaume céleste.
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