07 avril 2007

Evangile au Quotidien

samedi 07 avril 2007
Le samedi saint - Dimanche de Pâques : Veillée Pascale

Samedi Saint, Vigile Pascale
Saint Jean-Baptiste de La Salle (+ 1719), Bienheureux Hermann-Joseph (+ 1230)



Commentaire du jour
Astérius d'Amasée : « Tu fais resplendir cette nuit très sainte par la gloire de la Résurrection du Seigneur » (Collecte)

Les lectures du jour

Ex. 14,15-31.15,1.
Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils
d'Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras contre la mer, fends-la en deux, et que
les fils d'Israël pénètrent dans la mer à pied sec.
Et moi, je vais endurcir le coeur des Égyptiens : ils pénétreront derrière
eux dans la mer ; je triompherai, pour ma gloire, de Pharaon et de toute
son armée, de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand j'aurai triomphé, pour
ma gloire, de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. »
L'ange de Dieu, qui marchait en avant d'Israël, changea de place et se
porta à l'arrière. La colonne de nuée quitta l'avant-garde et vint se
placer à l'arrière,
entre le camp des Égyptiens et le camp d'Israël. Cette nuée était à la fois
ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne
purent se rencontrer.
Moïse étendit le bras contre la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la
nuit par un fort vent d'est, et il mit la mer à sec. Les eaux se fendirent,
et les fils d'Israël pénétrèrent dans la mer à pied sec, les eaux formant
une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent et pénétrèrent derrière eux - avec tous les
chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers - jusqu'au milieu de la mer.
Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de
feu et de nuée, l'armée des Égyptiens, et il la mit en déroute.
Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les
conduire. Les Égyptiens s'écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c'est le
Seigneur qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras contre la mer : que les eaux
reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras contre la mer. Au point du jour, la mer reprit sa
place ; dans leur fuite, les Égyptiens s'y heurtèrent, et le Seigneur les
précipita au milieu de la mer.
Les eaux refluèrent et recouvrirent toute l'armée de Pharaon, ses chars et
ses guerriers, qui avaient pénétré dans la mer à la poursuite d'Israël. Il
n'en resta pas un seul.
Mais les fils d'Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les
eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l'Égypte, et Israël vit
sur le bord de la mer les cadavres des Égyptiens.
Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre
l'Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et
dans son serviteur Moïse.
Alors Moïse et les fils d'Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :Je
veux chanter au Seigneur :superbe est sa victoire !cheval et cavalier, il
les jette à la mer !


Ex. 15,2-6.10.11.17.
Il est ma force, il est mon chant ; je lui dois le salut !il est mon Dieu,
et je l'admire, Dieu de mon père, et je l'exalte,
le Seigneur est un guerrier ;son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon, il les pousse à la mer ;son élite de capitaine sa
sombré dans la mer Rouge ;
les abîmes les recouvrent ;ils ont coulé dans les bas-fonds.
Tu as soufflé ton haleine, la mer les a couverts, ils ont coulé comme du
plomb dans les eaux redoutables.
Qui est comme toi, Seigneur, parmi les dieux, qui est comme toi, magnifique
en sainteté, formidable en exploits, auteur de prodiges ?
tu le mèneras et le planteras, sur la montagne, ton héritage, au lieu dont
tu fis, Seigneur, ta demeure,


Rm 6,3-11.
Ne le savez-vous donc pas : nous tous, qui avons été baptisés en Jésus
Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés.
Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui,
c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le
Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts.
Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à
la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la
sienne.
Nous le savons : l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec
lui pour que cet être de péché soit réduit à l'impuissance, et qu'ainsi
nous ne soyons plus esclaves du péché.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous
vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet : ressuscité d'entre les morts, le Christ ne meurt
plus ; sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir.
Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ;
lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.
De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour
Dieu en Jésus Christ.


Lc 24,1-12.
Le premier jour de la semaine, de grand matin, les femmes se rendirent au
sépulcre, portant les aromates qu'elles avaient préparés.
Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau.
Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
Elles ne savaient que penser, lorsque deux hommes se présentèrent à elles,
avec un vêtement éblouissant.
Saisies de crainte, elles baissaient le visage vers le sol. Ils leur dirent
: « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?
Il n'est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu'il vous a dit
quand il était encore en Galilée :
'Il faut que le Fils de l'homme soit livré aux mains des pécheurs, qu'il
soit crucifié et que, le troisième jour, il ressuscite.' »
Alors elles se rappelèrent ses paroles.
Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les
autres.
C'étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres
femmes qui les accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres.
Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas.
Pierre cependant courut au tombeau ; mais en se penchant, il ne vit que le
linceul. Il s'en retourna chez lui, tout étonné de ce qui lui était arrivé.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Astérius d'Amasée (?-vers 410), évêque
Homélie 19 sur le psaume 15 (trad. coll. Icthus, vol. 10, p.137)

« Tu fais resplendir cette nuit très sainte par la gloire de la Résurrection du Seigneur » (Collecte)

Aujourd'hui l'Eglise, l'héritière, est dans l'allégresse. Son époux,
le Christ, qui a souffert, vient de ressusciter… Réjouis-toi, Eglise,
Epouse du Christ ! La résurrection de ton Epoux t'a relevée de terre où les
passants te foulaient aux pieds… Ô merveille !… Une seule graine a été
semée, et le monde entier s'en est nourri. Comme un homme, il a été immolé
; comme un Dieu, il a été rendu à la vie et il donne la vie à la terre…
Comme un agneau, il a été égorgé, et comme un berger, par le bâton de sa
croix, il a dispersé le troupeau des démons. Comme une bougie sur le
chandelier, il s'est éteint sur la croix, et comme un soleil, il s'est levé
du tombeau. On a vu s'accomplir deux prodiges : le jour s'est obscurci
lorsque le Christ a été crucifié, et à sa résurrection, la nuit a brillé
comme le jour. Pourquoi le jour s'est-il obscurci ? Parce que, comme il est
écrit, « Il fit des ténèbres son voile » (Ps 17,12). Pourquoi la nuit
a-t-elle brillé comme le jour ? Parce que, comme le disait le prophète, «
Les ténèbres ne sont point ténèbres devant toi et la nuit comme le jour
illumine » (Ps 138,12). Ô nuit, plus claire que le jour ! Nuit plus
lumineuse que le soleil ! Nuit plus blanche que la neige, plus brillante
que nos flambeaux, plus douce que le paradis ! Ô nuit qui ne connais point
de ténèbres, tu chasses tout sommeil et nous fais veiller avec les anges !
Nuit pascale, frayeur des démons, attendue une année durant ! Nuit nuptiale
de l'Église, qui fais naître les nouveaux baptisés et dépouilles le démon
endormi ! Nuit où l'héritier introduit ses co-héritiers dans l'héritage !




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