Evangile au Quotidien
mercredi 04 avril 2007
Le mercredi saint
Mercredi Saint
Saint Isidore (560-639)
Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nazianze : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? »
Les lectures du jour
Is 50,4-9.
Dieu mon Seigneur m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire,
pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus. La
Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que
j'écoute comme celui qui se laisse instruire.
Le Seigneur Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui
m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas protégé mon visage des outrages et des
crachats.
Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c'est pourquoi je ne suis pas
atteint par les outrages, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme
pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, celui qui me justifie. Quelqu'un veut-il plaider contre moi
? Comparaissons ensemble. Quelqu'un a-t-il une accusation à porter contre
moi ? Qu'il s'avance !
Voici le Seigneur Dieu qui vient prendre ma défense : qui donc me
condamnera ?
Ps 69(68),8-10.21-22.31.33-34.
C'est pour toi que j'endure l'insulte, que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère.
L'amour de ta maison m'a perdu ; on t'insulte, et l'insulte retombe sur
moi.
L'insulte m'a broyé le coeur, le mal est incurable ; j'espérais un secours,
mais en vain, des consolateurs, je n'en ai pas trouvé.
A mon pain, ils ont mêlé du poison ; quand j'avais soif, ils m'ont donné du
vinaigre.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique, je vais le magnifier, lui
rendre grâce.
Les pauvres l'ont vu, ils sont en fête : « Vie et joie, à vous qui cherchez
Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles, il n'oublie pas les siens emprisonnés.
Mt 26,14-25.
Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des
prêtres
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui
proposèrent trente pièces d'argent.
Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent
dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas
pascal ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : 'Le Maître te
fait dire : Mon temps est proche ; c'est chez toi que je veux célébrer la
Pâque avec mes disciples.'»
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la
Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous
va me livrer. »
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »
Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi,
celui-là va me livrer.
Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais
malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux
que cet homme-là ne soit pas né ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? »
Jésus lui répond : « C'est toi qui l'as dit ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque, docteur de l'Église
Sermon 45, 23-24 ; PG 36, 654 C - 655 D (trad. Orval)
« Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? »
Nous allons participer à la fête de Pâques. Nous le ferons maintenant
encore de manière symbolique, mais plus clairement déjà que sous l'ancienne
Loi, car cette Pâque-là était, si j'ose dire, une image obscure du symbole
lui-même...
Prenons part à cette fête rituelle de manière évangélique et non
littérale, de façon parfaite et non inachevée, pour l'éternité et non pour
un instant. Prenons comme capitale, non pas la Jérusalem terrestre, mais la
cité céleste, non celle qui est maintenant foulée aux pieds par les armées,
mais celle qui est magnifiée par les anges. Sacrifions, non pas de jeunes
taureaux ni des béliers portant cornes et sabots (Ps 68,32), plus morts que
vivants et dépourvus d'intelligence, mais offrons à Dieu un sacrifice de
louange (Ps 49,14) sur l'autel céleste en union avec les choeurs du ciel.
Écartons le premier voile, avançons-nous jusqu'au second et portons nos
regards vers le Saint des saints. Je dirai davantage : immolons-nous
nous-mêmes à Dieu ; mieux, offrons-lui chaque jour chacun de nos
mouvements. Acceptons tout à cause du Verbe. Montons avec empressement sur
la croix : ses clous sont doux, même s'ils sont extrêmement douloureux.
Mieux vaut souffrir avec le Christ et pour le Christ que de vivre dans les
délices avec d'autres.
Si tu es Simon de Cyrène, prends la croix et suis le Christ. Si tu es
crucifié avec lui comme un larron, fais comme le bon larron : reconnais
Dieu... Si tu es Joseph d'Arimathie, réclame le corps à celui qui l'a fait
crucifier ; fais tienne la purification du monde. Et si tu es Nicodème, ce
serviteur nocturne de Dieu, viens ensevelir ce corps et le parfumer avec de
la myrrhe. Si tu es l'une ou l'autre Marie ou Salomé ou Jeanne, pleure dès
le point du jour. Sois le premier à voir la pierre du tombeau enlevée,
peut-être même les anges ou Jésus en personne.
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