25 mars 2007

Evangile au Quotidien

dimanche 25 mars 2007
Cinquième dimanche de Carême






Commentaire du jour
Saint Syméon le Nouveau Théologien : « Moi non plus, je ne te condamne pas… Moi, je suis la lumière du monde » (Jn 8,11-12)

Les lectures du jour

Is 43,16-21.
Ainsi parle le Seigneur, lui qui fit une route à travers la mer, un sentier
au milieu des eaux puissantes,
lui qui mit en campagne des chars et des chevaux, des troupes et de
puissants guerriers ; et les voilà couchés pour ne plus se relever, ils se
sont éteints, ils se sont consumés comme une mèche. Le Seigneur dit :
Ne vous souvenez plus d'autrefois, ne songez plus au passé.
Voici que je fais un monde nouveau : il germe déjà, ne le voyez-vous pas ?
Oui, je vais faire passer une route dans le désert, des fleuves dans les
lieux arides.
Les bêtes sauvages me rendront gloire - les chacals et les autruches -
parce que j'aurai fait couler de l'eau dans le désert, des fleuves dans les
lieux arides, pour désaltérer le peuple, mon élu.
Ce peuple que j'ai formé pour moi redira ma louange.


Ps 126(125),1-6.
Quand le Seigneur ramena les captifs à Sion, nous étions comme en rêve !
Alors notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie ;
alors on disait parmi les nations : « Quelles merveilles fait pour eux le
Seigneur ! »
Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête !
Ramène, Seigneur, nos captifs, comme les torrents au désert.
Qui sème dans les larmes moissonne dans la joie :
il s'en va, il s'en va en pleurant, il jette la semence ; il s'en vient, il
s'en vient dans la joie, il rapporte les gerbes.


Philip. 3,8-14.
Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse
tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j'ai
tout perdu ; je considère tout comme des balayures, en vue d'un seul
avantage, le Christ,
en qui Dieu me reconnaîtra comme juste. Cette justice ne vient pas de
moi-même - c'est-à-dire de mon obéissance à la loi de Moïse - mais de la
foi au Christ : c'est la justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la
foi.
Il s'agit de connaître le Christ, d'éprouver la puissance de sa
résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en reproduisant
en moi sa mort,
dans l'espoir de parvenir, moi aussi, à ressusciter d'entre les morts.
Certes, je ne suis pas encore arrivé, je ne suis pas encore au bout, mais
je poursuis ma course pour saisir tout cela, comme j'ai moi-même été saisi
par le Christ Jésus.
Frères, je ne pense pas l'avoir déjà saisi. Une seule chose compte :
oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l'avant,
je cours vers le but pour remporter le prix auquel Dieu nous appelle
là-haut dans le Christ Jésus.


Jn 8,1-11.
Jésus s'était rendu au mont des Oliviers ;
de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il
s'assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en
train de commettre l'adultère. Ils la font avancer,
et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit
d'adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi,
qu'en dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser.
Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol.
Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui
d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la
pierre. »
Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol.
Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en
commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de
lui.
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-il donc ? Alors, personne
ne t'a condamnée ? »
Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus,
je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Syméon le Nouveau Théologien (vers 949-1022), moine orthodoxe
Hymne 45 (trad. SC 196, p. 103s)

« Moi non plus, je ne te condamne pas… Moi, je suis la lumière du monde » (Jn 8,11-12)

O mon Dieu qui aimes à pardonner, mon Créateur,
fais grandir sur moi l'éclat de ton inaccessible lumière
pour emplir de joie mon coeur.
Ah! ne t'irrite pas! ah! ne m'abandonne pas!
mais fais resplendir mon âme de ta lumière,
car ta lumière, ô mon Dieu, c'est toi…

Je me suis écarté de la route droite, de la route divine,
et je suis tombé lamentablement de la gloire qui m'avait été donnée.
J'ai été dépouillé de la robe lumineuse, la robe divine,
et, tombé dans les ténèbres, je gis maintenant dans les ténèbres,
et je ne sais pas que je suis privé de lumière...
Car si tu as brillé d'en haut, si tu es apparu dans l'obscurité,
si tu es venu dans le monde, ô Miséricordieux, si tu as voulu
vivre avec les hommes, selon notre condition, par amour pour l'homme,
si…tu t'es dit la Lumière du monde (Jn 8,12)
et que nous, nous ne te voyons pas,
n'est-ce pas que nous sommes totalement aveugles
et plus malheureux que des aveugles, ô mon Christ ?…

Mais toi, qui es tous les biens, tu les donnes sans cesse
à tes serviteurs, à ceux qui voient ta lumière…
Qui te possède, réellement possède en toi toute chose.
Que je ne sois pas privé de toi, Maître ! que je ne sois pas privé de toi,
Créateur !
Que je ne sois pas privé de toi, Miséricordieux, moi l'humble étranger...
Je t'en prie, place-moi avec toi,
même si j'ai multiplié les péchés plus que tous les hommes.
Reçois ma prière comme celle du publicain (Lc 18,13),
comme celle de la prostituée (Lc 7,38), Maître, même si je ne pleure pas
comme elle...
N'es-tu pas source de pitié, fontaine de miséricorde
et fleuve de bonté : à ce titre, aie pitié de moi !
Oui, toi qui as eu les mains, toi qui as eu les pieds cloués sur la croix,
et ton côté percé par la lance, Très Compatissant,
aie pitié de moi et arrache-moi au feu éternel…
Qu'en ce jour je me tienne sans condamnation devant toi
pour être accueilli au dans ta salle des noces
où je partagerai ton bonheur, mon bon Maître,
dans la joie inexprimable, pour tous les siècles. Amen




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