Evangile au Quotidien
mardi 27 mars 2007
Le mardi de la 5e semaine de Carême
St Habib d'Urfa, diacre (+ 322)
Commentaire du jour
Saint Bernard : « Quand vous aurez élevé le fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, Je suis »
Les lectures du jour
Nb 21,4-9.
Au cours de sa marche à travers le désert, le peuple d'Israël, à bout de
courage,
récrimina contre Dieu et contre Moïse : « Pourquoi nous avoir fait monter
d'Égypte ? Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n'y a ni
pain ni eau ? Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »
Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure
brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d'Israël.
Le peuple vint vers Moïse et lui dit : « Nous avons péché, en récriminant
contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu'il
éloigne de nous les serpents. »
Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : « Fais-toi un
serpent, et dresse-le au sommet d'un mât : tous ceux qui auront été mordus,
qu'ils le regardent, et ils vivront ! »
Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d'un mât. Quand un
homme était mordu par un serpent, et qu'il regardait vers le serpent de
bronze, il conservait la vie !
Ps 102(101),2-3.16-21.
Seigneur, entends ma prière : que mon cri parvienne jusqu'à toi !
Ne me cache pas ton visage le jour où je suis en détresse ! Le jour où
j'appelle, écoute-moi ; viens vite, réponds-moi !
Les nations craindront le nom du Seigneur, et tous les rois de la terre, sa
gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion, quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié, il n'aura pas méprisé sa prière.
Que cela soit écrit pour l'âge à venir, et le peuple à nouveau créé
chantera son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ; du ciel, il
regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs et libérer ceux qui devaient mourir. »
Jn 8,21-30.
Jésus leur dit encore : « Je m'en vais ; vous me chercherez, et vous
mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y
aller. »
Les Juifs disaient : « Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit : 'Là où moi
je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller' ? »
Il leur répondit : « Vous, vous êtes d'en bas ; moi, je suis d'en haut.
Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.
C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en
effet, vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »
Ils lui demandaient : « Qui es-tu donc ? » Jésus leur répondit : « Je n'ai
pas cessé de vous le dire.
J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui
qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je
dis pour le monde. »
Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père.
Jésus leur déclara : « Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors
vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien par moi-même,
mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné.
Celui qui m'a envoyé est avec moi ; il ne m'a pas laissé seul parce que je
fais toujours ce qui lui plaît. »
Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermons divers, n° 22 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 104 rev.)
« Quand vous aurez élevé le fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, Je suis »
Au Christ Jésus tu dois toute ta vie, puisqu'il a donné sa vie pour
ta vie, et que lui a supporté d'amers tourments pour que toi tu ne
supportes pas de tourments éternels. Que pourrait-il y avoir pour toi de
dur et d'effrayant, quand tu te souviendras que celui qui était de
condition divine au jour de son éternité, avant que naisse l'aurore, dans
la splendeur des saints, lui, la splendeur et l'image de la substance de
Dieu, est venu dans ta prison, s'enfoncer jusqu'au cou, comme il est dit,
dans la profondeur de ta boue ? (Ph 2,6;Ps 109,3;He 1,3;Ps 68,3)
Qu'est-ce qui ne te semblera pas doux, lorsque tu auras rassemblé
dans ton coeur toutes les amertumes de ton Seigneur et te rappelleras
d'abord les contraintes de son enfance, puis les fatigues de sa
prédication, les tentations de ses jeûnes, ses veilles dans la prière, ses
larmes de compassion, les embûches qu'on a dressées contre lui
et puis les
injures, les crachats, les soufflets, les fouets, la dérision, les
moqueries, les clous, et tout ce qu'il a supporté pour notre salut ?
Quelle compassion imméritée, quel amour gratuit ainsi prouvé, quelle
estime inattendue, quelle douceur stupéfiante, quelle invincible bonté ! Le
roi de gloire (Ps 23) crucifié pour un esclave si méprisable ! Qui a jamais
rien entendu de tel, qui n'a rien vu de pareil ? « Car à peine quelqu'un
mourrait-il pour un juste » (Rm 5,7). Mais lui, c'est pour des ennemis et
des injustes qu'il est mort, choisissant de quitter le ciel pour nous
ramener au ciel, lui, le doux ami, le sage conseiller, le ferme soutien.
Que rendrais-je au Seigneur pour tout ce qu'il m'a donné ? (Ps 115,3)
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