31 mars 2007

Evangile au Quotidien

samedi 31 mars 2007
Le samedi de la 5e semaine de Carême

Saint Benjamin (+420)



Commentaire du jour
Saint Bernard : « Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple »

Les lectures du jour

Ezéc. 37,21-28.
Tu diras aux gens de ton peuple : Ainsi parle le Seigneur Dieu : J'irai
prendre les fils d'Israël parmi les nations où ils sont allés. Je vais les
rassembler de partout et les ramener sur leur terre.
J'en ferai une seule nation dans le pays, sur les montagnes d'Israël. Ils
n'auront tous qu'un seul roi ; ils ne formeront plus deux nations ; ils ne
seront plus divisés en deux royaumes.
Ils ne vont plus se souiller avec leurs idoles et leurs horreurs, avec
toutes leurs révoltes. Je les sauverai en les retirant des lieux où ils ont
péché, je les purifierai. Ils seront mon peuple et je serai leur Dieu.
Mon serviteur David régnera sur eux ; ils n'auront tous qu'un seul berger ;
ils obéiront à mes décrets, ils observeront fidèlement mes commandements.
Ils habiteront le pays que j'ai donné à mon serviteur Jacob, le pays que
leurs pères ont habité. Ils l'habiteront, eux-mêmes et leurs enfants, et
les enfants de leurs enfants, pour toujours. David, mon serviteur, sera
leur prince pour toujours.
Je conclurai avec eux une Alliance de paix, une Alliance éternelle. Je les
rétablirai, je les multiplierai, je mettrai mon sanctuaire au milieu d'eux
pour toujours.
Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
Alors les nations sauront que je suis le Seigneur, celui qui sanctifie
Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d'eux pour toujours. »


Jér. 31,10-13.
Écoutez, nations, la parole du Seigneur, annoncez-la dans les îles
lointaines :celui qui disperse Israël le rassemblera et le gardera, comme
un berger son troupeau.
Car le Seigneur a racheté Jacob, l'a délivré de la main d'un plus fort.
Ils viendront, hurlant de joie, au mont Sion, ils afflueront vers les biens
du Seigneur.
Et la jeune fille prend plaisir à la danse, jeunes et vieux sont dans la
joie ;je vais changer leur affliction en allégresse, les consoler, les
réjouir après leur peine.


Jn 11,45-57.
Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce
que faisait Jésus, crurent en lui.
Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce
qu'il avait fait.
Les chefs des prêtres et les pharisiens convoquèrent donc le grand conseil
; ils disaient : « Qu'allons-nous faire ? Cet homme accomplit un grand
nombre de signes.
Si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui, et
les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »
Alors, l'un d'entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là,
leur dit : « Vous n'y comprenez rien ;
vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu'un seul homme
meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu'il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, comme il était grand
prêtre cette année-là, il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir
pour la nation.
Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler
dans l'unité les enfants de Dieu dispersés.
A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir.
C'est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs ; il
partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il
séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque des Juifs approchait, et beaucoup montèrent de la campagne à
Jérusalem pour se purifier avant la fête.
Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux : «
Qu'en pensez-vous ? Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres :
quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu'on puisse
l'arrêter.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 28 sur le Cantique des cantiques (trad. Solms, Christs romans, Zodiaque 1963, p. 147 rev.)

« Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple »

Afin de blanchir la multitude, un seul s'est laissé noircir…, car «
il est bon, dit l'Ecriture, qu'un seul homme meure pour le peuple ». Il est
bon qu'un seul prenne « la ressemblance de la chair de péché » (Rm 8,3), et
que toute la race ne soit pas condamnée pour le péché. La splendeur de
l'essence divine se voile donc en la forme d'esclave, pour sauver la vie de
l'esclave. L'éclat de la vie éternelle s'assombrit dans la chair pour
purifier la chair. Pour éclairer les fils des hommes, le plus beau des
enfants des hommes (Ps 44,3) doit s'obscurcir dans sa Passion, accepter la
honte de la croix. Exsangue dans la mort, qu'il perde toute beauté, tout
honneur, pour s'acquérir, belle et glorieuse, son Epouse sans tache ni
ride, l'Église (Ep 5,27).

Mais sous cette tente noire (Ct 1,5)…, je reconnais le roi… Je le
reconnais et je l'embrasse. Je vois sa gloire qui est à l'intérieur ; je
devine l'éclat de sa divinité, la beauté de sa force, la splendeur de sa
grâce, la pureté de son innocence. La couleur misérable de l'infirmité
humaine le couvre ; son visage est comme caché, défait, à l'heure où pour
nous ressembler il est éprouvé comme nous, mais n'a pas péché.

Je reconnais aussi la forme de notre nature souillée, je reconnais
cette tunique de peau, le vêtement de nos premiers parents (Gn 3,21). Mon
Dieu s'en est revêtu, prenant la forme de l'esclave, devenu semblable aux
hommes (Ph 2,7) et habillé comme eux. Sous cette peau de chevreau, signe du
péché, dont se couvrit Jacob (Gn 27,16), je reconnais la main qui n'a pas
péché, la nuque jamais courbée sous l'emprise du mal. Je sais, Seigneur,
que par nature tu es doux, humble de coeur, abordable, paisible, souriant,
toi qui as été « oint de l'huile de joie plus que tes compagnons » (Mt
11,29;Ps 44,8). D'où te vient donc cette rude ressemblance d'Esaü, cette
affreuse apparence du péché ? Ah, c'est la mienne !... Je reconnais mon
bien, et sous mon visage je vois mon Dieu, mon Sauveur.




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