Evangile au Quotidien
mardi 10 avril 2007
Le mardi de Pâques
Mardi de Pâques
Saint Michel des Saints (1591-1624), Saint Fulbert (960-1029)
Commentaire du jour
Saint Anselme : « Pourquoi pleures-tu ? »
Les lectures du jour
Act. 2,36-41.
Que tout le peuple d'Israël en ait la certitude : ce même Jésus que vous
avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ. »
Ceux qui l'entendaient furent remués jusqu'au fond d'eux-mêmes ; ils dirent
à Pierre et aux autres Apôtres : « Frères, que devons-nous faire ? »
Pierre leur répondit : « Convertissez-vous, et que chacun de vous se fasse
baptiser au nom de Jésus Christ pour obtenir le pardon de ses péchés. Vous
recevrez alors le don du Saint-Esprit.
C'est pour vous que Dieu a fait cette promesse, pour vos enfants et pour
tous ceux qui sont loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. »
Pierre trouva encore beaucoup d'autres paroles pour les adjurer, et il les
exhortait ainsi : « Détournez-vous de cette génération égarée, et vous
serez sauvés. »
Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre se firent baptiser.
La communauté s'augmenta ce jour-là d'environ trois mille personnes.
Ps 33(32),4-5.18-20.22.
Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; il est fidèle en tout ce
qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ; la terre est remplie de son amour.
Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son
amour,
pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.
Nous attendons notre vie du Seigneur : il est pour nous un appui, un
bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi !
Jn 20,11-18.
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se
penche vers l'intérieur, tout en larmes,
et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux
anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : «
On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. »
Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais
elle ne savait pas que c'était Jésus.
Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le
prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté,
dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »
Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : «
Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.
Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le
Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon
Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »
Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le
Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l'Église
74ème oraison, PL 158, 1010-1012
« Pourquoi pleures-tu ? »
« Femme, pourquoi pleures-tu ? » Seigneur très aimant, comment
cherches-tu à savoir pourquoi elle pleure ? Ne t'avait-elle pas vu immolé
cruellement, percé de clous, suspendu au gibet comme un brigand, livré aux
railleries des impies ? Comment donc peux-tu lui dire : « Femme, pourquoi
pleures-tu ? » Elle n'avait pas pu t'arracher à la mort, et elle voudrait
au moins embaumer ton corps, pour le garder le plus longtemps possible de
toute corruption... Et voilà que, pour comble, elle croit perdu ce corps
qu'elle avait la joie de posséder encore. Avec lui tout espoir s'est
évanoui pour elle, si elle n'a plus ce qu'elle voulait garder en souvenir
de toi. Comment peux-tu donc lui demander à cet instant : « Femme pourquoi
pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »
O bon Seigneur, c'est ta disciple fidèle, rachetée par ton sang, qui
est tourmentée du désir de te voir. Vas-tu permettre longtemps une telle
peine ? Maintenant que tu échappes à la corruption, as-tu perdu toute
compassion ? Parvenu à l'immortalité, as-tu oublié la miséricorde ? Non, ta
douce bonté, Ami, te fait intervenir sans retard, pour que celle qui pleure
son Seigneur ne cède pas à l'amertume du coeur.
« Marie ! » O Seigneur, tu as appelé ta servante par son nom
familier, et elle reconnaît tout de suite la voix familière de son
Seigneur. « Marie. » Parole si douce, si débordante de tendresse et d'amour
! Il t'est impossible, Maître, de dire plus bref et plus fort : « Marie !
Je sais qui tu es. Je sais ce que tu veux. Me voici ! Ne pleure plus. Me
voici, moi que tu cherches. » Aussitôt, les larmes changent de nature :
comment pourraient-elles s'arrêter, maintenant qu'elles jaillissent d'un
coeur en fête ?
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
* L'Evangile au Quotidien est à la recherche de traducteurs bénévoles.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

<< Home