15 avril 2007

Evangile au Quotidien

dimanche 15 avril 2007
Deuxième dimanche de Pâques - Dimanche de la miséricorde

Deuxième Dimanche de Pâques : dimanche de la Divine Miséricorde
César de Bus, Prêtre en Avignon, fondateur (+ 1607), Saint Pierre Gonzalès (1190-1246), Saint Paterne (Vème siècle), Bienheureux Luchésio (1185-1250)



Commentaire du jour
Cardinal John Henry Newman : La faiblesse de la foi de Thomas, source de grâce pour l'Eglise

Les lectures du jour

Act. 5,12-16.
Par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges se réalisaient
dans le peuple. Tous les croyants, d'un seul coeur, se tenaient sous la
colonnade de Salomon.
Personne d'autre n'osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple
faisait leur éloge,
et des hommes et des femmes de plus en plus nombreux adhéraient au Seigneur
par la foi.
On allait jusqu'à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des
lits et des brancards : ainsi, quand Pierre passerait, il toucherait l'un
ou l'autre de son ombre.
Et même, une foule venue des villages voisins de Jérusalem amenait des gens
malades ou tourmentés par des esprits mauvais. Et tous, ils étaient guéris.


Ps 118(117),1-4.22-27.29.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !
Que le dise la maison d'Aaron : Éternel est son amour !
Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur : Éternel est son amour !
La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'oeuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de
joie !
Donne, Seigneur, donne le salut ! Donne, Seigneur, donne la victoire !
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient ! De la maison du Seigneur,
nous vous bénissons !
Dieu, le Seigneur, nous illumine. Rameaux en main, formez vos cortèges
jusqu'auprès de l'autel.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour !


Apoc. 1,9-11.12-13.17-19.
Moi, Jean, votre frère et compagnon dans la persécution, la royauté et
l'endurance avec Jésus, je me trouvais dans l'île de Patmos à cause de la
parole de Dieu et du témoignage pour Jésus.
C'était le jour du Seigneur ; je fus inspiré par l'Esprit, et j'entendis
derrière moi une voix puissante, pareille au son d'une trompette.
Elle disait : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux
sept Églises : à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à
Philadelphie et à Laodicée. »
Je me retournai pour voir qui me parlait. Quand je me fus retourné, je vis
sept chandeliers d'or ;
et au milieu d'eux comme un fils d'homme, vêtu d'une longue tunique ; une
ceinture d'or lui serrait la poitrine ;
Quand je le vis, je tombai comme mort à ses pieds, mais il posa sur moi sa
main droite, en disant : « Sois sans crainte. Je suis le Premier et le
Dernier,
je suis le Vivant : j'étais mort, mais me voici vivant pour les siècles des
siècles, et je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.
Écris donc ce que tu auras vu : ce qui arrive maintenant, et ce qui
arrivera ensuite.


Jn 20,19-31.
Ce même soir, le premier jour de la semaine, les disciples avaient
verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des
Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix
soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples
furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père
m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : «
Recevez l'Esprit Saint.
Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout
homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec
eux quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il
leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si
je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main
dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la
maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient
verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec
vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance
ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient
sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des
disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre.
Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie,
le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
PPS, vol. 2, n° 2, « Faith without Sight »

La faiblesse de la foi de Thomas, source de grâce pour l'Eglise

      Il ne faut pas croire que saint Thomas était très différent des
autres apôtres. Tous, plus ou moins, ils ont perdu confiance dans les
promesses du Christ quand ils l'ont vu emmené pour être crucifié. Quand il
a été mis au tombeau, leur espérance a été ensevelie avec lui, et quand on
leur a apporté la nouvelle qu'il était ressuscité, aucun n'y a cru. Quand
il leur est apparu, « il leur reprocha leur incrédulité et leur
endurcissement » (Mc 16,14)… Thomas a été convaincu en dernier, parce qu'il
a vu le Christ en dernier. Par contre, il est certain que ce n'était pas un
disciple réservé et froid : auparavant, il avait exprimé le désir de
partager le danger de son Maître et de souffrir avec lui…: « Allons-y nous
aussi, pour mourir avec lui ! » (Jn 11,16) C'est à cause de Thomas que les
apôtres ont risqué leur vie avec leur Maître.

      Saint Thomas aimait donc son Maître, comme un vrai apôtre, et s'est
mis à son service. Mais quand il l'a vu crucifié, il a faibli en sa foi
pour un temps, comme les autres…et plus que les autres. Il s'était isolé,
refusant le témoignage non d'une seule personne, mais des dix autres, de
Marie Madeleine et des autres femmes… Il lui fallait, semble-t-il, une
preuve visible de ce qui est invisible, un signe infaillible venu du ciel,
comme l'échelle des anges de Jacob (Gn 28,12), pour calmer son angoisse en
lui montrant le but du chemin au moment de se mettre en route. Un désir
secret de certitude l'habitait et ce désir s'est réveillé à la nouvelle de
la résurrection du Christ.

      Notre Sauveur consent à sa faiblesse, répond a son désir, mais lui
dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir
vu ». C'est ainsi que tous ses disciples le servent, même dans leur
faiblesse, pour qu'il la transforme en paroles d'enseignement et de
réconfort pour son Eglise.




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