14 octobre 2007

Evangile au Quotidien

dimanche 14 octobre 2007
Vingt-huitième dimanche du temps ordinaire

Saint Calixte (+ 222)



Commentaire du jour
Saint Claude la Colombière : « Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce »

Les lectures du jour

2 Rois 5,14-17.
Il descendit jusqu'au Jourdain et s'y plongea sept fois, pour obéir à
l'ordre d'Élisée ; alors sa chair redevint semblable à celle d'un petit
enfant : il était purifié !
Il retourna chez l'homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se
présenta devant lui et déclara : « Je le sais désormais : il n'y a pas
d'autre Dieu, sur toute la terre, que celui d'Israël ! Je t'en prie,
accepte un présent de ton serviteur. »
Mais Élisée répondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je
n'accepterai rien. » Naaman le pressa d'accepter, mais il refusa.
Naaman dit alors : « Puisque c'est ainsi, permets que ton serviteur emporte
de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car
je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice à d'autres dieux qu'au
Seigneur Dieu d'Israël. »


Ps 98(97),1-4.6.
Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles ; par
son bras très saint, par sa main puissante, il s'est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ;
il s'est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d'Israël ;
la terre tout entière a vu la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ;
au son de la trompette et du cor, acclamez votre roi, le Seigneur !


2 Tim 2,8-13.
Souviens-toi de Jésus Christ, le descendant de David : il est ressuscité
d'entre les morts, voilà mon Évangile.
C'est pour lui que je souffre, jusqu'à être enchaîné comme un malfaiteur.
Mais on n'enchaîne pas la parole de Dieu !
C'est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu'ils
obtiennent eux aussi le salut par Jésus Christ, avec la gloire éternelle.
Voici une parole sûre : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous
vivrons.
Si nous supportons l'épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le
rejetons, lui aussi nous rejettera.
Si nous sommes infidèles, lui, il restera fidèle, car il ne peut se
rejeter lui-même.


Lc 17,11-19.
Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée.
Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils
s'arrêtèrent à distance
et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. »
En les voyant, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. »En cours
de route, ils furent purifiés.
L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant
Dieu à pleine voix.
Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce.
Or, c'était un Samaritain.
Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ? Et
les neuf autres, où sont-ils ?
On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ; il n'y a que cet
étranger ! »
Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Claude la Colombière (1641-1682), jésuite
Retraite de 1674, quatrième semaine (Ecrits spirituels, DDB 1922, p. 125)

« Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce »

A la méditation de l'amour de Dieu, j'ai été fort touché à la vue des
biens que j'ai reçus de Dieu depuis le premier moment de ma vie jusqu'ici.
Quelle bonté ! Quel soin ! Quelle providence, et pour le corps, et pour
l'âme ! Quelle patience ! Quelle douceur !… Dieu m'a fait pénétrer, ce me
semble, et voir clairement cette vérité : premièrement, qu'il est dans
toutes les créatures ; secondement, qu'il est tout ce qu'il y a de bon en
elles ; troisièmement, qu'il nous fait tout le bien que nous recevons
d'elles. Et il m'a semblé de voir ce roi de gloire et de majesté appliqué à
nous échauffer en nos habits, à nous rafraîchir en l'air, à nous nourrir
dans les viandes, à nous réjouir dans les sons et dans les objets
agréables, à produire en moi tous les mouvements nécessaires pour vivre et
pour agir. Quelle merveille ! Qui suis-je, ô mon Dieu, pour être
ainsi servi par vous, en tout temps, avec tant d'assiduité et en toutes
choses avec tant de soin et d`amour ! Il agit de même dans toutes les
autres créatures ; mais tout cela pour moi, comme un intendant zélé et
vigilant qui fait travailler dans tous les endroits du royaume pour son
roi. Ce qui est de plus admirable, c'est que Dieu fait cela pour tous les
hommes, quoique presque personne n'y pense, si ce n'est quelque âme
choisie, quelque âme sainte. Il faut du moins que j'y pense, que j'en sois
reconnaissant. Je m'imagine que, comme Dieu a sa gloire pour dernière
fin de toutes ses actions, il fait toutes ces choses principalement pour
l'amour de ceux qui y pensent et qui admirent en cela sa bonté, qui lui en
savent gré, qui prennent de là occasion de l'aimer : les autres reçoivent
les mêmes biens, comme par hasard et par bonne fortune… Dieu rapporte
incessamment à nous l'être, la vie, les actions de tout ce qu'il y a de
créé dans l'univers. Voilà son occupation dans la nature ; la nôtre doit
être de recevoir sans cesse ce qu'il nous envoie de toutes parts et de le
lui renvoyer par des actions de grâces, en le louant et reconnaissant qu'il
est l'auteur de toutes choses. J'ai promis à Dieu de le faire autant que je
le pourrai.




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