Evangile au Quotidien
lundi 04 février 2008
Le lundi de la 4e semaine du temps ordinaire
Ste Jeanne de Valois, reine et fondatrice (+ 1505), Sainte Véronique
Commentaire du jour
Bienheureux Charles de Foucauld : « Rentre chez toi, auprès des tiens ; annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi »
Les lectures du jour
2 Sam. 15,13-14.30.16,5-13.
Un messager vint annoncer à David : « Le coeur des hommes d'Israël a pris
parti pour ton fils Absalon. »
Alors David dit à tous ses officiers, qui étaient avec lui à Jérusalem : «
Vite, fuyons ! Autrement nous n'échapperons pas à Absalon. Hâtez-vous de
partir : sans cela, il nous gagnera de vitesse, il nous précipitera dans le
malheur et passera la ville au fil de l'épée. »
David gravissait en pleurant la montée des Oliviers, tête voilée et pieds
nus ; tout le peuple qui l'accompagnait avait la tête voilée et montait en
pleurant.
Comme David atteignait Bakhourim, il en sortit un homme du même clan que la
famille de Saül. Il s'appelait Shiméi, fils de Guéra, et il s'avançait en
proférant des malédictions.
Il lançait des pierres à David et à tous les officiers du roi, tandis que
la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche.
Shiméi maudissait le roi en lui criant : « Va-t'en donc, assassin, scélérat
!
Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül dont
tu as usurpé la royauté ; c'est pourquoi le Seigneur a remis la royauté
entre les mains de ton fils Absalon. Te voilà livré au malheur que tu
mérites, car tu es un assassin. »
Abishaï, fils de Cerouya, dit au roi : « Ce chien crevé va-t-il longtemps
maudire le roi, mon seigneur ? Je vais aller lui trancher la tête. »
Mais le roi répondit : « A quoi bon, fils de Cerouya ? S'il maudit, c'est
peut-être parce que le Seigneur lui a ordonné de maudire David. Alors, qui
donc pourrait le lui reprocher ? »
David dit à Abishaï et à tous ses officiers : « Même le fils qui est de mon
sang s'attaque à ma vie : à plus forte raison ce descendant de Benjamin !
Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonné.
Peut-être que le Seigneur considérera ma misère et me rendra le bonheur au
lieu de sa malédiction d'aujourd'hui. »
David et ses hommes continuèrent leur route.
Ps 3,2-3.4-5.6-7.
Seigneur, qu'ils sont nombreux mes adversaires, nombreux à se lever contre
moi,
nombreux à déclarer à mon sujet : « Pour lui, pas de salut auprès de Dieu !
»
Mais toi, Seigneur, mon bouclier, ma gloire, tu tiens haute ma tête.
A pleine voix je crie vers le Seigneur ; il me répond de sa montagne
sainte.
Et moi, je me couche et je dors ; je m'éveille : le Seigneur est mon
soutien.
Je ne crains pas ce peuple nombreux qui me cerne et s'avance contre moi.
Mc 5,1-20.
Ils arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays des Géraséniens.
Comme Jésus descendait de la barque, aussitôt un homme possédé d'un esprit
mauvais sortit du cimetière à sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus l'attacher, même
avec une chaîne ;
en effet on l'avait souvent attaché avec des fers aux pieds et des chaînes,
mais il avait rompu les chaînes, brisé les fers, et personne ne pouvait le
maîtriser.
Sans arrêt, nuit et jour, il était parmi les tombeaux et sur les collines,
à crier, et à se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui et cria de
toutes ses forces :
« Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t'adjure par Dieu, ne
me fais pas souffrir ! »
Jésus lui disait en effet : « Esprit mauvais, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » L'homme lui répond : « Je
m'appelle Légion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du
pays.
Or, il y avait là, du côté de la colline, un grand troupeau de porcs qui
cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits mauvais supplièrent Jésus : « Envoie-nous vers ces
porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Alors ils sortirent de l'homme et entrèrent dans les
porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se précipita dans la mer : il y
avait environ deux mille porcs, et ils s'étouffaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncèrent la nouvelle dans
la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui s'était
passé.
Arrivés auprès de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et devenu
raisonnable, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de
crainte.
Les témoins leur racontèrent l'aventure du possédé et l'affaire des porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de partir de leur région.
Comme Jésus remontait dans la barque, le possédé le suppliait de pouvoir
être avec lui.
Il n'y consentit pas, mais il lui dit : « Rentre chez toi, auprès des
tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa
miséricorde. »
Alors cet homme s'en alla, il se mit à proclamer dans la région de la
Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui, et tout le monde était dans
l'admiration.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Méditation 194 sur les Évangiles, (in Oeuvres spirituelles, Seuil 1958, p. 212-215)
« Rentre chez toi, auprès des tiens ; annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi »
Lorsque nous désirons suivre Jésus, ne nous étonnons pas s'il ne nous
le permet pas tout de suite, ou même s'il ne nous le permet jamais... En
effet ses vues portent plus loin que les nôtres ; il veut non seulement
notre bien, mais celui de tous...
Assurément, partager sa vie, avec et comme les apôtres, est un bien
et une grâce, et on doit toujours tâcher de se rapprocher de cette
imitation de sa vie. Mais...la vraie, la seule perfection, ce n'est pas de
mener tel ou tel genre de vie, c'est de faire la volonté de Dieu ; c'est de
mener le genre de vie que Dieu veut, où il veut, et de le mener comme il
l'aurait mené lui-même...
Lorsqu'il nous laisse le choix à nous-mêmes, alors oui, cherchons à
le suivre pas à pas le plus exactement possible, à partager sa vie telle
qu'elle fut, comme le firent ses apôtres pendant sa vie et après sa mort :
l'amour nous pousse à cette imitation... Quand sa volonté nous voudra
ailleurs, allons où il voudra, menons le genre de vie que sa volonté nous
désignera, mais partout rapprochons-nous de lui de toutes nos forces et
soyons dans tous les états, dans toutes les conditions, comme lui-même y
aurait été, s'y serait conduit, si la volonté de son Père l'y avait mis
comme elle nous y met.
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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.
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