22 mars 2008

Evangile au Quotidien

samedi 22 mars 2008
Le samedi saint - Dimanche de Pâques : Veillée Pascale

Samedi Saint, Vigile Pascale
Ste Léa, veuve (+ 384)



Commentaire du jour
Saint Hésychius : « Voici la nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s'est relevé, victorieux » (Exultet)

Les lectures du jour

Ex. 14,15-31.15,1.
Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils
d'Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras contre la mer, fends-la en deux, et que
les fils d'Israël pénètrent dans la mer à pied sec.
Et moi, je vais endurcir le coeur des Égyptiens : ils pénétreront derrière
eux dans la mer ; je triompherai, pour ma gloire, de Pharaon et de toute
son armée, de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand j'aurai triomphé, pour
ma gloire, de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. »
L'ange de Dieu, qui marchait en avant d'Israël, changea de place et se
porta à l'arrière. La colonne de nuée quitta l'avant-garde et vint se
placer à l'arrière,
entre le camp des Égyptiens et le camp d'Israël. Cette nuée était à la fois
ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne
purent se rencontrer.
Moïse étendit le bras contre la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la
nuit par un fort vent d'est, et il mit la mer à sec. Les eaux se fendirent,
et les fils d'Israël pénétrèrent dans la mer à pied sec, les eaux formant
une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent et pénétrèrent derrière eux - avec tous les
chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers - jusqu'au milieu de la mer.
Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de
feu et de nuée, l'armée des Égyptiens, et il la mit en déroute.
Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les
conduire. Les Égyptiens s'écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c'est le
Seigneur qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras contre la mer : que les eaux
reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras contre la mer. Au point du jour, la mer reprit sa
place ; dans leur fuite, les Égyptiens s'y heurtèrent, et le Seigneur les
précipita au milieu de la mer.
Les eaux refluèrent et recouvrirent toute l'armée de Pharaon, ses chars et
ses guerriers, qui avaient pénétré dans la mer à la poursuite d'Israël. Il
n'en resta pas un seul.
Mais les fils d'Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les
eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l'Égypte, et Israël vit
sur le bord de la mer les cadavres des Égyptiens.
Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre
l'Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et
dans son serviteur Moïse.
Alors Moïse et les fils d'Israël chantèrent ce cantique au Seigneur.


Ex. 15,2-6.10.11.17.
Ma force et mon chant, c'est le Seigneur : il est pour moi le salut. Il est
mon Dieu, je le célèbre; j'exalte le Dieu de mon père.
Le Seigneur est le guerrier des combats : son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées il les lance dans la mer. L'élite de
leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
L'abîme les recouvre : ils descendent, comme la pierre, au fond des eaux.
Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force, ta droite, Seigneur, écrase
l'ennemi.
Tu as soufflé ton haleine : la mer les a couverts, ils ont coulé comme du
plomb dans les eaux redoutables.
Qui est comme toi, Seigneur, parmi les dieux ? Qui est comme toi,
magnifique en sainteté, terrible en ses exploits, auteur de prodiges ?
Tu les amènes, tu les plantes sur la montagne, ton héritage, le lieu que tu
as fait, Seigneur, pour l'habiter, le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes
mains.


Rm 6,3-11.
Ne le savez-vous donc pas : nous tous, qui avons été baptisés en Jésus
Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés.
Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui,
c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le
Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts.
Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à
la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la
sienne.
Nous le savons : l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec
lui pour que cet être de péché soit réduit à l'impuissance, et qu'ainsi
nous ne soyons plus esclaves du péché.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous
vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet : ressuscité d'entre les morts, le Christ ne meurt
plus ; sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir.
Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ;
lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.
De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour
Dieu en Jésus Christ.


Mt 28,1-10.
Après le sabbat, à l'heure où commençait le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de
Jésus.
Et voilà qu'il y eut un grand tremblement de terre ; l'ange du Seigneur
descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus.
Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme la neige.
Les gardes, dans la crainte qu'ils éprouvèrent, furent bouleversés, et
devinrent comme morts.
Or l'ange, s'adressant aux femmes, leur dit : « Vous, soyez sans crainte !
Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.
Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez voir
l'endroit où il reposait.
Puis, vite, allez dire à ses disciples : 'Il est ressuscité d'entre les
morts ; il vous précède en Galilée : là, vous le verrez !' Voilà ce que
j'avais à vous dire. »
Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles
coururent porter la nouvelle aux disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. »
Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent
devant lui.
Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères
qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Hésychius (?-vers 451), moine, prêtre
1ère homélie pour Pâques (trad. cf SC 189, p. 63)

« Voici la nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s'est relevé, victorieux » (Exultet)

      Le ciel brille quand il est éclairé par le choeur des étoiles, et
l'univers brille plus encore quand se lève l'étoile du matin. Mais cette
nuit resplendit maintenant moins de l'éclat des astres que de sa joie
devant la victoire de notre Dieu et Sauveur. « Gardez courage , dit-il en
effet, moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16,33). Après cette victoire
de Dieu sur l'ennemi invisible, nous aussi nous remporterons certainement
la victoire sur les démons. Demeurons donc près de la croix de notre salut,
afin de cueillir les premiers fruits des dons de Jésus. Célébrons cette
nuit sainte avec des flambeaux sacrés ; faisons monter une musique divine,
chantons une hymne céleste. Le « Soleil de justice » (Ml 3,20), notre
Seigneur Jésus Christ, a illuminé ce jour pour le monde entier, il s'est
levé au moyen de la croix, il a sauvé les croyants…

      Notre assemblée, mes frères, est une fête de victoire, la victoire du
Roi de l'univers, fils de Dieu. Aujourd'hui le diable a été défait par le
Crucifié et toute l'humanité est remplie de joie par le Ressuscité… Ce jour
crie : « Aujourd'hui, j'ai vu le Roi du ciel, ceint de lumière, monter
au-dessus de l'éclair et toute clarté, au-dessus du soleil et des eaux,
au-dessus des nuées »… Il a été caché d'abord dans le sein d'une femme,
puis au sein de la terre, sanctifiant d'abord ceux qui sont engendrés,
ensuite rendant la vie par sa résurrection à ceux qui sont morts, car «
voilà que souffrance, douleur d'enfantement et gémissement se sont enfuis »
(Is 35,10)…

      Aujourd'hui, par ce Ressuscité, le paradis est ouvert, Adam est rendu
à la vie, Ève est consolée, l'appel est entendu, le Royaume est préparé,
l'homme est sauvé, le Christ est adoré. Il a foulé aux pieds la mort, a
fait prisonnier ce tyran, a dépouillé le séjour des morts. Il monte aux
cieux, victorieux comme un roi, glorieux comme un chef…, et il dit à son
Père : « Me voici, ô Dieu, avec les enfants que tu m'as donnés » (He 2,13).
Gloire à lui, maintenant et dans les siècles des siècles.




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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.

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