18 mars 2008

Evangile au Quotidien

mardi 18 mars 2008
Le mardi saint

Mardi Saint
St Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l'Eglise (+ 386)



Commentaire du jour
Saint Ambroise : « Le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois »

Les lectures du jour

Is 49,1-6.
Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs ! J'étais
encore dans le sein maternel quand le Seigneur m'a appelé ; j'étais encore
dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.
Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m'a protégé par l'ombre de
sa main ; il a fait de moi sa flèche préférée, il m'a serré dans son
carquois.
Il m'a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatigué pour rien, c'est pour le néant,
c'est en pure perte que j'ai usé mes forces. » Et pourtant, mon droit
subsistait aux yeux du Seigneur, ma récompense auprès de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui m'a formé dès le sein de ma mère pour
que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob et que je lui rassemble
Israël. Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur, c'est mon Dieu qui est ma
force.
Il parle ainsi : «C'est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les
tribus de Jacob et ramener les rescapés d'Israël : je vais faire de toi la
lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu'aux extrémités de
la terre.»


Ps 71(70),1-2.3-4.5-6.15.17.
En toi, Seigneur, j'ai mon refuge : garde-moi d'être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l'oreille vers moi, et
sauve-moi.
Sois le rocher qui m'accueille, toujours accessible ; tu as résolu de me
sauver : ma forteresse et mon roc, c'est toi !
Mon Dieu, libère-moi des mains de l'impie, des prises du fourbe et du
violent.
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse.
Toi, mon soutien dès avant ma naissance, tu m'as choisi dès le ventre de ma
mère ; tu seras ma louange toujours !
Ma bouche annonce tout le jour tes actes de justice et de salut ; (je n'en
connais pas le nombre).
Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse, jusqu'à présent, j'ai proclamé
tes merveilles.


Jn 13,21-33.36-38.
Après avoir ainsi parlé, Jésus fut bouleversé au plus profond de lui-même,
et il attesta : « Amen, amen, je vous le dis : l'un de vous me livrera. »
Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre
de qui Jésus parlait.
Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui
que Jésus aimait,
Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.
Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : «
Seigneur, qui est-ce ? »
Jésus lui répond : « C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais
tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de
Simon l'Iscariote.
Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui.Jésus lui dit alors
:« Ce que tu fais, fais-le vite. »
Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole.
Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait
lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque
chose aux pauvres.
Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt ; il faisait nuit.
Quand Judas fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est
glorifié, et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ;
et il la lui donnera bientôt.
Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et
vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez
pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi.
Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là
où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant ; tu me suivras
plus tard. »
Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ?
Je donnerai ma vie pour toi ! »
Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis :
le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Ambroise (v.340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de St Luc, 10, 89s (trad. cf SC 52, p. 186)

« Le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois »

      Pierre a renié une première fois et n'a pas pleuré, parce que le
Seigneur ne l'avait pas regardé. Il a renié une seconde fois, et il n'a pas
pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas encore regardé. Il a renié une
troisième fois, Jésus l'a regardé, et il a pleuré, très amèrement (Lc
22,62). Regarde-nous, Seigneur Jésus, pour que nous sachions pleurer notre
péché. Cela montre que même la chute des saints peut être utile. Le
reniement de Pierre ne m'a pas fait tort ; au contraire, à son repentir,
j'ai gagné : j'ai appris à me garder d'un entourage infidèle...

      Pierre a donc pleuré, et très amèrement ; il a pleuré pour arriver à
laver sa faute par des larmes. Vous aussi, si vous voulez obtenir le
pardon, effacez votre faute par les larmes ; au moment même, sur l'heure,
le Christ vous regarde. S'il vous survient quelque chute, lui, témoin
présent à votre vie secrète, vous regarde pour vous rappeler et vous faire
avouer votre erreur. Faites alors comme Pierre, qui dit ailleurs par trois
fois : « Seigneur, tu sais que je t'aime » (Jn 21,15). Il a renié trois
fois, trois fois aussi il confesse ; mais il a renié dans la nuit, et il
confesse au grand jour.

      Tout cela est écrit pour nous faire comprendre que personne ne doit
se vanter. Si Pierre est tombé pour avoir dit : « Même si d'autres viennent
à trébucher, moi je ne tomberai pas » (Mt 26,33), quel autre serait en
droit de compter sur soi-même ?... D'où est-ce que je te rappellerai,
Pierre, pour m'apprendre tes pensées quand tu pleurais ? Du ciel où tu as
déjà pris place parmi les choeurs des anges, ou encore du tombeau ? Car la
mort, d'où le Seigneur est ressuscité, ne te répugne pas à ton tour.
Enseigne-nous à quoi t'ont servi tes larmes. Mais tu l'as enseigné bien
vite : car étant tombé avant de pleurer, tes larmes t'ont fait choisir pour
conduire les autres, toi qui, d'abord, n'avais pas su te conduire toi-même.




Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org


--------------------------------------------
* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.

* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------