Evangile au Quotidien
vendredi 14 mars 2008
Le vendredi de la 5e semaine de Carêmetre
Ste Mathilde, veuve (+ 968)
Commentaire du jour
Odes de Salomon : « Ils cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa »
Les lectures du jour
Jér. 20,10-13.
J'ai entendu les menaces de la foule :« Dénoncez-le ! Allons le dénoncer,
l'homme qui voit partout la terreur ! »Mes amis eux-mêmes guettent mes faux
pas et ils disent :« Peut-être se laissera-t-il séduire...Nous réussirons,
et nous prendrons notre revanche ! »
Mais le Seigneur est avec moi, comme un guerrier redoutable :mes
persécuteurs s'écrouleront, impuissants. Leur défaite les couvrira de
honte, d'une confusion éternelle, inoubliable.
Seigneur de l'univers, toi qui scrutes l'homme juste, toi qui vois les
reins et les coeurs, montre-moi la revanche que tu prendras sur ces
gens-là, car c'est à toi que j'ai confié ma cause.
Chantez le Seigneur, alléluia !Il a délivré le pauvre du pouvoir des
méchants.
Ps 18(17),2-3.3-4.5-6.7.
Je t'aime, Seigneur, ma force : Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite, mon bouclier, mon fort, mon
arme de victoire !
Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite, mon bouclier, mon fort, mon
arme de victoire !
Louange à Dieu ! Quand je fais appel au Seigneur, je suis sauvé de tous mes
ennemis.
Les liens de la mort m'entouraient, le torrent fatal m'épouvantait ;
des liens infernaux m'étreignaient : j'étais pris aux pièges de la mort.
Dans mon angoisse, j'appelai le Seigneur ; vers mon Dieu, je lançai un cri
; de son temple il entend ma voix : mon cri parvient à ses oreilles.
Jn 10,31-42.
Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus.
Celui-ci prit la parole : « J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes
de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »
Les Juifs lui répondirent : « Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous
voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes : tu n'es qu'un homme, et
tu prétends être Dieu. »
Jésus leur répliqua : « Il est écrit dans votre Loi : J'ai dit : Vous êtes
des dieux.
Donc, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, la Loi les appelle des
dieux ; et l'Écriture ne peut pas être abolie.
Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites :
'Tu blasphèmes', parce que j'ai dit : Je suis le Fils de Dieu.
Si je n'accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me
croire.
Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire,
croyez les oeuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le
Père est en moi, et moi dans le Père. »
Les Juifs cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa.
Il repartit pour la Transjordanie, à l'endroit où Jean avait commencé à
baptiser. Et il y demeura.
Beaucoup vinrent à lui en déclarant : « Jean n'a pas accompli de signe ;
mais tout ce qu'il a dit au sujet de celui-ci était vrai. »
Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
n° 28 (trad. DDB 1981, p. 51)
« Ils cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa »
Comme les ailes des colombes sur leurs petits...,
ainsi sont les ailes de l'Esprit sur mon coeur.
Mon coeur se réjouit et tressaille
comme un enfant tressaille dans le sein de sa mère.
J'ai cru et j'ai trouvé le repos ;
il est fidèle celui en qui j'ai cru.
Il m'a béni de bénédictions
et ma tête s'est tournée vers lui.
Nul glaive ne me séparera de lui
pas plus que nulle épée.
Je me suis préparé, avant que n'arrive la perte,
je me suis placé sur ses ailes incorruptibles.
La vie immortelle m'a pressé et étreint,
d'elle vient l'Esprit qui est en moi :
Il ne peut pas mourir, car il est la vie.
[Le Christ parle :]
Ceux qui m'ont vu ont été étonnés
parce que j'étais persécuté.
Ils me croyaient anéanti,
parce que je leur paraissais perdu.
Mais l'oppression est devenu mon salut.
J'étais devenu objet de mépris.
Il n'y avait pas en moi d'envie ;
je faisais le bien à tous les hommes,
et j'en ai été haï.
Ils m'ont cerné comme des chiens furieux (Ps 21,17),
des insensés qui marchent contre leurs maîtres ;
leur intelligence est corrompue, leur esprit perverti.
Pour moi j'ai retenu les eaux par ma droite,
ma douceur supportait leur amertume.
Je n'ai pas péri, car je n'étais pas de leur engeance,
ma naissance n'était point la leur.
Ils cherchèrent ma mort et n'ont pas réussi ;
j'étais plus ancien que leur mémoire.
En vain se ruèrent sur moi
ceux qui étaient à ma poursuite ;
en vain ils ont cherché à supprimer
le souvenir de celui qui était avant eux.
Le dessein du Très-Haut, rien ne le dépasse,
son coeur est plus grand que toute sagesse.
Alléluia !
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