26 mars 2008

Evangile au Quotidien

mercredi 26 mars 2008
Le mercredi de Pâques

Mercredi de Pâques
St Ludger, évêque (+ 809), Ste Larissa (5ème s.)



Commentaire du jour
Saint José Maria Escriva de Balaguer : « Reste avec nous »

Les lectures du jour

Act. 3,1-10.
A l'heure de la prière de l'après-midi, Pierre et Jean montaient au Temple.
On y amenait justement un homme qui était infirme depuis sa naissance ; on
l'installait chaque jour au Temple, à la « Belle-Porte » pour demander
l'aumône à ceux qui entraient.
Voyant Pierre et Jean qui allaient pénétrer dans le Temple, il leur demanda
l'aumône.
Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et il lui dit : «
Regarde-nous bien ! »
L'homme les observait, s'attendant à recevoir quelque chose.
Pierre lui dit : « Je n'ai pas d'or ni d'argent ; mais ce que j'ai, je te
le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. »
Le prenant par la main droite, il le releva, et, à l'instant même, ses
pieds et ses chevilles devinrent solides.
D'un bond, il fut debout, et il marchait. Il entra avec eux dans le Temple
: il marchait, bondissait, et louait Dieu.
Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.
On le reconnaissait : c'est bien lui qui se tenait, pour mendier, à la «
Belle-Porte » du Temple. Et les gens étaient complètement stupéfaits et
désorientés de ce qui lui était arrivé.


Ps 105(104),1-2.3-4.6-7.8-9.
Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, annoncez parmi les peuples ses
hauts faits ;
chantez et jouez pour lui, redites sans fin ses merveilles ;
glorifiez-vous de son nom très saint : joie pour les coeurs qui cherchent
Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance, recherchez sans trêve sa face ;
vous, la race d'Abraham son serviteur, les fils de Jacob, qu'il a choisis.

Le Seigneur, c'est lui notre Dieu : ses jugements font loi pour l'univers.
Il s'est toujours souvenu de son alliance, parole édictée pour mille
générations :
promesse faite à Abraham, garantie par serment à Isaac,


Lc 24,13-35.
Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé.
Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et
il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.
Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors,
ils s'arrêtèrent, tout tristes.
L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux
qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est
arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses
actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple.
Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait
condamner à mort et ils l'ont crucifié.
Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé.
A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre
groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure,
et elles n'ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire
qu'elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu'il est
vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les
choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est
lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes !
Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa
gloire ? »
Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans
toute l'Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant
d'aller plus loin.
Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche
et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le
rompit et le leur donna.
Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à
leurs regards.
Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre coeur n'était-il pas brûlant
en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait
comprendre les Écritures ? »
A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y
trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
« C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment
ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint José Maria Escriva de Balaguer (1902-1975), prêtre, fondateur
Homélie in Amigos de Dios (trad. Amis de Dieu, Laurier 2000, p. 366)

« Reste avec nous »

Les deux disciples se rendaient à Emmaüs. Leur allure était normale,
comme celle de tant d'autres personnes qui passaient dans ces parages. Et
c'est là, avec naturel, que Jésus leur apparaît et qu'il marche avec eux,
engageant une conversation qui leur fait oublier leur fatigue… Jésus sur le
chemin. Seigneur, tu es toujours grand ! Mais tu m'émeus quand tu
condescends à nous suivre, à nous chercher dans notre va-et-vient
quotidien. Seigneur, accorde-nous la simplicité d'esprit ; donne-nous un
regard pur, une intelligence claire pour pouvoir te comprendre lorsque tu
viens sans aucune marque extérieure de ta gloire. À leur arrivée au
bourg, le trajet s'achève et les deux disciples qui, sans s'en rendre
compte, ont été blessés au plus profond de leur coeur par la parole et par
l'amour de Dieu fait homme, regrettent qu'il s'en aille. Car Jésus prend
congé d'eux en « faisant semblant d'aller plus loin ». Il ne s'impose
jamais, notre Seigneur. Une fois que nous avons entrevu la pureté de
l'amour qu'il a mis dans notre âme, il veut que nous l'appelions librement.
Nous devons le retenir de force et le prier : « Reste avec nous, car le
soir tombe et le jour déjà touche à son terme, il commence à faire nuit ».
Nous sommes ainsi : toujours peu audacieux, par manque de sincérité
peut-être, ou par pudeur. Nous pensons au fond : Reste avec nous, parce que
les ténèbres entourent notre âme, et toi seul es la lumière, toi seul peux
calmer cette soif qui nous consume… Et Jésus reste avec nous. Nos yeux
s'ouvrent comme ceux de Cléophas et de son compagnon, quand le Christ rompt
le pain ; et bien qu'il disparaisse à nouveau de notre vue, nous serons
nous aussi capables de nous remettre en route -- il commence à faire nuit
-- pour parler de lui aux autres, parce qu'autant de joie ne tient pas dans
un seul coeur. Chemin d'Emmaüs. Notre Dieu a rempli ce nom de douceur.
Et Emmaüs, c'est le monde entier, parce que le Seigneur a ouvert les
chemins divins de la terre.




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* Féconde Mère du Rédempteur, vous qui êtes la Porte du ciel sans cesse
ouverte et l'Etoile de la mer, secourez ce peuple qui tombe, mais qui
désire se relever. Au grand étonnement de la nature, vous avez donné
naissance à votre divin Auteur. Vierge dans la conception, Vierge après
l'enfantement, vous à qui Gabriel adresse le salut, daignez prendre pitié
des pauvres pécheurs.

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