31 mars 2008

Evangile au Quotidien

lundi 31 mars 2008
Solennité de l'Annonciation du Seigneur (reportée du 25 mars)

L'ANNONCIATION DU SEIGNEUR, solennité
Saint Benjamin (+420)



Commentaire du jour
La liturgie byzantine : « Je te salue, comblée-de-grâce »

Les lectures du jour

Is 7,10-14.
Le Seigneur parla encore ainsi au roi Acaz :
« Demande pour toi un signe venant du Seigneur ton Dieu, demande-le au fond
des vallées ou bien en haut sur les sommets. »
Acaz répondit : « Non, je n'en demanderai pas, je ne mettrai pas le
Seigneur à l'épreuve. »
Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas
de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu !
Eh bien ! Le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la jeune
femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel,
(c'est-à-dire : Dieu-avec-nous).


Ps 40(39),7-11.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne
demandais ni holocauste ni victime,
alors j'ai dit : « Voici, je viens. « Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j'aime : ta loi me
tient aux entrailles. »
J'annonce la justice dans la grande assemblée ; vois, je ne retiens pas mes
lèvres, Seigneur, tu le sais.
Je n'ai pas enfoui ta justice au fond de mon coeur, je n'ai pas caché ta
fidélité, ton salut ; j'ai dit ton amour et ta vérité à la grande
assemblée.


Heb. 10,4-10.
Il est impossible, en effet, que le péché soit enlevé par le sang des
animaux.
Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit, d'après le Psaume :Tu n'as
pas voulu de sacrifices ni d'offrandes, mais tu m'as fait un corps.
Tu n'as pas accepté les holocaustes ni les expiations pour le péché ;
alors, je t'ai dit : Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire ta
volonté, car c'est bien de moi que parle l'Écriture.
Le Christ commence donc par dire : Tu n'as pas voulu ni accepté les
sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les expiations pour le
péché que la Loi prescrit d'offrir.
Puis il déclare : Me voici, je suis venu pour faire ta volonté. Ainsi, il
supprime l'ancien culte pour établir le nouveau.
Et c'est par cette volonté de Dieu que nous sommes sanctifiés, grâce à
l'offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.


Lc 1,26-38.
Au sixième mois d'Elisabeth, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une
ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison
de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le
Seigneur est avec toi. »
A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que
pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce
auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de
Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui
donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de
fin. »
Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis
vierge ? »
L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du
Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître
sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa
vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la
femme stérile'.
Car rien n'est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour
moi selon ta parole. »Alors l'ange la quitta.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

La liturgie byzantine
Hymne acathiste à la Mère de Dieu (7e siècle)

« Je te salue, comblée-de-grâce »

      Du ciel un archange éminent a été envoyé pour dire à la Mère de Dieu
: « Réjouis-toi ! » Et te voyant, Seigneur, prendre corps à sa voix, il
clame sa surprise et son ravissement :

Réjouis-toi, en qui brille la joie du salut,
Réjouis-toi, par qui le mal a disparu,
Réjouis-toi, car tu relèves Adam de sa chute,
Réjouis-toi, car Eve aussi ne pleure plus.
Réjouis-toi, montagne inaccessible aux pensées des hommes,
Réjouis-toi, abîme insondable même aux anges,
Réjouis-toi, car tu deviens le trône et le palais du Roi,
Réjouis-toi, toi qui portes Celui qui porte tout.
Réjouis-toi, étoile qui annonce le lever du Soleil,
Réjouis-toi, dans ton sein Dieu prend notre chair,
Réjouis-toi, par toi toute la création est renouvelée,
Réjouis-toi, par toi le Créateur devient petit enfant.
Réjouis-toi, Epouse inépousée.

      La Toute-pure, connaissant son état virginal, répondit à l'ange
Gabriel avec confiance : « Quelle étrange merveille que ta parole ! Elle
paraît incompréhensible à mon âme ; comment concevrai-je sans semence pour
enfanter comme tu le dis ? » Alléluia, alléluia, alléluia !

      Pour comprendre ce mystère inconnu, La Vierge s'adresse au serviteur
de Dieu et demande comment en ses entrailles chastes un Fils serait conçu.
Plein de respect l'ange l'acclame :

Réjouis-toi, à toi Dieu révèle ses desseins ineffables,
Réjouis-toi, confiance de ceux qui prient en silence,
Réjouis-toi, tu es la première des merveilles du Christ,
Réjouis-toi, en toi sont récapitulées les doctrines divines.
Réjouis-toi, échelle par qui Dieu descend du ciel,
Réjouis-toi, pont qui nous conduit de la terre vers le ciel,
Réjouis-toi, inépuisable admiration des anges,
Réjouis-toi, blessure inguérissable pour les démons.
Réjouis-toi, tu enfantes la lumière de manière inexprimable,
Réjouis-toi, tu n'en révèles à personne le comment,
Réjouis-toi, tu surpasses le savoir des savants,
Réjouis-toi, tu éclaires l'intelligence des croyants.
Réjouis-toi, Epouse inépousée.

      La puissance du Très-Haut couvrit alors de son ombre la Vierge
inépousée pour la mener à concevoir. Et son sein fécondé devint un jardin
délicieux pour ceux qui veulent y moissonner le salut en chantant : «
Alléluia, alléluia, alléluia ! »




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