04 avril 2008

Evangile au Quotidien

vendredi 04 avril 2008
Le vendredi de la 2e semaine de Pâques



Commentaire du jour
Saint Augustin : « A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : ' C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde ' »

Les lectures du jour

Act. 5,34-42.
Mais un membre du grand conseil se leva ; c'était un pharisien nommé
Gamaliel, docteur de la Loi honoré de tout le peuple. Il ordonna de faire
sortir les Apôtres un instant,
puis il dit : « Hommes d'Israël, faites bien attention à la décision que
vous allez prendre envers ces hommes.
Il y a quelque temps, on a vu surgir Theudas ; il prétendait être
quelqu'un, et quatre cents hommes environ s'étaient ralliés à lui ; il a
été tué, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien.
Après lui, à l'époque du recensement, on a vu surgir Judas le Galiléen qui
a entraîné derrière lui une foule de gens. Il a péri lui aussi, et tous ses
partisans ont été dispersés.
Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez
plus de ces gens-là, laissez-les. Car si leur intention ou leur action
vient des hommes, elle tombera.
Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne
risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. »Le conseil se
laissa convaincre.
On convoqua alors les Apôtres, et, après les avoir fouettés, on leur
interdit de parler au nom de Jésus, puis on les relâcha.
Mais eux, en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été
jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus.
Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils
enseignaient cette Bonne Nouvelle : Jésus est le Messie.


Ps 27,1.4.13-14.
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le
Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?
J'ai demandé une chose au Seigneur, la seule que je cherche : habiter la
maison du Seigneur tous les jours de ma vie, pour admirer le Seigneur dans
sa beauté et m'attacher à son temple.
Mais j'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des
vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »


Jn 6,1-15.
Après cela, Jésus passa de l'autre côté du lac de Tibériade (appelé aussi
mer de Galilée).
Une grande foule le suivait, parce qu'elle avait vu les signes qu'il
accomplissait en guérissant les malades.
Jésus gagna la montagne, et là, il s'assit avec ses disciples.
C'était un peu avant la Pâque, qui est la grande fête des Juifs.
Jésus leva les yeux et vit qu'une foule nombreuse venait à lui. Il dit à
Philippe : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu'ils aient à manger ?
»
Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait bien ce
qu'il allait faire.
Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait
pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. »
Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
« Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais
qu'est-ce que cela pour tant de monde ! »
Jésus dit : « Faites-les asseoir. » Il y avait beaucoup d'herbe à cet
endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ cinq mille hommes.
Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua
; il leur donna aussi du poisson, autant qu'ils en voulaient.
Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Ramassez les
morceaux qui restent, pour que rien ne soit perdu. »
Ils les ramassèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui
restaient des cinq pains d'orge après le repas.
A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C'est
vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »
Mais Jésus savait qu'ils étaient sur le point de venir le prendre de force
et faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira, tout seul, dans
la montagne.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur saint Jean, 24, 1.6.7 ; CCL 36, 244 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 272)

« A la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : ' C'est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde ' »

      Gouverner l'univers est en vérité un miracle plus grand que de
rassasier cinq mille hommes avec cinq pains. Personne toutefois ne s'en
étonne, alors que l'on s'extasie devant un miracle de moindre importance
parce qu'il sort de l'ordinaire. Qui, en effet, nourrit aujourd'hui encore
l'univers sinon celui qui, avec quelques grains, crée les moissons ? Le
Christ a donc fait ce que Dieu fait. Usant de son pouvoir de multiplier les
moissons a partir de quelques grains, il a multiplié cinq pains dans ses
mains. Car la puissance se trouvait entre les mains du Christ, et ces cinq
pains étaient comme des semences que le Créateur de la terre multipliait
sans même les confier à la terre.

      Cette oeuvre a donc été placée sous nos sens pour élever notre
esprit… Il nous est ainsi devenu possible d'admirer « le Dieu invisible en
considérant ses oeuvres visibles » (Rm 1,20). Après avoir été éveillés à la
foi et purifiés par elle, nous pouvons même désirer voir sans les yeux du
corps l'Etre invisible que nous connaissons à partir du visible… En effet,
Jésus a fait ce miracle pour qu'il soit vu de ceux qui se trouvaient là, et
ils l'ont mis par écrit pour que nous en ayons connaissance. Ce que les
yeux ont fait pour eux, la foi le fait pour nous. Aussi bien, nous
reconnaissons en notre âme ce que nos yeux n'ont pas pu voir et nous avons
reçu un plus bel éloge, puisque c'est de nous qu'il a été dit : « Heureux
ceux qui croient sans avoir vu » (Jn 20,29).




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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842

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