06 avril 2008

Evangile au Quotidien

dimanche 06 avril 2008
Troisième dimanche de Pâques

en ce troisième dimanche de Pâques : Dimanche des apparitions du Seigneur
Saint Marcellin (+ 413)



Commentaire du jour
Saint Grégoire le Grand : « N'oubliez pas l'hospitalité »

Les lectures du jour

Act. 2,14.22-33.
Alors Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole ; il dit
d'une voix forte : « Habitants de la Judée, et vous tous qui séjournez à
Jérusalem, comprenez ce qui se passe aujourd'hui, écoutez bien ce que je
vais vous dire.
Hommes d'Israël, écoutez ce message. Il s'agit de Jésus le Nazaréen, cet
homme dont Dieu avait fait connaître la mission en accomplissant par lui
des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le
savez bien.
Cet homme, livré selon le plan et la volonté de Dieu, vous l'avez fait
mourir en le faisant clouer à la croix par la main des païens.
Or, Dieu l'a ressuscité en mettant fin aux douleurs de la mort, car il
n'était pas possible qu'elle le retienne en son pouvoir.
En effet, c'est de lui que parle le psaume de David :Je regardais le
Seigneur sans relâche, s'il est à mon côté, je ne tombe pas.
Oui, mon coeur est dans l'allégresse, ma langue chante de joie ;ma chair
elle-même reposera dans l'espérance :
tu ne peux pas m'abandonner à la mort ni laisser ton fidèle connaître la
corruption.
Tu m'as montré le chemin de la vie, tu me rempliras d'allégresse par ta
présence.
Frères, au sujet de David notre père, on peut vous dire avec assurance
qu'il est mort, qu'il a été enterré, et que son tombeau est encore
aujourd'hui chez nous.
Mais il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir
sur son trône un de ses descendants.
Il a vu d'avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi : Il n'a
pas été abandonné à la mort, et sa chair n'a pas connu la corruption.
Ce Jésus, Dieu l'a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.
Élevé dans la gloire par la puissance de Dieu, il a reçu de son Père
l'Esprit Saint qui était promis, et il l'a répandu sur nous : c'est cela
que vous voyez et que vous entendez.


Ps 16(15),1-2.5.7-10.11.
Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que
toi. »
Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort.
Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon coeur m'avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis
inébranlable.
Mon coeur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en
confiance :
tu ne peux m'abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.
Tu m'apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie ! A
ta droite, éternité de délices !


1 Pierre 1,17-21.
Vous invoquez comme votre Père celui qui ne fait pas de différence entre
les hommes, mais qui les juge chacun d'après ses actes ; vivez donc,
pendant votre séjour sur terre, dans la crainte de Dieu.
Vous le savez : ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez à
la suite de vos pères, ce n'est pas l'or et l'argent, car ils seront
détruits ;
c'est le sang précieux du Christ, l'Agneau sans défaut et sans tache.
Dieu l'avait choisi dès avant la création du monde, et il l'a manifesté à
cause de vous, en ces temps qui sont les derniers.
C'est par lui que vous croyez en Dieu, qui l'a ressuscité d'entre les morts
et lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance
en Dieu.


Lc 24,13-35.
Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé.
Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et
il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas.
Jésus leur dit : « De quoi causiez-vous donc, tout en marchant ? » Alors,
ils s'arrêtèrent, tout tristes.
L'un des deux, nommé Cléophas, répondit : « Tu es bien le seul de tous ceux
qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est
arrivé à Jésus de Nazareth : cet homme était un prophète puissant par ses
actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple.
Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait
condamner à mort et ils l'ont crucifié.
Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël ! Avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé.
A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre
groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure,
et elles n'ont pas trouvé son corps ; elles sont même venues nous dire
qu'elles avaient eu une apparition : des anges, qui disaient qu'il est
vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les
choses comme les femmes l'avaient dit ; mais lui, ils ne l'ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est
lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes !
Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa
gloire ? »
Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans
toute l'Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant
d'aller plus loin.
Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche
et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le
rompit et le leur donna.
Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à
leurs regards.
Alors ils se dirent l'un à l'autre : « Notre coeur n'était-il pas brûlant
en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait
comprendre les Écritures ? »
A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y
trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
« C'est vrai ! le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment
ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélie 23 ; PL 76, 1182 (trad. Orval rev.)

« N'oubliez pas l'hospitalité »

Deux disciples faisaient route ensemble. Ils ne croyaient pas, et
cependant ils parlaient du Seigneur. Soudain celui-ci est apparu, mais sous
des traits qu'ils n'ont pas pu reconnaître… Ils l'invitent à partager leur
gîte, comme on le fait avec un voyageur… Ils apprêtent donc la table, ils
présentent la nourriture, et Dieu, qu'ils n'avaient pas reconnu dans
l'explication de l'Écriture, ils le découvrent dans la fraction du pain. Ce
n'est donc pas en écoutant les préceptes de Dieu qu'ils ont été illuminés,
mais en les accomplissant : « Ce ne sont pas ceux qui écoutent la Loi qui
seront justes devant Dieu, mais ceux qui mettent la Loi en pratique qui
seront justifiés » (Rm 2,13). Si quelqu'un veut comprendre ce qu'il a
entendu, qu'il se hâte de mettre en pratique ce qu'il en a déjà pu saisir.
Le Seigneur n'a pas été reconnu pendant qu'il parlait ; il a daigné se
manifester lorsqu'on lui a offert à manger. Aimons donc
l'hospitalité, frères très chers ; aimons pratiquer la charité. Paul
affirme à ce sujet : « Persévérez dans la charité fraternelle. N'oubliez
pas l'hospitalité, car c'est grâce à elle que quelques uns, à leur insu,
ont reçu chez eux des anges » (He 13,1;Gn 18,1s). Pierre dit aussi : «
Pratiquez l'hospitalité les uns envers les autres, sans murmurer » (1P
4,9). Et la Vérité elle-même nous déclare : « J'étais un étranger, et vous
m'avez recueilli »... « Ce que vous avez fait au plus petit d'entre les
miens, nous dira le Seigneur au jour du jugement, c'est à moi que vous
l'avez fait » (Mt 25,35.40)... Et malgré cela, nous sommes si paresseux
devant la grâce de l'hospitalité ! Mesurons, mes frères, la grandeur de
cette vertu. Recevons le Christ à notre table, afin de pouvoir être reçus à
son festin éternel. Donnons maintenant l'hospitalité au Christ présent dans
l'étranger, afin qu'au jugement nous ne soyons pas comme des étrangers
qu'il ne connaît pas (Lc 13,25), mais nous reçoive comme des frères dans
son Royaume.




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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842

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