Evangile au Quotidien
jeudi 10 avril 2008
Le jeudi de la 3e semaine de Pâques
Saint Michel des Saints (1591-1624), Saint Fulbert (960-1029)
Commentaire du jour
Concile Vatican II : « Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie »
Les lectures du jour
Act. 8,26-40.
L'ange du Seigneur adressa la parole à Philippe : « Mets-toi en marche vers
le midi, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est
déserte. »
Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut
fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, administrateur de tous ses
trésors, était venu à Jérusalem pour adorer Dieu.
Il en revenait, assis dans son char, et lisait le prophète Isaïe.
L'Esprit du Seigneur dit à Philippe : « Avance, et rejoins ce char. »
Philippe s'approcha en courant, et il entendit que l'homme lisait le
prophète lsaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu vraiment ce que tu
lis ? »
L'autre lui répondit : « Comment pourrais-je comprendre s'il n'y a personne
pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s'asseoir à côté
de lui. Le passage de l'Écriture qu'il lisait était celui-ci :
Comme une brebis, on l'a conduit à l'abattoir, comme un agneau muet devant
le tondeur, il n'ouvre pas la bouche.
A cause de son humiliation, sa condamnation a été levée. Sa destinée, qui
la racontera ? Car sa vie a été retranchée de la terre.
L'eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui parle-t-il ? De
lui-même, ou bien d'un autre ? »
Alors Philippe prit la parole, et, à partir de ce passage de l'Écriture, il
lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d'eau, et
l'eunuque dit : « Voici de l'eau : qu'est-ce qui empêche que je reçoive le
baptême ? »
Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l'eau tous les deux, et
Philippe baptisa l'eunuque.
Quand ils furent remontés de l'eau, l'Esprit du Seigneur emporta Philippe ;
l'eunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Philippe se retrouva dans la ville d'Ashdod, il annonçait la Bonne Nouvelle
dans toutes les villes où il passait jusqu'à son arrivée à Césarée.
Ps 66(65),8-9.16-17.5.20.
Peuples, bénissez notre Dieu ! Faites retentir sa louange,
car il rend la vie à notre âme, il a gardé nos pieds de la chute.
Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu : je vous dirai ce qu'il a fait
pour mon âme ;
quand je poussai vers lui mon cri, ma bouche faisait déjà son éloge.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu, ses exploits redoutables pour les
fils des hommes.
Béni soit Dieu qui n'a pas écarté ma prière, ni détourné de moi son amour !
Jn 6,44-51.
Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers
moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu
lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi.
Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu :
celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange
de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma
chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Concile Vatican II
Constitution sur la Sainte Liturgie (Sacrosanctum Concilium), 47-48
« Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie »
Notre Sauveur, à la dernière Cène, la nuit où il était livré,
institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang pour
perpétuer le sacrifice de la croix au long des siècles, jusqu'à ce qu'il
vienne, et en outre pour confier à l'Eglise, son Epouse bien-aimée, le
mémorial de sa mort et de sa résurrection : sacrement de l'amour, signe de
l'unité, lien de la charité, banquet pascal dans lequel le Christ est
mangé, l'âme est comblée de grâce, et le gage de la gloire future nous est
donné. C'est pourquoi l'Eglise a le souci d'obtenir que les fidèles
n'assistent pas à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers ou
muets, mais que, le comprenant bien dans ses rites et ses prières, ils
participent consciemment, pieusement et activement à l'action sacrée,
soient formés par la parole de Dieu, se restaurent à la table du Corps du
Seigneur, et rendent grâce à Dieu. Qu'en offrant la victime sans tache, non
seulement par les mains du prêtre, mais aussi ensemble avec lui, ils
apprennent à s'offrir eux-mêmes et, de jour en jour, soient consommés par
la médiation du Christ dans l'unité avec Dieu et entre eux pour que,
finalement, « Dieu soit tout en tous » (1Co 15,28).
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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842
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