06 mai 2008

Evangile au Quotidien

mardi 06 mai 2008
Le mardi de la 7e semaine de Pâques

Ste Prudence (+1492)



Commentaire du jour
Saint Irénée de Lyon : « Ainsi…il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »

Les lectures du jour

Act. 20,17-27.
De Milet, il envoya un message à Éphèse pour convoquer les Anciens de cette
Église.
Quand ils furent auprès de lui, il leur adressa la parole : « Vous savez
comment je me suis comporté tout le temps où j'étais avec vous, depuis le
jour de mon arrivée dans ce pays d'Asie.
J'ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes, et au milieu des
épreuves provoquées par les complots des Juifs.
Vous savez que je n'ai rien négligé de ce qui pouvait vous être utile ; au
contraire, j'ai prêché, je vous ai instruits en public ou dans vos maisons.

J'adjurais les Juifs et les païens de se convertir à Dieu et de croire en
notre Seigneur Jésus.
Et maintenant, me voici contraint par l'Esprit de me rendre à Jérusalem,
sans savoir ce que je vais y trouver.
Je sais seulement que l'Esprit Saint, dans chaque ville où je passe,
témoigne que la prison et les épreuves m'attendent.
Mais pour moi la vie ne compte pas, pourvu que je tienne jusqu'au bout de
ma course et que j'achève le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus :
rendre témoignage à la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu.
Et maintenant, je sais que vous ne reverrez plus mon visage, vous tous chez
qui je suis passé en proclamant le Royaume.
J'en témoigne donc aujourd'hui devant vous : on ne peut pas me reprocher de
vous avoir menés à votre perte,
car je n'ai rien négligé pour vous annoncer le plan de Dieu tout entier.


Ps 68(67),10-11.20-21.
Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse, et quand il défaillait,
toi, tu le soutenais.
Sur les lieux où campait ton troupeau, tu le soutenais, Dieu qui es bon
pour le pauvre.
Que le Seigneur soit béni ! Jour après jour, ce Dieu nous accorde la
victoire.
Le Dieu qui est le nôtre est le Dieu des victoires, et les portes de la
mort sont à Dieu, le Seigneur.


Jn 17,1-11.
Ainsi parla Jésus. Puis il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père,
l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la
vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai
Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Moi, je t'ai glorifié sur la terre en accomplissant l'oeuvre que tu m'avais
confiée.
Toi, Père, glorifie-moi maintenant auprès de toi : donne-moi la gloire que
j'avais auprès de toi avant le commencement du monde.
J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me
les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé
fidèlement ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m'as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m'avais données : ils les ont
reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis venu d'auprès de toi, et ils
ont cru que c'était toi qui m'avais envoyé.
Je prie pour eux ; ce n'est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux
que tu m'as donnés : ils sont à toi,
et tout ce qui est à moi est à toi, comme tout ce qui est à toi est à moi,
et je trouve ma gloire en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et
moi, je viens vers toi. Père saint, garde mes disciples dans la fidélité à
ton nom que tu m'as donné en partage, pour qu'ils soient un, comme
nous-mêmes.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Saint Irénée de Lyon (vers 130-vers 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 14 (trad. SC 100, p. 537 rev.)

« Ainsi…il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés »

      Au commencement ce n'était pas parce qu'il avait besoin de l'homme
que Dieu a modelé Adam, mais pour avoir quelqu'un en qui déposer ses
bienfaits. Car non seulement avant Adam, mais avant même la création, le
Verbe glorifiait le Père, tout en demeurant en lui, et il était glorifié
par le Père, comme il le dit lui-même : « Père, glorifie-moi de la gloire
que j'avais auprès de toi avant le commencement du monde ». Ce n'était pas
davantage parce qu'il avait besoin de notre service qu'il nous a commandé
de le suivre, mais pour nous procurer le salut. Car suivre le Sauveur c'est
avoir part au salut, comme suivre la lumière c'est avoir part à la lumière.


      Lorsque des hommes sont dans la lumière, ce ne sont pas eux qui
illuminent la lumière et la font resplendir, mais ils sont illuminés et
rendus resplendissants par elle ; loin de lui apporter quoi que ce soit,
ils bénéficient de la lumière et en sont illuminés. Ainsi en va-t-il du
service envers Dieu ; notre service n'apporte rien à Dieu, car Dieu n'a pas
besoin du service des hommes ; mais, à ceux qui le servent et qui le
suivent, Dieu donne la vie, l'incorruptibilité et la gloire éternelle...

      Si Dieu sollicite le service des hommes, c'est pour pouvoir, lui qui
est bon et miséricordieux, accorder ses bienfaits à ceux qui persévèrent
dans son service. Car, si Dieu n'a besoin de rien, l'homme a besoin de la
communion de Dieu. La gloire de l'homme, c'est de persévérer dans le
service de Dieu. C'est pourquoi le Seigneur disait à ses disciples : « Ce
n'est pas vous qui m'avez choisi, mais moi qui vous ai choisis » (Jn
15,16). Il indiquait par là que ce n'étaient pas eux qui le glorifiaient en
le suivant, mais que, pour avoir suivi le Fils de Dieu, ils étaient
glorifiés par lui. « Père, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec
moi, afin qu'ils contemplent ma gloire » (Jn 17,24).




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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842

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