Evangile au Quotidien
dimanche 25 mai 2008
Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, solennité
La Fête-Dieu ou Solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ
Saint Bède le Vénérable (+ 735), Saint Grégoire VII (+ 1085), Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (+ 1607), Bienheureux Nicolas Tsehelsky (1896-1951)
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI : L'Eucharistie, lien entre la première création et la nouvelle création
Les lectures du jour
Deut. 8,2-3.14-16.
Souviens-toi de la longue marche que tu as faite pendant quarante années
dans le désert ; le Seigneur ton Dieu te l'a imposée pour te faire
connaître la pauvreté ; il voulait t'éprouver et savoir ce que tu as dans
le coeur : est-ce que tu allais garder ses commandements, oui ou non ?
Il t'a fait connaître la pauvreté, il t'a fait sentir la faim, et il t'a
donné à manger la manne - cette nourriture que ni toi ni tes pères n'aviez
connue - pour te faire découvrir que l'homme ne vit pas seulement de pain,
mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur.
n'en tire pas orgueil, et n'oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t'a fait
sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage.
C'est lui qui t'a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant, pays des
serpents brûlants et des scorpions, pays de la sécheresse et de la soif.
C'est lui qui, pour toi, a fait jaillir l'eau de la roche la plus dure.
C'est lui qui, dans le désert, t'a donné la manne - cette nourriture
inconnue de tes pères - pour te faire connaître la pauvreté et pour
t'éprouver avant de te rendre heureux.
Ps 147,12-15.19-20.
Glorifie le Seigneur, Jérusalem ! Célèbre ton Dieu, ô Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes, dans tes murs il a béni tes
enfants ;
il fait régner la paix à tes frontières, et d'un pain de froment te
rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre : rapide, son verbe la parcourt.
Il révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu'il ait ainsi traité ; nul autre n'a connu ses volontés.
Alléluia !
1 Co 10,16-17.
La coupe d'action de grâce que nous bénissons, n'est-elle pas communion au
sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n'est-il pas communion au corps
du Christ ?
Puisqu'il y a un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul corps,
car nous avons tous part à un seul pain.
Jn 6,51-58.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange
de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma
chair, donnée pour que le monde ait la vie. »
Les Juifs discutaient entre eux : « Comment cet homme-là peut-il nous
donner sa chair à manger ? »
Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas
la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez
pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je
le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie
boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure
en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le
Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : il n'est pas comme celui que vos
pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra
éternellement. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Pape Benoît XVI
Sacramentum caritatis, 92 (trad. DC 2377 1/4/07, p. 341 © Libreria Editrice Vaticana)
L'Eucharistie, lien entre la première création et la nouvelle création
Pour développer une spiritualité eucharistique profonde, capable
aussi de peser significativement sur le tissu social, il est nécessaire que
le peuple chrétien, qui rend grâce par l'eucharistie, ait conscience de le
faire au nom de la création tout entière, aspirant ainsi à la
sanctification du monde et travaillant intensément à cette fin
La liturgie
elle-même nous éduque à tout cela quand, durant la présentation des dons,
le prêtre adresse à Dieu une prière de bénédiction et de demande en
relation avec le pain et le vin, « fruit de la terre », « de la vigne » et
du « travail des hommes ». Par ces paroles, en plus d'impliquer dans
l'offrande à Dieu toute l'activité et l'effort humains, le rite nous pousse
à considérer la terre comme création de Dieu, qui produit pour nous ce dont
nous avons besoin pour notre subsistance. La terre n'est pas une
réalité neutre, une simple matière à utiliser indifféremment selon
l'instinct humain. Elle se place au coeur même du bon dessein de Dieu, par
lequel nous sommes tous appelés à être fils et filles dans l'unique Fils de
Dieu, Jésus Christ (Ep 1,4-12). Les légitimes préoccupations concernant les
conditions écologiques de la création en de nombreuses parties du monde
trouvent des points d'appui dans la perspective de l'espérance chrétienne,
qui nous engage à oeuvrer de manière responsable pour la sauvegarde de la
création. Dans la relation entre l'eucharistie et le cosmos, en
effet, nous découvrons l'unité du dessein de Dieu et nous sommes portés à
saisir la profonde relation entre la création et la « nouvelle création »,
inaugurée dans la résurrection du Christ, nouvel Adam. Nous y participons
déjà maintenant en vertu du baptême (Col 2,12s) ; ainsi, pour notre vie
chrétienne nourrie de l'eucharistie, s'ouvre la perspective du monde
nouveau, du ciel nouveau et de la terre nouvelle, où la Jérusalem nouvelle
descend du ciel, de chez Dieu, « toute prête, comme une fiancée parée pour
son époux » (Ap 21,2).
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« Je suis vôtre, Seigneur, et ne dois être qu'à vous ;
Mon âme est vôtre, et ne doit vivre que par vous ;
Mon amour est vôtre, et ne doit tendre qu'en vous ;
Je dois vous aimer comme mon premier principe, puisque je suis de vous ;
Je dois vous aimer comme ma fin et mon repos, puisque je suis pour vous ;
Je dois vous aimer plus que mon être, puisque mon être subsiste par vous ;
Je dois vous aimer plus que moi-même, puisque je suis tout à vous et en
vous. » Saint François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, X, 10 : La
Pléiade (1969), p. 842
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