Evangile au Quotidien
lundi 15 septembre 2008
Notre Dame des Douleurs, mémoire
Notre-Dame des Douleurs
Notre-Dame des sept Douleurs, Ste Catherine de Gênes, vierge (+ 1510)
Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny : « A partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »
Les lectures du jour
Heb. 5,7-9.
Pendant les jours de sa vie mortelle, il a présenté, avec un grand cri et
dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver
de la mort ; et, parce qu'il s'est soumis en tout, il a été exaucé.
Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les
souffrances de sa Passion ;
et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui
obéissent la cause du salut éternel.
Ps 31(30),2-3.3-4.5-6.15-16.20.
En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ; garde-moi d'être humilié pour toujours.
Dans ta justice, libère-moi ;
écoute, et viens me délivrer. Sois le rocher qui m'abrite, la maison
fortifiée qui me sauve.
écoute, et viens me délivrer. Sois le rocher qui m'abrite, la maison
fortifiée qui me sauve.
Ma forteresse et mon roc, c'est toi : pour l'honneur de ton nom, tu me
guides et me conduis.
Tu m'arraches au filet qu'ils m'ont tendu ; oui, c'est toi mon abri.
En tes mains je remets mon esprit ; tu me rachètes, Seigneur, Dieu de
vérité.
Moi, je suis sûr de toi, Seigneur, je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui
s'acharnent.
Qu'ils sont grands, tes bienfaits ! Tu les réserves à ceux qui te
craignent. Tu combles, à la face du monde, ceux qui ont en toi leur refuge.
Jn 19,25-27.
Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère,
Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa
mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là,
le disciple la prit chez lui.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny (vers 1080-1157), abbé cistercien
4ème Sermon pour l'Assomption (trad. cf. Pain de Cîteaux 8, p. 105 et SC 202, p. 459)
« A partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui »
Quand Jésus s'est mis à parcourir les villes et les villages pour
annoncer la Bonne Nouvelle (Mt 9,35), Marie l'accompagnait, inséparablement
attachée à ses pas, suspendue à ses lèvres dès qu'il ouvrait la bouche pour
enseigner. A tel point que ni la tempête de la persécution ni l'horreur du
supplice n'ont pu lui faire abandonner la compagnie de son Fils,
l'enseignement de son Maître. « Près de la croix de Jésus se tenait Marie,
sa mère ». Vraiment, elle est mère, celle qui n'abandonnait pas son Fils,
même dans les terreurs de la mort. Comment aurait-elle pu être effrayée par
la mort, elle dont « l'amour était fort comme la mort » (Ct 8,6) et même
plus fort que la mort. Oui, elle se tenait debout près de la croix de Jésus
et la douleur de cette croix la crucifiait dans son coeur elle aussi ;
toutes les plaies dont elle voyait blessé le corps de son Fils étaient
autant de glaives qui lui transperçaient l'âme (Lc 2,35). C'est donc à
juste titre qu'elle est proclamée Mère ici et qu'un protecteur bien choisi
est désigné pour prendre soin d'elle, car c'est ici surtout que se
manifestent l'amour parfait de la mère à l'égard du Fils et la vraie
humanité que le Fils avait reçue de sa mère... Jésus « l'ayant aimée,
il l'aima jusqu'à la fin » (Jn 13,1). Non seulement la fin de sa vie a été
pour elle, mais aussi ses derniers mots : achevant pour ainsi dire de
dicter son testament, Jésus a confié le soin de sa mère à son plus cher
héritier... Pierre, pour sa part, a reçu l'Eglise, et Jean, Marie. Cette
part revenait à Jean comme un signe de l'amour privilégié dont il était
l'objet, mais aussi à cause de sa chasteté... Car il convenait que personne
d'autre ne rende ses services à la mère du Seigneur que le disciple
bien-aimé de son Fils... Et par cette disposition providentielle, le futur
évangéliste pourrait s'entretenir familièrement de tout avec celle qui
savait tout, elle qui, depuis le commencement, observait attentivement tout
ce qui concernait son Fils, qui « conservait avec soin toutes ces choses et
les méditait dans son coeur » (Lc 2,19).
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org
L'Équipe française de l'Évangile au Quotidien souhaite la bienvenue au
Saint Père en France et s'associe à ses prières !
--------------------------------------------
* Le financement du fonctionnement et du développement dans de nouvelles
langues de l'Evangile au Quotidien n'est assuré que par votre soutien
généreux. Vous pouvez adresser votre contribution soit à l'adresse
ci-dessous, soit directement en ligne depuis le site. Merci.
--------------------------------------------
L'Evangile au Quotidien, 4 Quai KOCH - 67000 STRASBOURG - FRANCE
--------------------------------------------

<< Home