Evangile au Quotidien
jeudi 18 septembre 2008
Le jeudi de la 24e semaine du temps ordinaire
Sainte Nadège, vierge et martyre, St Joseph de Copertino (+ 1663)
Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina : « Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? »
Les lectures du jour
1 Co 15,1-11.
Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet
Évangile, vous l'avez reçu, et vous y restez attachés,
vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l'ai annoncé ;
autrement, c'est pour rien que vous êtes devenus croyants.
Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j'ai moi-même reçu : le Christ
est mort pour nos péchés conformément aux Écritures,
et il a été mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour
conformément aux Écritures,
et il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;
ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois - la plupart
sont encore vivants, et quelques-uns sont morts -
ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.
Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l'avorton que je suis.
Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d'être
appelé Apôtre, puisque j'ai persécuté l'Église de Dieu.
Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et la grâce dont il
m'a comblé n'a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous
les autres ; à vrai dire, ce n'est pas moi, c'est la grâce de Dieu avec
moi.
Bref, qu'il s'agisse de moi ou des autres, voilà notre message, et voilà
votre foi.
Ps 118(117),1-2.16-17.28.
Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël : Éternel est son amour !
le bras du Seigneur se lève, le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai pour annoncer les actions du Seigneur :
Tu es mon Dieu, je te rends grâce, mon Dieu, je t'exalte !
Lc 7,36-50.
Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et
prit place à table.
Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus
mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de
parfum.
Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes
mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les
couvrait de baisers et y versait le parfum.
En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : «
Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche,
et ce qu'elle est : une pécheresse. »
Jésus prit la parole : « Simon, j'ai quelque chose à te dire. - Parle,
Maître. »
Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait
cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante.
Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur
dette. Lequel des deux l'aimera davantage ? »
Simon répondit : « C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble.
Tu as raison », lui dit Jésus.
Il se tourna vers la femme, en disant à Simon : « Tu vois cette femme ? Je
suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds ; elle,
elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as pas embrassé ; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé
d'embrasser mes pieds.
Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête ; elle, elle m'a versé un parfum
précieux sur les pieds.
Je te le dis : si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à
cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu
d'amour. »
Puis il s'adressa à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
Les invités se dirent : « Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les
péchés ? »
Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t'a sauvée. Va en paix ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
CE, 18.16 ; AD, 54 (trad. Une Pensée, Médiaspaul 1991, p. 63)
« Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés ? »
Que l'espérance en la miséricorde de Dieu nous soutienne dans le
tumulte des passions et des contrariétés. Courons avec confiance vers le
sacrement de pénitence, où le Seigneur nous attend à tout moment avec une
tendresse infinie. Et une fois nos péchés pardonnés, oublions-les, car le
Seigneur l'a déjà fait avant nous. En admettant même que tu aies commis
tous les péchés du monde, le Seigneur te le répète : « Tes nombreux péchés
te sont remis parce que tu as beaucoup aimé ». Seigneur Jésus, tu es
toute douceur : comment pourrais-je donc vivre sans toi ? Viens, Seigneur,
prendre toi seul possession de mon coeur.
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