Evangile au Quotidien
jeudi 19 février 2009
Le jeudi de la 6e semaine du temps ordinaire
Saint Gabin (+296)
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem : « Pierre, prenant Jésus à part, se mit à lui faire de vifs reproches »
Les lectures du jour
Gn 9,1-13.
Dieu bénit Noé et ses fils. Il dit : « Soyez féconds, multipliez-vous,
remplissez la terre.
Vous serez la crainte et la terreur de tous les animaux de la terre, de
tous les oiseaux du ciel, de tout ce qui va et vient sur le sol, et de tous
les poissons de la mer : ils sont entre vos mains.
Tout ce qui remue, tout ce qui vit sera votre nourriture ; je vous donne
tout cela comme je vous avais donné l'herbe verte.
Seulement, avec la chair, vous ne mangerez pas ce qui l'anime, c'est-à-dire
le sang.
Quant au sang qui vous anime vous-mêmes, j'en demanderai compte à tous les
vivants et à tout homme, à chacun je demanderai compte de la vie de son
frère.
Celui qui verse le sang de l'homme, son sang sera versé par l'homme. Car
Dieu a fait l'homme à son image.
Et vous, soyez féconds, multipliez-vous, répandez-vous sur toute la terre
en grand nombre. »
Dieu dit encore à Noé et à ses fils :
« Voici que moi, j'établis mon alliance avec vous, avec tous vos
descendants,
et avec tous les êtres vivants qui sont autour de vous : les oiseaux, les
animaux domestiques, toutes les bêtes sauvages, tout ce qui est sorti de
l'arche pour repeupler la terre.
Oui, j'établis mon alliance avec vous : aucun être vivant ne sera plus
détruit par les eaux du déluge, il n'y aura plus de déluge pour ravager la
terre. »
Dieu dit encore : « Voici le signe de l'alliance que j'établis entre moi et
vous, et avec tous les êtres vivants qui sont autour de vous, pour toutes
les générations à venir :
je mets mon arc au milieu des nuages, pour qu'il soit le signe de
l'alliance entre moi et la terre.
Ps 102(101),16-23.29.
Les nations craindront le nom du Seigneur, et tous les rois de la terre, sa
gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion, quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié, il n'aura pas méprisé sa prière.
Que cela soit écrit pour l'âge à venir, et le peuple à nouveau créé
chantera son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ; du ciel, il
regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs et libérer ceux qui devaient mourir. »
On publiera dans Sion le nom du Seigneur et sa louange dans tout Jérusalem,
au rassemblement des royaumes et des peuples qui viendront servir le
Seigneur.
Les fils de tes serviteurs trouveront un séjour, et devant toi se
maintiendra leur descendance.
Mc 8,27-33.
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région
de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les
gens, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un
des prophètes. »
Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui
suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. »
Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne.
Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de
l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des
prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il
ressuscite.
Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui
faire de vifs reproches.
Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement
Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de
Dieu, mais celles des hommes. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Eglise
Catéchèse baptismale n° 13, 3.6.23 (trad. bréviaire)
« Pierre, prenant Jésus à part, se mit à lui faire de vifs reproches »
Nous ne devons pas avoir honte de la croix du Sauveur, mais plutôt en
tirer gloire. « Le langage de la croix est scandale pour les juifs, folie
pour les païens », mais pour nous elle est le salut. Pour ceux qui se
perdent, elle est folie ; pour nous qui sommes sauvés, elle est puissance
de Dieu (1Co 1,18-24). Car ce n'était pas un homme sans plus qui mourait,
mais le Fils de Dieu, Dieu fait homme. L'agneau, du temps de Moïse,
éloignait l'ange exterminateur (Ex 12,23) ; est-ce que « l'Agneau de Dieu
qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29) ne nous a pas bien davantage
libérés de nos péchés ?... Ce n'est pas par contrainte qu'il a quitté
la vie, ce n'est pas par force qu'il a été immolé, mais par sa propre
volonté. Écoutez ce qu'il dit : « J'ai le pouvoir de donner ma vie, et le
pouvoir de la recevoir à nouveau » (Jn 10,18)... Il est venu délibérément à
sa Passion, heureux de son exploit, souriant à son triomphe, content de
sauver les hommes. Il n'a pas eu honte de la croix, car il sauvait toute la
terre. Ce n'était pas un pauvre homme qui souffrait, mais Dieu fait homme
qui allait combattre pour obtenir le prix de la patience... Ne te
réjouis pas de la croix en temps de paix seulement ; garde la même foi en
temps de persécution ; ne sois pas l'ami de Jésus seulement en temps de
paix, pour devenir son ennemi en temps de guerre. Tu reçois maintenant le
pardon de tes péchés et les dons spirituels prodigués par ton roi ; lorsque
la guerre éclatera, combats vaillamment pour ton roi. Jésus a été crucifié
pour toi, lui qui était sans péché... Ce n'est pas toi qui lui as fait
cette grâce, car tu l'as reçue le premier. Mais tu rends grâce à celui qui
a payé ta dette en étant crucifié pour toi sur le Golgotha.
Gérez votre abonnement directement à cette adresse : www.levangileauquotidien.org

<< Home