22 mars 2009

Evangile au Quotidien

dimanche 22 mars 2009
Quatrième dimanche de Carême (Laetare)

Ste Léa, veuve (+ 384)



Commentaire du jour
Sermon attribué à saint Ephrem : « Il faut que le Fils de l'homme soit élevé afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. »

Les lectures du jour

2 Chron. 36,14-16.19-23.
tous les chefs des prêtres et le peuple multipliaient les infidélités, en
imitant toutes les pratiques sacrilèges des nations païennes, et ils
profanaient le temple de Jérusalem consacré par le Seigneur.
Le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des
messagers, car il avait pitié de sa Demeure et de son peuple.
Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses
paroles, et se moquaient de ses prophètes ; finalement, il n'y eut plus de
remède à la colère grandissante du Seigneur contre son peuple.
Les Babyloniens brûlèrent le temple de Dieu, abattirent les murailles de
Jérusalem, incendièrent et détruisirent ses palais, avec tous leurs objets
précieux.
Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils
devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu'au temps de la
domination des Perses.
Ainsi s'accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie : La terre
sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu'à ce
qu'elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés.
Or, la première année de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la
parole proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse. Et
celui-ci fit publier dans tout son royaume - et même consigner par écrit -
:
« Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : Le Seigneur, le Dieu du ciel, m'a
donné tous les royaumes de la terre ; et il m'a chargé de lui bâtir un
temple à Jérusalem, en Judée. Tous ceux d'entre vous qui font partie de son
peuple, que le Seigneur leur Dieu soit avec eux, et qu'ils montent à
Jérusalem ! »


Ps 137(136),1-6.
Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous
souvenant de Sion ;
aux saules des alentours nous avions pendu nos harpes.
C'est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos
bourreaux, des airs joyeux : « Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de
Sion. »
Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ?
Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie !
Je veux que ma langue s'attache à mon palais si je perds ton souvenir, si
je n'élève Jérusalem, au sommet de ma joie.


Ephés. 2,4-10.
Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a
aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre
avec le Christ : c'est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux
cieux, dans le Christ Jésus. Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus,
il voulait montrer, au long des âges futurs, la richesse infinie de sa
grâce.
C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne
vient pas de vous, c'est le don de Dieu.
Cela ne vient pas de vos actes, il n'y a pas à en tirer orgueil. C'est Dieu
qui nous a faits,
il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons,
conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre.


Jn 3,14-21.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi
faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout
homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais
pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire
est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les
hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres
étaient mauvaises.
En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à
la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées ;
mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses
oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu. »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Sermon attribué à saint Ephrem (vers 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Sur la pénitence (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Mediaspaul 1990, t. 2, p. 143)

« Il faut que le Fils de l'homme soit élevé afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. »

Lorsque le peuple a péché dans le désert (Nb 21,5s), Moïse, qui était
prophète, a ordonné aux Israélites de dresser un serpent sur une croix,
c'est-à-dire de mettre à mort le péché... C'était un serpent qu'il fallait
regarder, puisque c'était par des serpents que les fils d'Israël avaient
été frappés pour leur châtiment. Et pourquoi par des serpents ? Parce
qu'ils avaient renouvelé la conduite de nos premiers parents. Adam et Ève
avaient péché tous deux en mangeant du fruit de l'arbre ; les Israélites
avaient murmuré pour une question de nourriture. Proférer des paroles de
plainte parce qu'on manque de légumes, c'est le comble du murmure. Voilà ce
qu'atteste le psaume : « Ils parlèrent contre Dieu dans les lieux arides »
(Ps 77,17). Or, dans le paradis aussi, le serpent a été à l'origine du
murmure... Les fils d'Israël devaient ainsi apprendre que
le même serpent qui avait tramé la mort d'Adam, leur avait procuré la mort
à eux aussi. Moïse l'a suspendu donc au bois, afin qu'en le voyant, ils
soient amenés, par la similitude, à se souvenir de l'arbre. Ceux, en effet,
qui tournaient leurs yeux vers lui étaient sauvés, non certes grâce au
serpent, mais à cause de leur conversion. Ils regardaient le serpent et ils
se rappelaient leur péché. Parce qu'ils étaient mordus, ils se repentaient
et, une fois de plus, ils étaient sauvés. Leur conversion transformait le
désert en demeure de Dieu ; le peuple pécheur devenait par la pénitence une
assemblée ecclésiale et, bien mieux, malgré lui, il adorait la croix.




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