11 avril 2009

Evangile au Quotidien

samedi 11 avril 2009
Le samedi saint - Dimanche de Pâques : Veillée Pascale

Samedi Saint, Vigile Pascale
Saint Stanislas (+ 1079), Sainte Gemma Galgani (+ 1903)



Commentaire du jour
Bienheureux Guerric d'Igny : « Voici le jour que le Seigneur a fait »

Les lectures du jour

Ex. 14,15-31.15,1.
Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils
d'Israël de se mettre en route !
Toi, lève ton bâton, étends le bras contre la mer, fends-la en deux, et que
les fils d'Israël pénètrent dans la mer à pied sec.
Et moi, je vais endurcir le coeur des Égyptiens : ils pénétreront derrière
eux dans la mer ; je triompherai, pour ma gloire, de Pharaon et de toute
son armée, de ses chars et de ses guerriers.
Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand j'aurai triomphé, pour
ma gloire, de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. »
L'ange de Dieu, qui marchait en avant d'Israël, changea de place et se
porta à l'arrière. La colonne de nuée quitta l'avant-garde et vint se
placer à l'arrière,
entre le camp des Égyptiens et le camp d'Israël. Cette nuée était à la fois
ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne
purent se rencontrer.
Moïse étendit le bras contre la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la
nuit par un fort vent d'est, et il mit la mer à sec. Les eaux se fendirent,

et les fils d'Israël pénétrèrent dans la mer à pied sec, les eaux formant
une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent et pénétrèrent derrière eux - avec tous les
chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers - jusqu'au milieu de la mer.

Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de
feu et de nuée, l'armée des Égyptiens, et il la mit en déroute.
Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les
conduire. Les Égyptiens s'écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c'est le
Seigneur qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras contre la mer : que les eaux
reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras contre la mer. Au point du jour, la mer reprit sa
place ; dans leur fuite, les Égyptiens s'y heurtèrent, et le Seigneur les
précipita au milieu de la mer.
Les eaux refluèrent et recouvrirent toute l'armée de Pharaon, ses chars et
ses guerriers, qui avaient pénétré dans la mer à la poursuite d'Israël. Il
n'en resta pas un seul.
Mais les fils d'Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les
eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l'Égypte, et Israël vit
sur le bord de la mer les cadavres des Égyptiens.
Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre
l'Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et
dans son serviteur Moïse.
Alors Moïse et les fils d'Israël chantèrent ce cantique au Seigneur.


Ex. 15,2-6.10.11.17.
Ma force et mon chant, c'est le Seigneur : il est pour moi le salut. Il est
mon Dieu, je le célèbre ; j'exalte le Dieu de mon père.
Le Seigneur est le guerrier des combats : son nom est « Le Seigneur ».
Les chars du Pharaon et ses armées il les lance dans la mer. L'élite de
leurs chefs a sombré dans la mer Rouge.
L'abîme les recouvre : ils descendent, comme la pierre, au fond des eaux.
Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force, ta droite, Seigneur, écrase
l'ennemi.
Tu as soufflé ton haleine : la mer les a couverts, ils ont coulé comme du
plomb dans les eaux redoutables.
Qui est comme toi, Seigneur, parmi les dieux ? Qui est comme toi,
magnifique en sainteté, terrible en ses exploits, auteur de prodiges ?
Tu les amènes, tu les plantes sur la montagne, ton héritage, le lieu que tu
as fait, Seigneur, pour l'habiter, le sanctuaire, Seigneur, fondé par tes
mains.


Rm 6,3-11.
Ne le savez-vous donc pas : nous tous, qui avons été baptisés en Jésus
Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés.
Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui,
c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le
Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts.
Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à
la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la
sienne.
Nous le savons : l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec
lui pour que cet être de péché soit réduit à l'impuissance, et qu'ainsi
nous ne soyons plus esclaves du péché.
Car celui qui est mort est affranchi du péché.
Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous
vivrons aussi avec lui.
Nous le savons en effet : ressuscité d'entre les morts, le Christ ne meurt
plus ; sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir.
Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ;
lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.
De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour
Dieu en Jésus Christ.


Mc 16,1-8.
Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé
achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au sépulcre
au lever du soleil.
Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre pour dégager
l'entrée du tombeau ? »
Au premier regard, elles s'aperçoivent qu'on a roulé la pierre, qui était
pourtant très grande.
En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme
vêtu de blanc. Elles furent saisies de peur.
Mais il leur dit : « N'ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le
Crucifié ? Il est ressuscité : il n'est pas ici. Voici l'endroit où on
l'avait déposé.
Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre : 'Il vous précède en
Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l'a dit. ' »
Elles sortirent et s'enfuirent du tombeau, parce qu'elles étaient toutes
tremblantes et hors d'elles-mêmes. Elles ne dirent rien à personne, car
elles avaient peur.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Bienheureux Guerric d'Igny (v.1080-1157), abbé cistercien
3ème Sermon pour la Résurrection (trad. SC 202, p.249s rev.)

« Voici le jour que le Seigneur a fait »

      « Voici le jour que le Seigneur a fait. Tressaillons d'allégresse,
réjouissons-nous en lui ! » (Ps 117,24) Frères, attendons le Seigneur en
tressaillant d'allégresse, afin de le voir et de nous réjouir de sa
lumière. Abraham a exulté à la seule pensée de voir le jour du Christ,  et
il a mérité ainsi de le voir et de s'en réjouir (Jn 8,56). Toi aussi, il te
faut veiller chaque jour aux portes de la Sagesse (Pr 8,34)..., avec Marie
Madeleine monter la garde à la porte au tombeau du Christ. Alors, j'en suis
sûr, tu éprouveras avec elle combien est vrai ce qu'on lit dans l'Écriture
au sujet de la Sagesse en personne, qui est le Christ : « Ceux qui l'aiment
la contemplent sans peine, car elle se laisse découvrir par ceux qui la
cherchent » (Sg 6,12)...

      Lui-même en a fait la promesse : « J'aime ceux qui m'aiment, et ceux
qui demeurent vigilants pour me chercher me trouveront » (Pr 8,17). C'est
ainsi que Marie a trouvé Jésus dans la chair, elle qui veillait en venant
au tombeau alors qu'il faisait encore sombre. Toi, il est vrai, tu ne dois
plus le connaître selon la chair (2Co 5,16) mais selon l'esprit. Mais tu le
trouveras spirituellement si tu cherches avec un désir semblable à celui de
Marie... : « Mon âme t'a désiré pendant la nuit ; au plus profond de moi,
mon esprit te cherche » (Is 26,9). Dis avec le psalmiste : « Dieu, mon
Dieu, je te cherche dès l'aurore ; mon âme a soif de toi » (62,2)...

      Veillez donc, frères, et priez intensément !... Veillez d'autant
mieux que pointe déjà l'aurore du jour sans déclin... Oui, « voici pour
nous l'heure de sortir du sommeil, car la nuit est déjà avancée, le jour
est proche » (Rm 13,11-12). Veillez donc, pour que la Lumière du matin, le
Christ, se lève sur vous, lui dont « le lever est prêt comme celui de
l'aurore » (Os 6,3), car il est prêt à renouveler souvent le mystère de sa
résurrection matinale en faveur de ceux qui veillent pour lui. Alors, le
coeur jubilant, tu pourras chanter : « Le Seigneur Dieu nous a illuminés.
Voici le jour que le Seigneur a fait, réjouissons-nous en lui ! »   




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