Evangile au Quotidien
mercredi 08 avril 2009
Le mercredi saint
Mercredi Saint
Sainte Constance (+ 1300), Saint Perpet (+ 494), Sainte Julie Billard (1751-1816)
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer »
Les lectures du jour
Is 50,4-9.
Dieu mon Seigneur m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire,
pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus. La
Parole me réveille chaque matin, chaque matin elle me réveille pour que
j'écoute comme celui qui se laisse instruire.
Le Seigneur Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui
m'arrachaient la barbe. Je n'ai pas protégé mon visage des outrages et des
crachats.
Le Seigneur Dieu vient à mon secours ; c'est pourquoi je ne suis pas
atteint par les outrages, c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme
pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, celui qui me justifie. Quelqu'un veut-il plaider contre moi
? Comparaissons ensemble. Quelqu'un a-t-il une accusation à porter contre
moi ? Qu'il s'avance !
Voici le Seigneur Dieu qui vient prendre ma défense : qui donc me
condamnera ?
Ps 69(68),8-10.21-22.31.33-34.
C'est pour toi que j'endure l'insulte, que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères, un inconnu pour les fils de ma mère.
L'amour de ta maison m'a perdu ; on t'insulte, et l'insulte retombe sur
moi.
L'insulte m'a broyé le coeur, le mal est incurable ; j'espérais un secours,
mais en vain, des consolateurs, je n'en ai pas trouvé.
A mon pain, ils ont mêlé du poison ; quand j'avais soif, ils m'ont donné du
vinaigre.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique, je vais le magnifier, lui
rendre grâce.
Les pauvres l'ont vu, ils sont en fête : « Vie et joie, à vous qui cherchez
Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles, il n'oublie pas les siens emprisonnés.
Mt 26,14-25.
Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des
prêtres
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui
proposèrent trente pièces d'argent.
Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent
dire à Jésus : « Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas
pascal ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : 'Le Maître te
fait dire : Mon temps est proche ; c'est chez toi que je veux célébrer la
Pâque avec mes disciples. ' »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la
Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il leur déclara : « Amen, je vous le dis : l'un de vous
va me livrer. »
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre :
« Serait-ce moi, Seigneur ? »
Il leur répondit : « Celui qui vient de se servir en même temps que moi,
celui-là va me livrer.
Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet ; mais
malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Il vaudrait mieux
que cet homme-là ne soit pas né ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? »
Jésus lui répond : « C'est toi qui l'as dit ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Commentaire du jour
Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
Jesus, the Word to Be Spoken (trad. Jésus, celui qu'on invoque, Nouvelle Cité 1988, ch. 8)
« Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer »
Voyez de quelle compassion le Christ a fait preuve à l'égard de
Judas, l'homme qui a reçu tant d'amour et pourtant a trahi son propre
Maître, ce Maître qui a gardé un silence sacré sans le trahir auprès de ses
compagnons. Jésus, en effet, aurait pu facilement parler ouvertement et
dire aux autres les intentions cachées de Judas et ses agissements ; mais
non. Il a préféré faire preuve de miséricorde et de charité ; au lieu de le
condamner, il l'a appelé ami (Mt 26,50). Si seulement Judas avait regardé
Jésus dans les yeux comme Pierre l'a fait (Lc 22,61), Judas aurait été
l'ami de la miséricorde de Dieu. Jésus a toujours éprouvé de la
miséricorde.
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