01 avril 2009

Evangile au Quotidien

mercredi 01 avril 2009
Le mercredi de la 5e semaine de Carême

Saint Hugues (1053-1132), Saint Valéry (+ 619)



Commentaire du jour
Origène : « Si vous demeurez fidèles à ma parole..., la vérité vous rendra libres »

Les lectures du jour

Dn 3,14-20.91-92.95.
Le roi Nabucodonosor leur parla ainsi dans sa colère : « Est-il vrai,
Sidrac, Misac et Abdénago, que vous refusez de servir mes dieux et d'adorer
la statue d'or que j'ai fait ériger ?
Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner pour adorer la statue que
j'ai dressée, quand vous entendrez le cor, la flûte, la cithare, la harpe,
la lyre, la cornemuse et tous les autres instruments de musique ? Si vous
n'adorez pas cette statue, vous serez immédiatement jetés dans la fournaise
; et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »
Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor : « Ce n'est pas à
nous de te répondre.
Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer, il nous délivrera de
la fournaise et de ta main, ô roi.
Et même s'il ne le fait pas, sois-en bien sûr, ô roi : nous ne servirons
pas tes dieux, nous n'adorerons pas la statue d'or que tu as dressée. »
Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur contre Sidrac, Misac et Abdénago,
et son visage s'altéra. Il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus
qu'à l'ordinaire.
Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats de ligoter Sidrac, Misac
et Abdénago et de les jeter dans la fournaise.
Le roi Nabucodonosor les entendit chanter. Stupéfait, il se leva
précipitamment et dit à ses conseillers : « Nous avons bien jeté trois
hommes, ligotés, au milieu du feu ? » Ils répondirent : « Assurément, ô
roi. »
Il reprit : « Eh bien moi, je vois quatre hommes qui se promènent librement
au milieu du feu, ils sont parfaitement indemnes, et le quatrième ressemble
à un être divin. »
Et il s'écria : « Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, qui a
envoyé son ange et délivré ses serviteurs ! Ils ont mis leur confiance en
lui, et ils ont désobéi à l'ordre du roi, ils ont livré leur corps plutôt
que de servir et d'adorer un autre dieu que leur Dieu. »


Dn 3,52.53.54.55.56.
Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, A toi, louange et gloire
éternellement ! Béni soit ton nom de gloire et de sainteté, A toi, louange
et gloire éternellement !
Béni sois-tu au temple saint de ta gloire, A toi, louange et gloire
éternellement !
Béni sois-tu sur le trône de ton règne, A toi, louange et gloire
éternellement !
Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes, A toi, louange et gloire
éternellement ! Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim, A toi, louange et
gloire éternellement !
Béni sois-tu dans le ciel, au firmament, A toi, louange et gloire
éternellement !


Jn 8,31-42.
Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui :
« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ;
alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous
n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : 'Vous
deviendrez libres' ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet
le péché est esclave du péché.
L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y
demeure pour toujours.
Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres.
Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous
cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous.
Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi
ce que vous avez entendu chez votre père. »
Ils lui répliquèrent : « Notre père, c'est Abraham. » Jésus leur dit : « Si
vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham.
Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité
que j'ai entendue de Dieu. Abraham n'a pas agi ainsi.
Mais vous, vous agissez comme votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne
sommes pas des enfants illégitimes ! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est
Dieu. »
Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi,
c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de
moi-même ; c'est lui qui m'a envoyé.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Origène (vers 185-253), prêtre et théologien
Homélies sur l'Exode, n° 12, 4 (trad. Fortier / En Calcat ; cf SC 321, p. 369)

« Si vous demeurez fidèles à ma parole..., la vérité vous rendra libres »

      « Le Seigneur, c'est l'Esprit, et là où l'Esprit du Seigneur est
présent, là est la liberté » (2Co 3,17)... Comment pourrons-nous trouver
cette liberté, nous qui sommes les esclaves du monde, les esclaves de
l'argent, les esclaves des désirs de la chair ? Certes, je m'efforce de me
corriger, je me juge moi-même, je condamne mes fautes. Que mes auditeurs
examinent de leur côté ce qu'ils pensent de leur propre coeur. Mais, je le
dis en passant, tant que je suis lié par l'une de ces attaches, je ne suis
pas converti au Seigneur, je n'ai pas atteint la vraie liberté, puisque de
telles affaires, de tels soucis sont encore capables de me retenir...

      Il est écrit, nous le savons : « Chacun est esclave de ce qui le
domine » (2P 2,19). Même si je ne suis pas dominé par l'amour de l'argent,
même si je ne suis pas lié par le souci des biens et des richesses, je suis
cependant avide de louange et désireux de gloire humaine, quand je tiens
compte du visage que me montrent les hommes et des paroles qu'ils disent de
moi, quand je me soucie de savoir ce qu'un tel pense de moi, comment tel
autre m'estime, quand je crains de déplaire à l'un et désire plaire à
l'autre. Tant que j'ai ces préoccupations, je suis leur esclave. Mais je
voudrais faire effort pour me libérer, tâcher de me dégager du joug de cet
esclavage honteux et de parvenir à cette liberté dont nous parle l'apôtre
Paul : « Vous avez été appelés à la liberté ; ne vous rendez pas esclaves
des hommes » (Ga 5,13;1Co 7,23). Mais qui me procurera cette liberté ? Qui
me délivrera de cet esclavage honteux, sinon celui qui a dit : « Si c'est
le Fils qui vous rend libres, alors vous serez vraiment libres »... Servons
donc fidèlement, « aimons de tout notre coeur, de toute notre âme, de
toutes nos forces le Seigneur notre Dieu » (Mc 12,30) pour mériter de
recevoir du Christ Jésus notre Seigneur le don de la liberté.




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