23 mars 2009

Evangile au Quotidien

lundi 23 mars 2009
Le lundi de la 4e semaine de Carême

Bse Marie Karlowska (+ 1935), Sts Victorien et Frumence, martyrs (+ 484)



Commentaire du jour
Grégoire de Narek : « Vous ne pourrez donc croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? »

Les lectures du jour

Is 65,17-21.
Oui, je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se
rappellera plus le passé, il ne reviendra plus à l'esprit.
Exultez sans fin, réjouissez-vous de ce que je vais créer. Car je crée une
Jérusalem de joie, un peuple d'allégresse.
Je trouverai mon allégresse en Jérusalem, ma joie en mon peuple. On n'y
entendra plus de cris ni de pleurs.
On n'y verra plus de nouveau-né emporté en quelques jours, ni d'homme qui
ne parvienne pas au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra
centenaire, mourir avant cent ans sera une malédiction.
On bâtira des maisons et on y restera, on plantera des vignes et on pourra
en manger les fruits.


Ps 30(29),2-6.9.12.13.
Je t'exalte, Seigneur : tu m'as relevé, tu m'épargnes les rires de
l'ennemi.
Quand j'ai crié vers toi, Seigneur, mon Dieu, tu m'as guéri ;
Seigneur, tu m'as fait remonter de l'abîme et revivre quand je descendais à
la fosse.
Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, rendez grâce en rappelant son nom
très saint.
Sa colère ne dure qu'un instant, sa bonté, toute la vie ; avec le soir,
viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.
Et j'ai crié vers toi, Seigneur, j'ai supplié mon Dieu :
Tu as changé mon deuil en une danse, mes habits funèbres en parure de joie.

Que mon coeur ne se taise pas, qu'il soit en fête pour toi, et que sans
fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !


Jn 4,43-54.
Jésus, après ces deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée.
(Lui-même avait attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre
pays. )
Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils
avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la
Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin.
Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à
Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ;
il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était
mourant.
Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des
signes et des prodiges ? »
Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant
ne meure ! »
Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L'homme crut à la parole
que Jésus lui avait dite et il partit.
Pendant qu'il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui
dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dirent : «
C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté. »
Le père se rendit compte que c'était justement l'heure où Jésus lui avait
dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa
maison.
Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en
Galilée.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris



Commentaire du jour

Grégoire de Narek (vers 944-vers 1010), moine et poète arménien
Le Livre de prières, 12,1 (trad. SC 78, p.102 rev.)

« Vous ne pourrez donc croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? »

« Celui qui invoquera le Nom du Seigneur,
celui-là sera sauvé » (Jl 3,5 ; Rm 10,13).
Quant à moi non seulement je l'invoque
mais avant tout je crois à sa grandeur.

Ce n'est pas pour ses présents
que je persévère dans mes supplications,
mais parce qu'il est la Vie véritable
et qu'en lui je respire ;
sans lui il n'y a ni mouvement ni progrès.

Ce n'est pas tant par les liens de l'espérance
que par les liens de l'amour que je suis attiré.
Ce n'est pas des dons,
mais du Donateur dont j'ai toujours la nostalgie.
Ce n'est pas à la gloire que j'aspire,
mais c'est le Seigneur glorifié que je veux embrasser.
Ce n'est pas la soif de la vie qui toujours je me consume,
mais le souvenir de celui qui donne la vie.

Ce n'est pas après le désir du bonheur que je soupire,
que du plus profond de mon coeur j'éclate en sanglots,
mais c'est par désir de celui qui le prépare.
Ce n'est pas le repos que je cherche,
mais c'est le visage de celui qui apaisera mon coeur suppliant.
Ce n'est pas pour le festin nuptial que je languis,
mais c'est du désir de l'Époux.

Dans l'attente certaine de sa puissance
malgré le fardeau de mes péchés,
je crois avec une espérance inébranlable
et en me confiant dans la main du Tout Puissant,
que non seulement j'obtiendrai le pardon
mais que je le verrai lui en personne,
grâce à sa miséricorde et à sa pitié
et, bien que je mérite parfaitement d'être proscrit,
que j'hériterai du ciel. 




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